Sur la plage de chesil

MCEWAN, IAN

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 11/09/08
LES NOTES :

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6,99 €
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SYNOPSIS :

«Ils étaient jeunes, instruits, tous les deux vierges avant leur nuit de noces, et ils vivaient en des temps où parler de ses problèmes sexuels était manifestement impossible.» Le soir de leur mariage, Edward Mayhew et Florence Ponting se retrouvent enfin seuls dans la vieille auberge du Dorset où ils sont venus passer leur lune de miel. Mais en 1962, dans l'Angleterre d'avant la révolution sexuelle, on ne se débarrasse pas si facilement de ses inhibitions et du
poids du passé. Les peurs et les espoirs du jeune historien et de la violoniste prometteuse transforment très vite leur nuit de noces en épreuve de vérité où rien ne se déroule selon le scénario prévu. Dans ce roman dérangeant, magistralement rythmé par l'alternance des points de vue et la présence obsédante de la nature, Ian McEwan excelle une nouvelle fois à distiller l'ambiguïté, et à isoler ces moments révélateurs où bifurque le cours d'une vie.

Deux jeunes époux se retrouvent le soir de leur nuit de noces. L’idée de cette première rencontre charnelle est un délice pour lui et une terreur pour elle.
Il fallait tout le talent de Ian McEwan pour faire du récit de cette nuit, le récit d’une vie.
Entre ironie et amertume, une pépite McEwanesque


nathalie (arras)

Deux jeunes époux se retrouvent le soir de leur nuit de noces. L’idée de cette première rencontre charnelle est un délice pour lui et une terreur pour elle.
Il fallait tout le talent de Ian McEwan pour faire du récit de cette nuit, le récit d’une vie.
Entre ironie et amertume, une pépite McEwanesque
Nathalie ,
Librairie
(Lille)
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Situation encore vécue en 1967 et qui a du changer après 68. Ce couple inexpérimenté affronte la nuit de noces avec des sentiments différents; rien ne se passe comme prévu...ils restent dans le silence qui accroît le malentendu... berthe

afbf
09/03/13
 

C'est par ce roman que j'ai découvert Ian McEwan. Un roman d'instrospection, d''intériorisation des pensées d'un couple de jeunes mariés, Florence & Edward, dans le huis-clos amoureux de la nuit de noces. Mais pas tel qu'on pourrait se l'imaginer ! McEwan transforme la nuit d'amour en un véritable cauchemar et se livre là à une virulente satire d'une certaine société anglaise des années soixante. L'auteur ,très incisif et cruel avec ses personnages, en fait deux êtres complètement "coincés", très instruits mais complètement ignorants des choses de la vie. Florence se remémore les choses qu'elles a lues dans les livres, des mots qui la laissent perplexe et la terrifient. le couple est empêtré dans son embarras, au-delà des mots, jusqu'au malentendu et à la catastrophe finale. Leur vie bascule irrémédiablement.

dvan
08/03/13
 

Les cinquante premières pages m'ont enthousiasmée comme rarement. Ce couple qui attend sa nuit de noce, elle redoutant ce moment, lui l'attendant depuis des mois (nous sommes après guerre, ils n'ont échangé que des baisers) m'a touchée. Leurs pensées sonnaient juste, leurs inquiétudes aussi. Et ces phrases ciselées comme par un orfèvre, méritaient d'être lues à haute voix. Mais la magie s'est dissipée quand McEwan revient sur la rencontre,sur les rapports avec les parents de la jeune fille. Je me suis ennuyée un peu, le plaisir est revenu mais plus aussi intense.

