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SUITE(S) IMPERIALE(S)

EASTON ELLIS, BRET

Éditeur : ROBERT LAFFONT
Date de parution : 27/08/10
Nombre de pages : 227

Note des internautes :

Description :
Clay, l'anti-héros du premier best-seller de Ellis, Moins que zéro, revient à Los Angeles. Il a vingt ans de plus, il est un peu plus vieux, un peu plus seul et désoeuvré. Il retrouve ceux qu'il a connus dans sa jeunesse, Blair, Trent, Juli...
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Clay, l'anti-héros du premier best-seller de Ellis, Moins que zéro, revient à Los Angeles.
Il a vingt ans de plus, il est un peu plus vieux, un peu plus seul et désoeuvré.
Il retrouve ceux qu'il a connus dans sa jeunesse, Blair, Trent, Julian, Rip.
les représentants d'une génération dorée et perdue, abandonnés à la vacuité, la solitude et la vanité qui les détruisent. Producteur associé à l'adaptation cinématographique de son dernier scénario, Clay participe au casting du film, joue de son pouvoir, séduit Rain, une jeune actrice sublime et sans talent, lui fait de fausses promesses.
Il est prêt à tout pour la posséder.
Mais qui manipule qui ? Clay découvre vite qu'il est constamment observé et suivi. Jalousie, trahisons, meurtres, manipulations.
ici, dans la Cité des Anges, chacun se heurte aux mêmes jeux d'emprise et aux mêmes démons, s'enivre de sexe, d'images, de drogues, de fêtes irréelles.
et se révèle toujours plus amer et désespéré.
Le vide et la fureur aspirent les personnages, et leur font perdre tout sens des limites.
Aaliz

10/01/12

Suite(s) impériale(s)

Suite(s) impériale(s) c’est la suite de Moins que zéro. On retrouve donc Clay, devenu écrivain, et quelques-uns de ses amis 20 ans après et toujours dans la Cité des Anges.Je suis un peu déçue par cette suite. Elle n’a pas du tout la puissance d’évocation qu’avait Moins que Zéro. La forme, le style sont différents. C’est un peu normal me direz-vous, Moins que zéro était le premier roman de BEE et cette suite a été écrite 20 ans après, l’écrivain a mûri, son style évolué.Ceux qui s’étaient ennuyés en lisant Moins que zéro ont certainement dû prendre plus de plaisir à la lecture de celui-ci. Plus rythmé, plus haletant, le roman est construit comme un thriller. Certains ont crié au scandale quant à certaines scènes jugées choquantes. Ceux-là n’ont pas dû lire American Psycho et je leur en déconseille donc fortement la lecture car Suite(s) Impériales(s) à côté c’est Disneyland.Je ne sais pas quoi dire d’autre, peut-être n’aurai-je pas du enchaîner les deux livres ainsi et laisser un peu de temps s’écouler entre les deux. Je pense que je suis passée à côté, j’en suis même certaine car je n’avais pas vraiment focalisé sur le narcissisme de Clay comme l’explique BEE dans cette vidéo : http://videos.arte.tv/fr/videos/bret_easton_ellis_suites_imperiales_-3445380.htmlEn fait, je m’attendais à ce que Clay franchisse la ligne et qu’il devienne une sorte de Patrick Bateman et ce n’est pas le cas. Certes, il n’est pas un ange non plus mais voilà, j’imaginais à tort une sorte de American Psycho nouvelle version. Finalement, ce que BEE a fait est beaucoup plus intelligent que ce que moi j’avais imaginé mais vous savez ce que c’est, quand on se fait un film et que la réalité est toute autre …

jostein

04/10/10

 

Suite(s) impériale(s)

