Splendid's

GENET, JEAN

livre splendid's
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 01/01/98
LES NOTES :

à partir de
13,95 €
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Splendid's est une pièce en 2 actes que Jean Genet avait, de son vivant, refusé de voir mise au scène. Depuis elle le fut. Et c'est donc orphelins de son géniteur que nous devons, seuls, tenter de comprendre l'articulation de ce drame. Ce n'est pas pas une pièce évidente à l'image de son auteur, à l'image de la comédie humaine rythmée par un perpétuel changement de costumes: Tragédie – comédie. La vie se travestit continuellement . Huis clos dans un hôtel de luxe. Prise d' otage au 7 e étage par 7 malfrats , ...7 e ciel ? Puisque Genet est le maître de cette cérémonie il ne peut s'agir que d'un enfer. Mais chez Genet la perversion est toujours signifiante.La prise de l'otage, jeune femme américaine, tourne mal: première mort. La femme est morte. Les malfrats restent bloqués dans l'hôtel pris d'assaut par les forces de police. Un des gangsters meurt, frère d'un des membres de la bande: 2e mort. Un homme, un frère, meurt. Un policier, dissident de l'ordre, les rejoint et fait cause commune avec eux. Il aime leur « pureté », celle de ne vouloir rien concéder. 3e mort, l'identité du policier. Il réalisera plus tard que ce qu'il aimait était une chimère. Autre mort: le rêve, l'idéal .A deux heures de l'assaut final, alors que les hommes savent qu'ils ne peuvent plus échapper à la mort, ils renient ce qu'ils sont, les rôles qu'ils avaient endossés, leur identité.Le jeu pervers du jeu de rôles est déjà évoqué dans « Les Bonnes », mais dans Splendid's, Genet va plus loin. Le chef est désavouée. L'autorité vient de tomber. Les hommes se mettent à parler, eux qui ne se touchent pas selon les règles de la bande vont se toucher en leur intimité, en leur identité. Faire revivre la femme, en se travestissant, afin de gagner une heure, une heure avant la fin. Devenir ce que l'on a toujours été ou jouer un rôle pour sauver sa peau? Le propos de l'homosexualité est toujours posé chez Genet. Femme en homme, homme en femme. Il n' y a pas de « cité perdue » chez Genet. Il y a simplement l' homme en totalité, qui ne recherche pas son binôme « manquant », n'est orphelin d'aucune part de lui même. Il est en sa totale identité. Face toujours à lui même. Face à son propre rôle. Rien de nouveau au 7e ciel... Les anges et les fantômes n'y survivent pas. Mais l'intérêt de cette pièce repose davantage sur la dualité entre Vie et Mort. Où se situe la vérité des êtres ? Dans leur vie ou dans leur mort ? Jusqu'au pouvons nous être tel que nous nous définissons ?Quel est l'instant durant lequel nous cessons d'être ce que voulons être et devenons ce que nous sommes vraiment? Où se situe la lâcheté, s'avouer ou se renier? C'est effectivement entre le ciel et l'enfer que la bande de la Rafale tangue et valse au bord de cette limite de vérité qui ne peut se jouer qu'entre Être et ne pas ou ne plus Être, entre la vie et la mort. La vérité a t elle également un rôle à jouer? Un jeu sanglant. Un bal troublant. Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
12/06/12
 

Format

  • Hauteur : 19.00 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.14 kg

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