cocalight
11/06/12
 

Loin d’un monde en mutation, Florence et Edward s’apprêtent à passer leur nuit de noces. En 1962, alors que Macmillan est élu président en Grande-Bretagne et Kennedy aux États-Unis, la bombe H et l’effondrement de l’Empire anglais concentrent les débats, tout comme la contraception, le rock et les Beatles relèvent les mœurs de la nouvelle génération.Intemporels et figés sous le paravent de familles aisées, ils tâchent de créer le mythe de leur amour, même s’ils ignorent être des inconnus l’un pour l’autre.Ian McEwan est parvenu à un tour de force : à travers l’étroite fenêtre de l’espace-temps concentrée sur leur nuit de noces, il condense deux vies entières, pleines de préjugés, de maladresses et de non-dits. À l’approche de leur premier rapport sexuel où la tension monte en puissance, les déceptions et les rancœurs se cristallisent : rien ne se passera comme prévu, à notre grand plaisir.Maîtrisant habilement la narration, Ian McEwan nous offre l’œil intérieur de chacun pour mieux nous montrer les discordances. Au fil du roman, il distille çà et là les indices, les incohérences d’une relation dont l’échec semble imminent. Sur la plage de Chesil est un moment de lecture jouissif, surtout à une époque où les mœurs sont plus libres qu’en 1962 ; à coup sûr, il laisse en mémoire ses contours et son mordant longtemps après qu’on a refermé le livre. La critique sur mon blog :http://www.bibliolingus.fr/sur-la-plage-de-chesil-ian-mcewan-a80136644

Lybertaire
11/05/12
 

Cette histoire est universelle, pourrait se passer n'importe où... Mais c'est Ian McEwan qui la conte, avec cet humour décalé so british, cette cruauté et cette écriture sensible et fait de cette histoire désespérante une fable. Parce que l'amour ne suffit pas toujours... ! Le plus du roman : la subtilité avec laquelle McEwan fait alterner les 2 récits des amoureux avec leurs points de vue si différents...laurence

laurence
05/02/12
 

Ce livre retranscrit une réalité vieille seulement d’un demi siècle mais qui est difficilement concevable aujourd’hui, à une époque où le sexe est tout à fait banalisé. L’auteur a bien su montrer comment le poids des traditions pèse sur chacun des personnages, comment l’homme et la femme envisagent de façons très différentes leur première “nuit d’amour”. J’ai bien aimé cette façon rétrospective d’envisager l’époque et de resituer les mentalités de début des années soixante juste avant le carrefour d’une libération sexuelle qui aurait grandement facilité la tâche de ces deux tourtereaux. Avant même d’avoir débuté leur vie commune, Florence et Edward sont victimes des mentalités puritaines qui les condamnent et l’auteur a su nous faire entrer avec beaucoup de brio dans l’esprit des deux protagonistes.

Artsouilleurs
21/08/11
 

Angleterre, 1962, Edward et Florence se retrouvent seuls après leur mariage célébré le jour même. Dès le dîner, les peurs de Florence remontent à la surface. Violoniste promue à une grande carrière, elle redoute le moment de la nuit de noces. Edward pressé de découvrir enfin le corps de sa belle accumule les maladresses. Il s’agit d’un coup de cœur, d’un livre magnifique! Nous sommes au début des années 1960, Edward et Florence sont deux jeunes gens instruit et pourvus d’une éducation stricte. Le mouvement de libéralisme sexuel qui commence juste à naître leur est inconnu. Ils arrivent tous les deux vierges et sans expérience pour leur nuit de noces. En une année, ils ont juste échangé quelques baisers timides. Florence éprouve une répulsion, un dégoût des contacts physiques avec Edward. Elle repousse le moment où ils vont devoir se retrouver dans leur chambre à coucher. Edward est impatient mais il a peur de décevoir sa jeune femme. Le malaise est palpable. Tout le récit est jalonné de leurs souvenirs. Présent et passé alternent avec brio. On découvre qu’ils viennent de deux classes sociales différentes, on suit leur enfance, leur première rencontre, la demande en mariage. Bien qu’Edward ait tenté des approches physiques, Florence a toujours fui. Et l’on se rend compte qu’ils se connaissent très peu .Florence ne sait que peu de choses sur les relations sexuelles. Elle est tétanisée par la peur. Edward se montre tendre puis plus insistant. La tension monte en crescendo. J’ai retenu mon souffle tout au long de ce récit me demandant comment aller se passer leur nuit de noces. Elle sera écourtée … je n’en dis pas plus. J’ai été frappée par le manque de petits gestes de tendresse, de gaité, de passion qui généralement enflamment les amoureux. Ian Mc Ewan nous révèle tout de ces deux jeunes gens et l’on se rend compte que l’absence de communication entre eux a été un frein invisible. L’écriture est sublime, ciselée, un vrai régal ! Un sans faute sur toute la ligne! http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
10/11/10
 

