livre suttree
EDITEUR : POINTS
DATE DE PARUTION : 19/03/98
LES NOTES :

à partir de
8,80 €

SYNOPSIS :

Le sud américain, dans les années cinquante. Aux marges de la société, l'alcoolisme et la misère se répandent. sorti de prison, considéré comme un raté par sa famille, suttree vit tant bien que mal sur les berges de la rivière tennessee, dans la banlieue de knoxville. A travers ses errances, ce sont les voix de tous les laissés-pour-compte
de la société américaine qui se font entendre. celles des repris de justice, des vieux paysans désabusés, des chômeurs de tous bords, des prêtres évangélistes ou des clochards qui sillonnent les routes. Des voix qui donnent à ce roman, auquel cormac maccarthy a travaillé pendant près de vingt ans, une force et une émotion extraordinaires.
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La barbarie poétique à son balbutiement...Comme le père et l'enfant dans la route, comme le frère fratricide de l'obscurité du dehors, Suttree est un héros qui marche et qui contemple la lie de la société dont il fait partie. On ne sait pas pourquoi cet anti héros se retrouve dans la misère sociale, mais on comprend qu'il a eu une famille bien sous tout rapport. Suttree se retrouve à Knoxville, véritable antichambre des Enfers où le fleuve Tennessee peut être assimilé au Styx, pourvoyeur des pauvres richesses, mais aussi parfois des âmes: "un jour un bébé mort.Bouffi, des yeux putréfiés à l'état de pulpe dans un crâne bulbeux, et des petits lambeaux de chair traînant dans l'eau comme du papier de soie". Et toujours, cette obsession du bébé mort que l'on retrouve dans chaque roman... Ce livre est difficile à lire car il n'y a pas d'histoire à proprement parler, mais une suite de scènes dont Suttree est le témoin ou l'acteur. Car, même s'il est embarqué dans cette vie au jour le jour, il garde un regard lucide sur ce qu'il voit: "mais la détresse humaine ne connait pas de limites et tout peut toujours aller plus mal, seulement Suttree ne le dit pas." Outre cette pauvreté mise à nu, Mac Carthy fait bien la différence entre le centre ville et la banlieue, territoires séparés par le pont au dessus du fleuve Tennesse et dont les gardiens sont des policiers à la fois redoutés et respectés. De la difficulté de lire des scènes violentes ou des errances de Suttree, s'ajoute celle de lire le style de l'auteur. on est encore loin du style dépouillé de "La route". Ici, les phrases sont longues, alambiquées, avec des adjectifs toujours plus nombreux, si bien que certains diront que c'est un style "ampoulé". Volonté d'en faire trop? Je ne crois pas. Simplement Mac Carthy pense qu'écrire sur la damnation doit aussi posséder sa forme de beauté et sa poésie, peut-être aussi pour atténuer le choc des scènes décrites. Donc, encore une fois l'auteur se distingue par sa qualité d'écriture, même si on sent parfois quelques piétinements. vivi

vivicroqueusedelivres
15/02/12
 

Il faut signaler que dans ces conditions de misère, de déréliction,de précarité et de fragilité extrême, McCarthy installe un monde sans haine ni rivalité, mais au contraire des rencontres et des relations paisibles et généreuses. C'est ce qui fait la force d'empathie de ce livre. DeniseD

DeniseD
05/08/11
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.33 kg

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