livre sonietchka
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 14/04/98
LES NOTES :

à partir de
4,80 €

SYNOPSIS :

Depuis toujours, sonia puise son bonheur dans la lecture et la solitude. C'est dans une bibliothèque que, à sa grande surprise, robert, un peintre plus âgé qu'elle, qui a beaucoup voyagé en europe et connu les camps, la demande en mariage. avec robert et, bientôt leur fille tania, sonia n'est plus seule, elle lit moins, mais malgré les difficultés matérielles de l'après-guerre, elle cultive toujours le même bonheur limpide, très légèrement distant et ironique.
des années plus tard, tania introduit à la maison son amie polonaise jasia, fille de déportés, mythomane, fantasque, aussi jolie que tania est laide, et goûtant, comme elle, aux jeux amoureux. Jasia devient la maîtresse de robert. malgré son chagrin, sonia est toujours heureuse. robert meurt. tania et jasia s'en vont à leur tour, sonia se retrouve seule, elle se remet à lire. elle irradie toujours du même bonheur résolument paisible et mystérieux.
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Sonia est une grande lectrice depuis son plus jeune âge. Célibataire et bibliothécaire, elle rencontre un homme plus âgé qu'elle, ils vont se marier... L'histoire de ce court roman est celle de Sonia et de sa vie amoureuse. Elle est racontée sobrement, presque pudiquement mais sans non-dits. L'auteur présente ses personnages et leurs actes sans jugements négatifs, ce qui suscite chez le lecteur une certaine empathie à leur égard. J'ai apprécié ce livre mais sa découverte m'a certainement été gâchée par la lecture préalable de la quatrième de couverture qui révèle l'intégralité de l'histoire. Quel dommage ! Apikrus

Apikrus
01/02/16
 

Un portrait de femmes, un portrait d’époque, qui n’a rien d’une saga. Un très court roman, presque une nouvelle, une centaine de pages, une lecture bien plus dense et subtile que celle si réductrice qu’annonce cette quatrième de couverture. A travers l’existence de Sonietchka – ainsi que celle de sa fille Tania - saisie à la fois dans le quotidien et la durée, dans sa pleinitude, c’est le tableau de la Russie de Staline, la Seconde Guerre Mondiale, le régime soviétique, la difficulté à vivre, la dimension que donne l’art à la vie, la difficulté et la liberté de l’exprimer par l’art. Quand vivre devient un art. Ou devrais-je écrire, l’art de vivre ?Sonietchka est lectrice, femme à la fois détachée et transparente, une figure aussi pâle que lumineuse.Il ne s’agit pas d’une vie par procuration mais de cette autre dimension. A travers elle, se glissent, glissent, les années de communisme, les destins en une peinture éloquente teintée de dérision.Le mari de Sonietchka est un apikoïre, un libre-penseur, peintre, voyageur, réprouvé par le pouvoir. De vingt ans son aîné, il revient de cinq ans d’emprisonnement. Il reprendra peu à peu goût à la vie et le pinceau malgré les prisons qui l’entourent.Ce sera le personnage témoin de la société soviétique, un survivant du monde d’avant, comme sa fille, double reflet, libre et excessive - » génération déchue grandie dans le dénuement. « - sera celui du monde à venir, comme son amie Jasia sera celui du monde présent.Ce roman n’est pas celui de la résignation ou de l’amertume, plutôt un consentement, un contentement. Il est le roman de la vérité, d’une profondeur insoupçonnée, celle de Sonietchka, celles des vérités historiques, sociales et intimes entre les lignes. Il est vivant ce roman aux phrases incisives et ciselées, fondamentalement humain.Elle n’est pas émouvante cette femme, elle est belle, à l’image de ce récit, une émotion fine.

Marilire
30/10/12
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.08 kg