Les non-dits Deux jeunes mariés se retrouvent pour leur nuit de noces dans un hôtel donnant sur la plage de Chesil. Depuis 2 ans, ils s'aiment ou s'en sont persuadés et ne se sont échangés que de furtifs baisers. Tous deux ne savent comment s'y prendre et comme ils n'osent pas s'avouer leurs angoisses respectives, le fiasco se rapproche à grands pas.Une écriture simple qui ne m'a pas emballée même si elle donne une bonne image de l'Angleterre d'avant la révolution sexuelle.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Ian McEwan, né en 1948 à Aldershot, est un romancier et scénariste britannique. Il a passé une grande partie de sa jeunesse en Extrême-Orient à Singapour, en Afrique du Nord (en Libye), et en Allemagne, où son père, officier écossais dans l’armée britannique, était en poste. Il a fait ses études à l’université du Sussex et l’université d'East Anglia, où il a été le premier diplômé du cours d’écriture créative créé par Malcolm Bradbury. Dès le début des années 1980, Ian McEwan s’impose sur la scène littéraire britannique et plusieurs de ses ouvrages ont été adaptés pour le cinéma. Son roman, Sur la plage de Chesil, est paru en 2008.Angleterre, année 1962. Edward Mayhew dont le père est instituteur et la mère mentalement dérangée, étudie l’histoire. Florence Ponting, issue d’un milieu au standing supérieur, étudie le violon et vit chez ses parents, père homme d’affaires prospère et mère professeur d’université. Le hasard les réunit lors d’une réunion d’opposants à la bombe H. Après de longues fiançailles, ils se marient et dans les contes pour enfants la phrase s’achèverait par un « et ils eurent beaucoup d’enfants. » Mais dans cette sorte de livres on passe sous silence la nuit de noce, tout le contraire du roman de Ian McEwan. Tout le livre est basé sur ce fameux instant dont l’écrivain fait l’acmé dramatique de la narration. En situant son roman en 1962, McEwan place son couple à une époque charnière de la mutation sociale des pays occidentalisés. Déjà les prémisses de ce que Bob Dylan résumera magistralement d’un The Time They Are A Changin’ en 1964, sont là. Contestation de l’ordre établi et révolution sexuelle, pour faire court, agitent certains milieux. Ceux qui n’ont pas connu cette époque auront peut-être du mal à parfaitement saisir les souffrances psychologiques liées aux rapports de couple d’Edward et Florence mais cette remise dans le contexte de l’époque est impérative pour apprécier toute la portée du roman. Ian McEwan nous fait bien prendre conscience de l’évolution de notre société, il y eut un avant et un après années 60’.Si Edward n’est pas très dégourdi sexuellement parlant, Florence est à mille lieues de la réalité physique induite par le mariage. La période où ils se sont fréquentés n’était que baisers chastes et les approches plus directes d’Edward écartées par Florence, les cantonnaient dans leurs rôles d’amoureux transis, tels qu’on les vivait en ces temps désormais si lointains. Alors, imaginez la nuit de noce, quand après avoir repoussé au maximum l’échéance, l’oie blanche doit se résoudre – théoriquement - à laisser le renard entrer dans le poulailler… Le piège, mais c’est là qu’on reconnait les bons écrivains, était ne pas tomber dans le graveleux ni à l’inverse dans le mièvre. Ici, pas de rires gras ou de ricanements niais, parfois on s’autorise seulement un sourire quand la fermeture Eclair de la robe de mariée résiste aux gestes gauches du marié intimidé ou quand l’auteur se permet une formule pour nous donner de l’air avant que le drame éclate, « Edward était obsédé par ce soir précis de juillet où la partie la plus sensible de son anatomie résiderait, même brièvement, à l’intérieur d’une cavité naturelle du corps de cette jolie femme… » Et quand nos tourtereaux paraissent tomber dans le banal, « - C’est là que tu m’as vue, dit Florence. Et que tu as décidé de me faire baisser les yeux. – Faux. C’est toi qui m’as jeté un coup d’œil, avant de conclure que j’étais sans intérêt », c’est le moyen pour McEwan de mettre ses personnages et ses lecteurs au même niveau de connivence vécue.Ian McEwan alterne les points de vue d’Edward et de Florence, utilise les flashbacks passant de l’époque des jeux de rôles entre amoureux, au présent des just married. Pour la séquence cruciale, du dîner intime à la couche nuptiale, dans cet hôtel du Dorset en bord de mer où le couple doit passer sa lune de miel, l’écrivain déploie tout son talent pour décrire les deux versions de l’interprétation des signaux sexuels, les gestes tâtonnants, les mots dits et surtout ceux qui ne le seront pas, aboutissant à un final déchirant, borné par deux moments entrant en résonnance, Florence reculant le retrait de sa robe avant que, Edward s’attardant pour renfiler son pantalon après que. Car ces deux là s’aimaient, mais n’ayant pas su négocier l’acte fondateur asseyant la réalité de leur union, la plage du Chesil deviendra le cimetière de leur bonheur annoncé. Un très beau roman sur les incompréhensions entre les sexes et le poids des règles sociales qui régissent nos actes contre notre volonté.

