livre sonietchka
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 14/04/98
LES NOTES :

à partir de
4,80 €

SYNOPSIS :

Depuis toujours, sonia puise son bonheur dans la lecture et la solitude. C'est dans une bibliothèque que, à sa grande surprise, robert, un peintre plus âgé qu'elle, qui a beaucoup voyagé en europe et connu les camps, la demande en mariage. avec robert et, bientôt leur fille tania, sonia n'est plus seule, elle lit moins, mais malgré les difficultés matérielles de l'après-guerre, elle cultive toujours le même bonheur limpide, très légèrement distant et ironique.
des années plus tard, tania introduit à la maison son amie polonaise jasia, fille de déportés, mythomane, fantasque, aussi jolie que tania est laide, et goûtant, comme elle, aux jeux amoureux. Jasia devient la maîtresse de robert. malgré son chagrin, sonia est toujours heureuse. robert meurt. tania et jasia s'en vont à leur tour, sonia se retrouve seule, elle se remet à lire. elle irradie toujours du même bonheur résolument paisible et mystérieux.
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/!\ quatrième de couverture à éviter.Sonia est une grande lectrice depuis son plus jeune âge. Célibataire et bibliothécaire, elle rencontre un homme plus âgé qu'elle, ils vont se marier... L'histoire de ce court roman est celle de Sonia et de sa vie amoureuse. Elle est racontée sobrement, presque pudiquement mais sans non-dits. L'auteur présente ses personnages et leurs actes sans jugements négatifs, ce qui suscite chez le lecteur une certaine empathie à leur égard. J'ai apprécié ce livre mais sa découverte m'a certainement été gâchée par la lecture préalable de la quatrième de couverture qui révèle l'intégralité de l'histoire. Quel dommage ! Apikrus

Apikrus
06/06/13
 

Un portrait de femmes, un portrait d’époque, qui n’a rien d’une saga. Un très court roman, presque une nouvelle, une centaine de pages, une lecture bien plus dense et subtile que celle si réductrice qu’annonce cette quatrième de couverture. A travers l’existence de Sonietchka – ainsi que celle de sa fille Tania - saisie à la fois dans le quotidien et la durée, dans sa pleinitude, c’est le tableau de la Russie de Staline, la Seconde Guerre Mondiale, le régime soviétique, la difficulté à vivre, la dimension que donne l’art à la vie, la difficulté et la liberté de l’exprimer par l’art. Quand vivre devient un art. Ou devrais-je écrire, l’art de vivre ?Sonietchka est lectrice, femme à la fois détachée et transparente, une figure aussi pâle que lumineuse.Il ne s’agit pas d’une vie par procuration mais de cette autre dimension. A travers elle, se glissent, glissent, les années de communisme, les destins en une peinture éloquente teintée de dérision.Le mari de Sonietchka est un apikoïre, un libre-penseur, peintre, voyageur, réprouvé par le pouvoir. De vingt ans son aîné, il revient de cinq ans d’emprisonnement. Il reprendra peu à peu goût à la vie et le pinceau malgré les prisons qui l’entourent.Ce sera le personnage témoin de la société soviétique, un survivant du monde d’avant, comme sa fille, double reflet, libre et excessive - » génération déchue grandie dans le dénuement. « - sera celui du monde à venir, comme son amie Jasia sera celui du monde présent.Ce roman n’est pas celui de la résignation ou de l’amertume, plutôt un consentement, un contentement. Il est le roman de la vérité, d’une profondeur insoupçonnée, celle de Sonietchka, celles des vérités historiques, sociales et intimes entre les lignes. Il est vivant ce roman aux phrases incisives et ciselées, fondamentalement humain.Elle n’est pas émouvante cette femme, elle est belle, à l’image de ce récit, une émotion fine.

Marilire
30/10/12
 

Sonietchka est une jeune femme au physique disgracieux. La lecture est sa grande passion, elle lui permet d'embellir une vie assez fade. Elle travaille dans une bibliothèque lorsqu'un jour un homme se présente, à la recherche de romans français.L'univers est plutôt sombre dans ce roman, Sonietchka travaille dans un sous-sol, elle n'en souffre pas puisqu'elle préfère la compagnie des livres à celle d'autrui. Deux semaines plus tard, elle va épouser cet homme. Ils auront une fille Tania, personnage solaire qui fera entrer dans la vie de ses parents Jasia, son amie. L'intrigue va s'intensifier grâce à ces deux personnages.En tournant les pages, j'espèrais une Sonietchka passionnée par ses lectures. La littérature pouvait être l'instrument nécessaire pour fuir l'ennui. Ludmila Oulitskaïa met en scène un personnage assez mièvre, presque absente. Elle n'est ni heureuse, ni malheureuse. Des drames se tissent et l'intérêt de cette narration réside probablement dans le caractère immuable de Sonietchka à s'adonner à la lecture ,imperturbable. Elle est indubitablement la digne représentante de l'héroïne russe malmenée par la pauvreté, l'âpreté d'une vie consacrée au labeur et l'injustice.Prix Médicis étranger en 1996. Edité chez Folio.

Mirontaine
07/03/12
 

Sonia-Sonietchka-est passionnée de littérature, surtout de littérature russe: "ce goût pour la lecture, qui prenait une forme bénigne d'aliénation mentale, la poursuivait jusque dans son sommeil: même ses rêves, on peut dire qu'elle les lisait." Cependant, Sonietchka n'est pas la Emma Bovary russe. Les livres sont certes pour elle un moyen d'évasion, mais sont surtout une source de bonheur et de joie. Un jour, contre toute attente, un homme, Robert, la demande en mariage. Certes, il n'a pas les mêmes opinions qu'elle concernant les auteurs russes, mais qu'importe! Malgré les vicissitudes de la vie, les déménagements, Sonietchka reste heureuse entre un époux aimant et une petite fille un peu rebelle. Son rôle de mère au foyer lui donne moins de temps pour ouvrir et apprécier les livres, mais chaque jour passant, elle goûte à un autre bonheur: les siens. Et même lorsque sa fille emmène son amie Jasia au sein du foyer familial, permettant à Robert ,sans le savoir ,de vivre "une dernière fois", Sonietchka n'arrive pas à être malheureuse. Récit de la vie d'une femme simple, ce roman est un écrin de douceur. Les personnages ne sont pas violents et trouvent leur joie: l'un peint, et l'autre lit. La littérature apparaît comme un monde mystérieux, puissant et paisible. Le geste de prendre un livre dans la bibliothèque devient le geste qui sauve du désespoir...Ainsi, lire devient l'antidépresseur naturel, et chez Sonietchka, le remède à la solitude. vivi

vivicroqueusedelivres
14/02/12
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.08 kg