J'avais hâte de lire ce roman parce que j'avais été subjuguée par l'univers paranoïaque de "Lunar Park".Je n'ai pas lu "Moins que zéro" et ceci explique peut-être ma déception face à sa suite "Suites impériales", écrite vingt ans après.Certes, j'y ai retrouvé l'atmosphère lubrique et oppressante des romans de l'auteur. Le héros est fidèle aux personnages habituels; Clay est sombre, froid, adepte des jolies filles, de l'alcool, de la drogue et des tranquillisants. Facile de se laisser entraîner dans ses délires, ses rêves noirs et ses suspicions." Je n'ai jamais aimé personne et j'ai peur des gens"L'intrigue fonctionne à merveille avec les messages secrets, les conspirations, les alliances multiples, les meurtres et les filatures.Les dialogues sont percutants et dignes des anciens films noirs du cinéma américain.On ne se lasse pas de l'ambiance surfaite du cinéma hollywoodien, où traînent starlettes, prostituées, arrivistes, trafiquants.Je me suis largement perdue dans Los Angeles et j'ai trouvé que les indications de lieux étaient trop fréquentes et nuisaient au rythme de l'intrigue. Par contre, j'ai apprécié être guidée en permanence par les standards d'anciennes chansons américaines.Il y a donc dans ce roman tout ce qu'il faut et ce qui fait que l'on aime Bret Easton Ellis mais je n'y ai pas retrouvé l'osmose géniale appréciée dans Lunar Park.

Suite(s) impériale(s)

Le temps passe, rien ne change Difficile d'imaginer que Clay, Trent, Blair, Rip, Julian et les autres ont la quarantaine. Ils sont si semblables ...

lagrandestef

21/09/10

 

Suite(s) impériale(s)

Voici un livre que j'ai attendu avec impatience et que j'ai commencé avec enthousiasme .....qui malheureusement très vite a fait place à la lassitude et au final à une déception.Ce livre est la suite de Moins que zéro, (paru en 1985, et que je n'ai pas lu). A priori on retrouve les mêmes personnages qui, comme Bret Easton Ellis, ont vieilli de vingt-cinq ans.L'intrigue de Suites impériales se déroule à Los Angeles, dans la Cité des Anges comme on dit. On est ici dans le milieu du show-biz (cinéma); le héros principal Clay est scénariste et participe au casting d'un de ses films. Il rencontre une jeune actrice Rain, n'ayant comme "talent" que celui de son physique et est prête à tout pour se faire engager , et en particulier à coucher avec qui pourrait donner un coup de pied à sa carrière, (en l'occurrence ici Clay), qui pense de son côté avoir la main mise sur elle. Mais les apparences sont trompeuses.... Si Los Angeles est le royaume de la superficialité, alors Bret Eston Ellis l'a très bien décrit dans ce livre. Tellement bien que du coup c'est le livre que j'ai trouvé superficiel. Je ne suis pas parvenue à entrer dans cette histoire et j'avais hâte que cette lecture soit terminée.Par contre, le style est intéressant, avec parfois des phrases lapidaires et d'autres extremement longues . Et faire une phrase de plus d'une page sans lourdeur, bravo (et chapeau à la traduction) Donc grosse déception pour moi (car surement trop d'attentes)Et merci à Blog -o-book et aux editions Robert Laffont pour ce partenariatNote : 09/20

studiocricket

09/07/10

 

Suite(s) impériale(s)