LeBouquineur
24/02/14
 

J'ai acheté ce roman sans trop avoir cherché à savoir de quoi il en retournait. Alors j'ai commencé ce roman avec une petite voix qui me disait ça va mal finir cette nuit de noce... alors, j'ai été un peu déçue sur la dernière partie. ça m'a fait l'effet d'un gros soufflé prometteur et plouf il est retombé sorti du four.C'est dommage car je me suis régalée tout le long ... sauf les 4 dernières pages !C'est un roman à lire d'un trait pour bien sentir la tension mais le livre s'arrête à la page 144 à mon avis.On a deux jeunes mariés lors de leur nuit de noce et en contrepoint on l'histoire de la société anglaise à travers leurs vies à tous les deux.... leur enfance, leur rencontre etc...Je venais de lire "la plume du corbeau" de Patricia Wentworth qui se déroule en 1957... là on est en 1962... On peut dire que j'étais bien dans l'atmosphère de l'époque.1962 année du mariage de mes parents eux aussi faisait partie de cette génération où tout était tabou. on vivait sur des on-dit.Les personnages m'ont fait pensé à Virginia Woolf et Arthur Miller. L'une dans les attentes de Florence et l'autre dans la différence de classe sociale. On retrouve deux millieux sociaux différents mais originaux comme ont aime à imaginer les anglais. On a aussi deux exemples de couple excentriques qui au lieux d'ouvrir l'esprit des enfants n'a fait que renforcer leur conformisme.Les deux personnages sont attachants pour des raisons différentes. J'ai aimé quand le narrateur raconte les découvertes faites par Edward chez Florence. Il y a des choses qu'on croit qu'elles faisaient partie de la vie des gens depuis toujours. par exemple comment imaginer qu'Edward va découvrir le yaourt pour la première fois en 1962 à 22 ans !!! alors qu'il en a toujours eu dans mon réfrigérateur ! etc.Un petit truc que j'ai pas suivit... comment se termine l'histoire de Florence et son père sur le bateau??? est-ce l'effet de mon imagination ou le blocage de Florence date en partie de là??? les relations à la mère aussi sont une source de blocage...On pourrait certainement s'attarder sur les pistes d'étude que "la musique de Florence" ou "l'Histoire d'Edward" nous font entrevoir. je laisse ce soin à d'autres.Je vous conseille donc ce roman.Je pense que cette belle découverte entraînera d'autres explorations dans l'univers de Ian McEwan... http://ramettes.canalblog

