Substance mort

DICK, PHILIP K.

livre substance mort
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 11/10/00
LES NOTES :

à partir de
8,20 €

SYNOPSIS :

Jerry Fabin est drogué, il croit que son corps est recouvert de parasites. Il imagine qu'il vit en enfer. Jim Barris, petit génie de la chimie, est capable de produire un gramme de cocaïne pour moins d'un dollar. Fred travaille pour la brigade des stups, le corps dissimulé sous un « complet brouillé » jusqu'au
jour où il comprend qu'il est son propre suspect. Ces trois-lâ et bien d'autres freaks vivent dans un monde où règne la Substance Mort, une drogue qui détruit l'identité. Si vous continuez à croire (en ce monde) qu'Ubik est le chef-d'oeuvre de Philip K. Dick, c'est que vous n'avez pas lu Substance Mort.
3 personnes en parlent

E ne sais pas ce qui n'a pas été avec ce roman. Est ce parce que j'avais déjà vu le film donc il n'y avait pas de nouveauté ? Est ce parce que c'est un thème qui me paraît en inadéquation avec ce que j'avais pu lire de Dick ? On suit Fred dans une sorte de schizophrénie crée par la consommation de la Substance M. on suit Fred dans de nombreux délires de toxico . On ne sait plus si c'est la réalité ou un trip. Mais ça peut encore aller. Ça s 'est gâté lorsque Fred visionne les bandes de surveillance de Bob sans se rendre compte qu'il ne forme qu'une seule personne avec Bob, quant à l'explication des causes du problème cérébral de Fred, ça m'est passé complètement au-dessus.La fin est cynique et retranscrit bien le sentiment de paranoïa qu'il peut y avoir dans l’œuvre de Dick.C'est peut-être une œuvre trop personnelle et je n'ai pas été sensible à ce que Dick voulait exprimer.

Chiwi
17/08/12
 

En Résumé : Un roman de Philip K. Dick un peu moins SF mais peut être plus intimiste et poignant d'une certaine façon. On se laisse entrainer dans cette plongée en enfer dans l'univers de la drogue des différents protagonistes à travers trips, paranoïa ou encore hallucination. L'intrigue passe un peu au second plan mais reste vraiment intéressante et efficace jusqu'à cette conclusion prenante et surprenante. Les personnages, loin d'être des héros, qui se révèlent attachants, réalistes et surtout humains. La plume de l'auteur est entrainante, mais je l'ai trouvé par moment trop simple et parfois trop descriptive, mais rien de bien dérangeant. Un livre qu'on aime ou qu'on déteste, moi j'ai passé un très bon moment de lecture avec ce livre.

BlackWolf
02/08/12
 

Un titre pas très gai, une couverture qui fait peur, de quoi mettre le lecteur dans l’ambiance et le préparer psychologiquement à la lecture de ce roman dur, complexe et éprouvant.Il ne faut pas lire Substance Mort si vous êtes sujet à la déprime ni si vous avez envie de vous détendre ni si vous avez besoin d’une lecture légère et divertissante car Substance Mort n’est rien de tout ça. Substance Mort est une plongée dans le milieu de la drogue vu du côté des drogués et en même temps un bouleversant hommage à tous ceux qui se sont retrouvés prisonniers du cercle infernal de la toxicomanie.On suit Bob Arctor et ses amis, tous appartenant au milieu des « freaks » donc de ceux qui dealent et se droguent, évoluant dans leur monde de paranos angoissés dont les principaux soucis sont de se procurer leur prochaine dose et de ne pas se faire repérer par la police.Malheureusement pour eux, repérés, ils le sont. L’agent des stups Fred est chargé de leur surveillance. Seulement, voilà, Fred n’est autre que Bob Arctor lui-même dont la véritable identité se trouve dissimulée derrière le « complet brouillé », incroyable invention qui permet à celui qui le porte de faire varier son aspect physique et même sa voix de façon à ce qu’il soit complètement inidentifiable.Immergé dans une situation qui le contraint à se surveiller lui-même et victime des effets de la Substance Mort, Bob perd peu à peu toute notion d’identité. Les dégâts sur son cerveau évoluent peu à peu au fil du roman lui faisant complètement perdre toute conscience de la réalité.Les dialogues entre les différents personnages, absurdes au possible, et certaines scènes totalement loufoques décrivant les trips des personnages renforcent cette impression de totale déconnexion entre les « freaks » et le monde réel. Le lecteur est plongé dans cet autre monde et découvre avec effroi qu’il n’y a malheureusement aucune sortie de secours. Le lecteur aussi se retrouve pris au piège de l’incroyable filet tissé magistralement par Philip K.Dick jusqu’à ce que ce dernier le mette KO avec une fin qui l’achève et l’écoeure.Je dois reconnaître que Dick est vraiment un as pour les fins « choc » étonnantes et troublantes.Bouleversante est aussi cette note rédigée par l’auteur en fin de volume dans laquelle il explique avoir lui-même connu l’enfer de la drogue et avoir perdu ainsi nombre d’amis auxquels il rend hommage à travers ses personnages.Ce roman est classé en science-fiction mais seuls quelques éléments se rapportent au genre (comme le « complet brouillé ») car pour le reste, c’est inspiré du vécu et du réel.Plus qu’une simple œuvre de fiction, ce roman est un témoignage et un avertissement à tous ceux qui seraient tentés de vouloir continuer à jouer comme des enfants plutôt que de se confronter à la réalité d’une vie de labeur. « Ce roman ne propose aucune morale ; il n’est pas bourgeois ; il ne prétend pas que ses héros ont eu tort de jouer au lieu de travailler dur, il se contente d’énumérer les conséquences. »Et quelles conséquences !J’ai également retrouvé dans ce roman, tout comme dans Ubik, une critique de la société de consommation et une réflexion sur ce qu’est l’identité. Le seul point que je reproche à Dick, c’est cette image de la femme plutôt dégradante réduite à un robot ménager et une poupée gonflable. Je l’avais déjà remarqué dans Ubik. Le passage où Bob explique que c’est le rôle des femmes d’entretenir une maison pour excuser que la sienne soit dans un état déplorable m’a un peu agacée. Enfin bon, on va mettre ça sur le compte de la mentalité de l’époque et notamment celle du mouvement hippie dont on retrouve de nombreux éléments ici et en particulier celui que dénonce principalement Dick dans ce livre : la consommation de psychotropes .Substance Mort est donc un roman fort et dur, qui marque les esprits et fait réfléchir. J’en conseille vivement la lecture.

Aaliz
12/02/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.21 kg