Annoncé depuis plusieurs mois comme la suite de « Moins que zéro », premier roman de Bret Easton Ellis, « Suites Impériales » prévient dès les premières lignes qu’il n’en sera rien, ou plutôt, pas grand-chose. Dans le monde de « Suites Impériales », « Moins que zéro » et son adaptation au cinéma ne sont que des œuvres de fiction que le narrateur connaît bien, puisque l’auteur est un ami à lui et qu’il s’était inspiré de son histoire pour écrire le livre. Toujours très attaché à la question du « qui écrit ? », Ellis réalise dès l’entrée en matière une subtile mise en perspective pour emmener ses personnages dans le monde du lecteur plutôt que l’inverse. Clay, à nouveau narrateur, dit s’être reconnu dans le deuxième roman du même auteur, mais on pense plutôt au Clayton de « Lunar Park », l’étudiant qui semblait tout droit sorti d’ « American Psycho », qu’à celui des « Lois de l’attraction ». Car cinq ans après, c’est bien l’auteur de « Lunar Park » que l’on retrouve ici : un Ellis apaisé, revenu des surenchères de la jet-set, du name-dropping à outrance et des trop-pleins de sexe et de gore. Clay et ses amis (Blair, Julian…) sont deux fois plus vieux qu’à l’époque. Il est devenu un scénariste moyen d’Hollywood qui va au bureau comme on irait travailler à la chaîne. L’action se déroule sur quelques semaines d’hiver, dans un Los Angeles terne, figé en un tableau triste où l’on croisera plus de faux arbres de Noël que de vrais palmiers. Les stars qui fascinaient hier, donnaient du clinquant aux récits sont aujourd’hui plus pitoyables les unes que les autres dans leur course à l’éternelle jeunesse, mais peut-être moins quand même que ces enfants tout juste débarqués dans le milieu et dont on sait pertinemment qu’ils seront remplacés l’année prochaine. On s’y retrouve catapulté en quelques pages à peine et on est d’emblée frappé par le rythme, inhabituel chez l’auteur. Plus que jamais cinématographique, son dernier roman va vite, très vite, monté (un peu comme le « Tueurs nés » d’Oliver Stone) en une séquence ininterrompue de plans presque subliminaux dans lesquels l’auteur distille çà et là des indices perdus au milieu de détails de l’intrigue. Finis les paragraphes longs, contemplatifs ou descriptifs, les chapitres entiers consacrés au vernis de l’œuvre, aujourd’hui, le style Ellis se résume en une phrase, parfois deux. Sans vraiment savoir qu’il participe au sien, Clay donne très tôt une clef de lecture en évoquant un « film noir, moderne ». Un personnage neuf, qui a du voir le jour quelque part autour de la sortie de « Moins que zéro », une jeune femme forcément un peu fatale et répondant au faux nom de Rain, va suffire à transformer le cercle de ses amis de l’époque en une spirale qui le drainera vers le fond. Clay, qui ne semble pas avoir conscience du principal défaut des personnages d’Ellis, reste obnubilé pendant trop longtemps par cette femme, sur la piste où l’auteur prend un malin plaisir à faire danser tous les personnages ensemble. Incapable de s’intéresser aux autres, Clay passe à côté de l’essentiel, auquel il sait pourtant qu’il est mêlé. Pris dans des histoires assez peu reluisantes de prostitution, de meurtres ou de disparitions, le narrateur se contente de constater l’horreur de la face sombre des gens de « la haute » en refusant d’admettre qu’il en est lui-même un acteur. Ce n’est que réduit à n’avoir plus le choix qu’il prendra part à un dénouement à la fois flamboyant et effrayant. L’écrivain use de tous les ressorts de sa plume auxquelles il ajoute cette fois une science de l’ellipse parfaitement maîtrisée pour emmener le lecteur où il l’entend. Bret Easton Ellis signe donc une œuvre étonnamment rapide, à la fois cohérente et éthérée, digne du talent auquel il nous a habitués. Mais la plus grande force de « Suites Impériales » c’est de ne pas être pas le roman qu’on attendait, ni de Clay, ni d’Ellis mais plutôt celui qu’on espérait : sensiblement à côté de là où l’attendait.

  • Auteur : EASTON ELLIS, BRET
  • Éditeur : ROBERT LAFFONT
  • Distributeur : INTERFORUM
  • ISBN : 9782221108697
  • Date de parution : 27/08/10
  • Nombre de pages : 227
    • Hauteur : 21.50 cm
    • Largeur : 13.50 cm
    • Poids : 0.30 kg
    • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
    • Traducteur : PIERRE GUGLIELMINA

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