ramettes
03/12/13
 

Angleterre, 1962. Encore vierges, Florence et Edward ont 22 ans, ils viennent de se marier. Quoi de plus normal : ils sont amoureux. Cependant, la perspective de la nuit de noces et des inéluctables premiers ébats terrorise la jeune femme, déjà dégoûtée par les baisers et les caresses chastes d'Edward. Le récit alterne entre des épisodes de leur passé et la lente progression de leurs étreintes embarrassées. D'emblée, dès le dîner en tête à tête des jeunes mariés, le malaise est palpable. On est tendu, partagé entre la répugnance de Florence à l'idée de tout contact physique et la fougue d'Edward... La froideur de Florence soulève bien des questions : est-elle due à un manque d'informations lié à une éducation rigide ? à une maladresse de la jeune femme face aux manifestations de tendresse ? à un manque de communication dans ce couple ? A la lumière de leur époque, de leurs enfances et jeunesses respectives, Ian McEwan nous laisse entrevoir la genèse d'un sinistre malentendu… En plus du mirage des premiers émois amoureux et de la volonté de rentrer aveuglément dans le cadre conventionnel du mariage, ce drame exprime le hiatus parfois présent entre sentimentalisme féminin et attentes masculines. Cet ouvrage m'a fait découvrir la finesse d'analyse de Ian McEwan et son écriture parfaite. Je suis désormais curieuse de découvrir le reste de son œuvre. Canel

Canel
07/11/13
 

Dans l'Angleterre de 1962, Edward et Florence viennent de se marier et ils se retrouvent dans une vieille auberge du Dorset où ils vont passer leur lune de miel. Mais cette nuit qui devait être l'apothéose de leur amour va malheureusement tourner en eau de boudin.Soit j'ai perdu mon légendaire côté féminin, soit j'avais l'esprit déjà tourné vers Kenzie et Gennaro mais le moins que l'on puisse dire c'est que je suis tombé complètement a coté de ce livre. Le dépucelage compliqué d'une jeune fille anglaise m'a complètement laissé de marbre. Je n'ai pas saisi la psychologie des personnages et j'ai trouvé leurs comportements exacerbés et leurs réactions outrées. Le démarrage du livre est très lent et je me demandais où cette histoire allait nous mener et en fait pas bien loin. Heureusement que la plume de l'auteur est a la hauteur car sinon je ne suis pas sur que je serai allé jusqu'au bout. Je tiens a préciser que mon avis ne reflète pas les avis que j'ai pu lire ici ou là comme Canel qui elle a appréciée ce livre (et qui me la prêtée). http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/

Zembla
04/11/13
 

Just married Une nuit de noce anxiogène qui tourne au fiasco, dans l’Angleterre encore très corsetée des années soixante. Ce court roman, maîtrisé de bout en bout, a tout pour plaire : style affûté, finesse de l’analyse psychologique et critique sociale sans concession. Brillant.

Dérangeant D'une écriture fluide et élégante l'auteur excelle à distiller l'ambiguïté, et à isoler les moments révélateurs où bifurque le cours d'une vie. C'est un brillant roman de moeurs, doublé d'une déchirante histoire d'amour, écrit avec justesse et sensibilité, un livre mélancolique et beau !

Grâce à une écriture précise et à une analyse très fine de la psychologie de ses personnages, l'auteur parvient à créer une intensité dramatique et un suspense qui rendent la lecture intéressante jusqu'à son terme. Ceci est d'autant plus remarquable que le thème est difficile : il s'agit de la difficulté d'un couple à connaître une sexualité harmonieuse au début des années 1960, à une époque où ce sujet était particulièrement tabou. Les flash-back sont bien dosés et bienvenus pour sortir de la tension du huis-clos des jeunes époux.Je pense que je lirai d'autres livres de Ian McEwan, surtout en raison de la qualité de son style. Apikrus

Apikrus
06/06/13
 

Un court roman mais que j'ai trouvé bien long. Alors certes le sujet méritait le détour mais je ne me suis jamais laissé prendre par ce huis-clos. J'ai trouvé ce couple égoïste chacun ne s'occupant exclusivement que de ses angoisses. Il n' y a aucune écoute entre eux et rien dans leur drame ne m'a émue. Ce livre aurait pu avoir l'ampleur d'un drame magistral mais malheureusement très vite l'intrigue devient plate et cette platitude atteint des sommets avec la fin si banal. Je n'ai donc pas tellement apprécié cette lecture par contre, j 'ai aimé la finesse qu'il déploie en décrivant les tourments de ses personnages. C'est une écriture empreinte de sensibilité, elle seule m'a véritablement séduite. Je ne suis pas totalement convaincue par cet auteur que je n'avais jamais eu l'occasion de lire auparavant malgré cette déception je retenterai avec un autre de ses titres...

