Suite francaise

NEMIROVSKY, IRENE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 16/03/06
LES NOTES :

à partir de
9,80 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Écrit dans le feu de l'Histoire, Suite française dépeint presque en direct l'exode de juin 1940, qui brassa dans un désordre tragique des familles françaises de toute sorte, des plus huppées aux plus modestes. Avec bonheur, Irène Némirovsky traque les innombrables petites làchetés et les fragiles élans de solidarité d'une population en déroute. Cocottes larguées par leur amant, grands bourgeois dégoûtés par la populace, blessés abandonnés dans des fermes engorgent les routes de France bombardées au hasard... Peu à peu l'ennemi prend
possession d'un pays inerte et apeuré. Comme tant d'autres, le village de Bussy est alors contraint d'accueillir des troupes allemandes. Exacerbées par la présence de l'occupant, les tensions sociales et les frustrations des habitants se réveillent... Roman bouleversant, intimiste, implacable, dévoilant avec une extraordinaire lucidité l'âme de chaque Français pendant l'Occupation, enrichi de notes et de la correspondance d'Irène Némirovsky, Suite française ressuscite d'une plume brillante et intuitive un pan à vif de notre mémoire.
4 personnes en parlent

Après avoir expérimenté les sites gratuits de classiques tombés dans le domaine public, j’ai tenté cette fois la lecture audio d’un livre plus récent, via « le livre qui parle » une « librairie sonore » sur internet, qui m’a proposé de découvrir un de leurs titres après avoir lu mon billet consacré à la lecture audio. Dans leur catalogue, j’ai choisi en téléchargement « Suite française », que je souhaitais lire depuis un bon moment. Le site propose également la vente de CD. J’ai beaucoup aimé l’interprétation de la comédienne et je dois dire que qualité du son est irréprochable. Ce n'est pas toujours le cas des sites gratuits (ce que l'on peut tout à fait comprendre). Je connaissais un peu la vie d’Irène Némirovsky mais pas les conditions dans lesquelles ce livre avait été écrit, pendant la guerre, avant sa déportation à Auschwitz. L’auteure était juive. Le manuscrit a été miraculeusement sauvé après sa déportation et publié à titre posthume en seulement en 2004 grâce à une de ses filles. Il a obtenu le Prix Renaudot cette même année. La connaissance de ce contexte donne une dimension supplémentaire à cette œuvre, très émouvante et remarquablement écrite. Deux parties forment « Suite française » mais Irène Nemirovsky, envoyée à la mort en pleine création, en avait prévu trois autres. L’œuvre finale aurait été une sorte de « Guerre et Paix ». Les deux textes (200 pages environ chacun) peuvent se lire indépendamment. L’un de l’autre et se suffisent à eux-mêmes mais on ne peut que déplorer l’absence parties manquantes. L’œuvre aurait été magistrale. Dans « Tempête en juin », l’auteure raconte l’exode de juin 40. Nous suivons tour à tour différents personnages, de conditions et de caractères différents. Les défauts et qualités des uns et des autres se trouvent exacerbés durant l’épreuve. Chaque chapitre constitue une sorte de tableau. Et tous ces tableaux mis bout à bout constituent une fresque effrayante et superbe à la fois. L’âme humaine est mise en lumière sans concession. Dans « Dolce » sommes maintenant en 41. C’est le temps de l’occupation. Pour illustrer cette période trouble et dérangeante, Irène Némirovsky choisit cette fois de nous conduire dans un village occupé par les allemands et plus particulièrement chez les dames Angelier qui hébergent contre leur gré un officier allemand. Lucile et sa belle-mère cohabitent difficilement. Mal mariée, Lucile supporte sans tristesse l’absence de son mari, prisonnier de guerre. L’officier allemand, cultivé et sympathique, finit par charmer Lucile sans toutefois celle-ci ne perde de vue qu’il est l’ennemi. Comme dans « tempête en juin » les caractères des uns et des autres sont décrits minutieusement. Les officiers allemands ne sont pas diabolisés. Ni pire ni meilleurs que leurs homologues français, ils sont présentés comme des victimes de la guerre, eux aussi… Quand on sait que le texte a été écrit « en direct », l’analyse et le recul d’Irène Némirovsky par rapport aux évènements sont très surprenants. Cette « suite française », passionnante par son contenu, l’est plus encore par son écriture, superbe. J’ai été littéralement bluffée par le style irréprochable de cette femme d’origine russe, qui a appris le français avec sa gouvernante française. A lire absolument ! Quant à moi, je n’en resterai certainement pas là avec l’œuvre d’Irène Nemirovsky. [http://http://sylire.over-blog.com