Lacazavent
19/04/13
 

Dans les années 60, un couple qui se connaît depuis longtemps se marie. Mais la nuit de noce va poser de sérieuses questions et remettre en question leur amour.   Le résultat de ce mariage est la conséquence d'une époque, des non-dits d'une société. Il y a une sorte d'incompréhension et de non dialogue entre les deux mariés. Ian McEwan utilise des flashbacks qui permettent de comprendre les personnages tels qu'ils sont le jour de leur mariage. J'ai trouvé un certain plaisir à les voir se monter l'un contre l'autre, à se rejeter la faute de l'échec de leur nuit de noce et de leur future vie commune.   Mais il est triste de voir qu'ils ont été heureux chacun de leur côté mais qu'avec un peu de dialogue ils auraient pu l'être ensemble.

Chiwi
31/12/12
 

La nuit de noce, quelle aventure palpitante!Amateurs d'aventures passez votre chemin, car ce roman est un petit bijou d'introspection! Florence et Edward se marient "pour le meilleur et pour le pire", comme tout le monde d'ailleurs, sauf que pour eux, le pire commence dès le soir de leur lune de miel. Tous les deux appréhendent cette nuit "spéciale", ils s'en font même une montagne car ils sont vierges et Florence répugne même l'idée d'une langue étrangère dans s bouche! De façon alternée, l'auteur explique les raisons de cet état d'esprit, et très vite, invoque le poids de la famille, mais surtout le poids de la société anglaise de 1962 où parler de sexe est "sale". En gros, tout le monde le fait, mais personne en parle! Le mariage devient le symbole du passage à l'âge adulte et permet aux jeunes d'avoir enfin la liberté d'agir selon leur bon plaisir. Quelque part, l'auteur explique les raisons pour lesquelles les sociétés occidentales passeront à "la révolution sexuelle" dans les années 70, car trop de tabous, trop de silences tuent le sexe. Jamais le sentiment amoureux n'est remis en cause, il est même mis en avant, mais du côté de la jeune femme, il s'apparente à un sentiment fort d'amitié, un mari devient un compagnon de vie où l'idéal serait qu'il n'est pas de désir sexuel... Edward, lui, est plus mesuré. Certes, en jeune puceau, il se pose beaucoup de questions, mais il envisage sa lune de miel comme un cap à passer, mais surtout comme le début d'une grande aventure très agréable aux cotés de celle qu'il a choisi. Mais, rien ne se passe comme prévu, et la rigide Florence sonnera le glas des fantasmes de son cher et tendre! C'est la première fois que je lis cet auteur et je suis agréablement surprise. Par moment, on sent quelques similitudes avec Philip Roth dans la façon de traiter avec neutralité et désinvolture ses personnages, mais la comparaison s'arrête là. Bref, un court roman qui mérite d'être lu tant par sa finesse d'analyse d'une époque, que par la justesse des mots employés. vivi

vivicroqueusedelivres
13/02/12
 

Cette nuit de noces est le fil rouge de l'histoire mais chapitre après chapitre, nous revenons sur l'année précédente qui a vu la rencontre des jeunes mariés. Nous découvrons ainsi la jeunesse de cette époque, encore engoncée dans une éducation stricte, où le mariage est une nécessité pour vivre enfin une vie libre d'adulte. Plus l'on avance dans le roman, plus la tension est palpable. Florence va t-elle enfin se libérer de ses peurs ? Edward sera t-il la rassurer ? Malgré la tension et la construction habile de ce roman, j'avoue m'être un peu ennuyée au contact d'Edward et Florence. Trop sages, trop lisses, (question de génération?) malgré un dénouement plus vif, je n'ai rien trouvé d'attachants à ces personnages.

floaimelesmots
04/11/11
 

Sombre danse nuptiale Au début des années 60, en Angleterre, Florence et Edward viennent de se marier. Le récit s’appuie sur les réflexions internes de ces deux jeunes vierges qui vont passer leur nuit de noce. Dans une société où l’on commence à ressentir les prémices d’une révolution culturelle et sexuelle, les pressions morales, familiales sont encore profondément ancrées et la tension monte petit à petit. L’évolution des moeurs n’en est qu’à son début, et les jeunes mariés se rapprochent, se déchirent, n’osent ni parler de ce qui les attire ou les dégoûte, ni partager ce qu’ils ressentent. La fierté de ces adultes encore enfants les empêche de se dévoiler librement. Ian Mac Ewan brosse ici le portrait d’une époque où pèsent lourdement le poids de l’éducation et des non-dits, où le mariage apparaît comme une finalité et la sexualité terriblement tabou. Un roman sensible écrit dans un style classique, grave, brillant.

Une histoire d'amour presque parfaite : Edward et Florence sont mariés depuis quelques heures, après des fiançailles sans nuages. Ils se sont rencontrés par hasard, se plaisent, se comprennent, ont accepté leur différence de milieux, sont d'accord sur leurs projets d'avenirs, leur future famille et leur future carrière... Et pourtant, dans l'espace des quelques dizaines de minutes que dure le roman, tout bascule, sur l'impossibilité de communiquer autour de la sexualité. Dès lors, que reste-t-il de la belle histoire d'amour, s'il est impossible de se comprendre sur ce sujet soigneusement occulté ? Une belle réflexion sur le couple et sur une relation amoureuse, décrite de manière fluide. L'auteur semble construire une histoire sans ambiguïté, donnant successivement le point de vue des personnages, et explicitant ce qu'ils sont incapables d'analyser. Et pourtant, après la dernière page du livre, le mystère demeure : que s'est-il vraiment joué ce soir là sur la plage de Chesil ?

Mariei
21/03/11
 

Sur la plage de Chesil Pourquoi ce coup de coeur ? :Parce que c’est un magnifique roman sur le passage à l’âge adulte, dans cette Angleterre des années 60 encore si puritaine…Parce que les personnages y sont dépeints de manière réaliste : Florence avec ses doutes, ses peurs liées à son éducation stricte, et Edward avec des aspirations…Pour la beauté du texte, le style de Mc Ewan et la richesse des dialogues.

Un excellent roman qui décrit très finement les tourments intérieurs si différents d'un jeune couple face à la réalité de leur premier rapport sexuel à l'heure de leur nuit de noces, quand 1+1 ne fait pas toujours 2... Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.Jules Renard

lucky44
24/07/10
 

Le fil conducteur de cette oeuvre est la nuit de noces d'un jeune couple de l'Angleterre des années 60, ou plutôt l'acte sexuel, suite irrémédiable à donner après l'engagement. Pour reculer pas à pas l'échéance, l'auteur nous abreuve de flash back, retour sur le passé des jeunes époux, sur la genèse de leur histoire... jusqu'au moment fatidique. Criant de vérité et de sensibilité, l'auteur met en avant la relation d'un homme et d'une femme pris dans un engrenage dans lequel aucune issue n'est possible ou surtout envisageable pour eux, au pied du mur, incapables de trouver la meilleure posture à adopter. En une dixième de seconde, cette petite particule de temps, va bouleverser le cours de leur existence et les faire basculer dans l'irréversibilité.

Lilyptitbout
24/02/10
 

Premier livre de Ian McEwan que je lis. Il m'avait été chaudement recommandé (je ne sais plus par qui, dommage...). Ou comment vivre une nuit de noce qui se transforme en fiasco monumental et réduit à néant un bel et jeune amour. (octobre 2009)

Pitchoubinou
25/11/09
 

Sur la plage de Chesil Un roman qui sort de l’ordinaire, écrit avec finesse et très bien traduit, sur le sujet finalement peu traité en littérature du premier rapport sexuel d’un couple. L'auteur décrit bien les états d'âmes des jeunes gens au cours de leur liaison amoureuse précédant leur mariage et leur fatidique nuit de noce.

Format

  • Hauteur : 20.60 cm
  • Largeur : 14.40 cm
  • Poids : 0.21 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : FRANCE CMUS-PICHON

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