sylire
29/05/13
 

Le roman est en 2 parties, d'abord Tempête en Juin, (description de l'exode en France pendant la 2° guerre mondiale. Tableaux très parlants, scènes insupportables de la nature humaine quand elle panique.) puis Dolce (récit du début de l'occupation jusqu'à l'entrée de la Russie dans la guerre, avec des portraits psychologiques ahurissants de perfection). Malheureusement ça s'achève là.En préface, Myriam Anissimov nous raconte la vie et le destin d'Irène Anissimov, de sa famille. On apprend ainsi que le manuscrit de Suite française a longtemps dormi auprès de sa fille Denise, jusqu'à ce qu'elle trouve le courage et l'envie de l'offrir au public.En post-face, les notes d'écriture d'Irène Nemirovsky; passionnantes, elles décortiquent les méthodes d'écritures employées, envisagées, ce qu'elle souhaitait faire ressortir de tout ça, son envie d'écrire là une symphonie en 5 temps de 1000 pages, ce qu'elle vivait, un peu.Enfin, les correspondances échangées pendant toute cette période par l'écrivaine, son mari, leur entourage de l'époque. Poignant.Tout cela forme vraiment un ensemble parfait, INDISPENSABLE à lire, à mon avis, mais l'écriture elle-même d'Irène Nemirovsky justifierait tout à fait le prix Renaudot. Sylvie Sagnes

SagnesSy
25/07/12
 

J'ai découvert cette auteure il y a 1 an 1/2 avec Chaleur du sang que j'avais trouvé magnifique.Rapidement je m'étais procurée Suite française dont j'avais entendu le plus grand bien de toutes parts. Et comme à chaque fois (je me connais maintenant !), l'excès de bonnes critiques avait "gelé" mon envie de découvrir ce livre et je l'ai regardé de nombreuses fois en me disant "non, ce n'est pas encore pour maintenant".Pourtant, samedi dernier, ce livre m'a enfin fait de l'œil et j'ai replongé avec ravissement dans l'écriture majestueuse de ce grand écrivain.Pour moi (comme pour beaucoup d'entre vous je pense), la guerre est une "chose" terrible, cruelle, sanglante mais au final complètement virtuelle.Et bien là, pour la 1ère fois de ma vie, j'ai "senti" la panique, l'égarement, l'effroi face à cette défaite et à cette invasion. Je me suis sentie glacée à l'idée de perdre cette "liberté chérie". J'ai réussi à me projeter dans cette débâcle pleine de souffrance, de lâcheté.Ce roman est tout simplement magnifique car Irene Nemirovsky nous fait véritablement vivre cette période, dans ses moindres détails.Un grand coeur de coeur !

Argantel
02/04/11
 

Description de l'exode de 1939 alors que l'auteur est entrain de vivre l'évènement. L'auteur décrit en simultané plusieurs personnages, issus de milieux différents et qui parfois se croisent ou se recroisent.. L'auteur raconte aussi l'occupation des villages français par les allemands, des villages sans hommes où la vie est réduite, comme hors du temps.Un livre d'une très belle écriture, une description qui ne fait pas dans la dramaturgie, c'est la vie de tous les jours dans l'évènement.L'auteur n'a pu terminer d'écrire ce roman car elle a trouvé la mort à Auschwitz le 17 aout 1942. Ce sont les descendants d'Irène Némirovsky qui se sont occupés de le finaliser et de le faire publier. G.A

Riel
24/03/11
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 10.50 cm
  • Poids : 0.29 kg

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