Sweet home

CATHRINE, ARNAUD

livre sweet home
EDITEUR : VERTICALES
DATE DE PARUTION : 01/09/05
LES NOTES :

à partir de
18,50 €

SYNOPSIS :

Trois étés où se joue le destin d'une famille. Trois étés à dix ans d'intervalle. Et la même plage, au bord de la Manche. Dans ce « doux foyer », Susan, la mère, veut mettre fin à ses jours. À son chevet : un mari abîmé par plusieurs années de désamour et son frère cadet, Remo, son double fantomatique. Mais surtout trois enfants - Lily, Vincent et Martin - qui vont tour à tour prendre la
parole, tentant de démêler leur vérité parmi les silences pesants dont ils ont hérité. Le cinquième roman d'Arnaud Cathrine est une saga intimiste, un tombeau lumineux pour une mère défunte, un exercice de deuil et d'émancipation. Le drame en sourdine qui anime cette fiction à trois voix permet à l'auteur de donner, en pleine maturité, toute la mesure de son écriture sensible et acérée.
6 personnes en parlent

Dans les dernières 24h j’ai vraiment été absorbé par ce livre, espérant presque que la grève de la RATP se fasse un peu plus sentir afin d’arriver plus tard au boulot et ainsi avoir le temps d’avancer dans cette lecture. Grève ou non, j’ai bien sûr fini ma lecture aujourd’hui, regrettant d’arriver sur la dernière page tellement j’aurais aimé en savoir plus sur cette famille inventée par Arnaud Cathrine.Je dois avouer qu’au début j’ai eu peur, je craignais une énième histoire “bateau” sur une famille en crise mais heureusement on passe à côté des clichés. A travers 3 chapitres, 3 enfants parlent à tour de rôle de 3 étés où leur vie a changée, où l’absence d’une mère est insupportable et où trouver une place dans ce monde avec le poids de cette absence n’est pas chose aisée. On se lie très rapidement aux personnages, on apprend à les connaître et presque à partager leurs vies comme si chacun d’eux portait un peu de nous (en tout cas de moi !).Tout est là : un style très agréable, une histoire intéressante, et des personnages auxquels on s’attache sans soucis. C’est un très beau livre, ne passez pas à côté !Un résumé ainsi qu'un extrait de ce livre sont disponibles sur mon site.

Artsouilleurs
26/05/09
 

Sweet home Une famille meurtrie par la disparition de la mère, qui tente de se retrouver.Beaucoup de sensibilité et une description très vraie d'êtres écorchés vifs

beraud@archimed.fr
03/11/15
 

Sweet home Une famille meurtrie par la disparition de la mère, qui tente de se retrouver.Beaucoup de sensibilité et une description très vraie d'êtres écorchés vifs

90010532
19/09/14
 

Je craignais un peu l’univers plombant que j’imaginais trouver dans ce roman. A lire une filiation avec Olivier Adam, j’avais un peu peur de me retrouver dans l’état désastreux qu’avait induit la lecture de Bord de mer de Véronique Olmi sur moi. Que nenni. Il y a chez Arnaud Cathrine une profonde pudeur mâtinée d’élégance, qui n’empêche pas l’identification mais nous garde de toute plongée morbide. C’est extrêmement maîtrisé, et n’agresse pas du tout. Une famille se retrouve chaque été à la mer dans la maison familiale, la mère est gravement dépressive et finira par mettre fin à ses souffrances. Autour d’elle, puis de son absence, se construisent les enfants, se défont le père et l’oncle. A trois époques, 1983, 1990 puis 2003 (ce qui au passage ne fait pas « tous les 10 ans » comme le stipule la 4° de couv, et qui est repris par erreur absolument dans toutes les critiques du net…), on se retrouve dans cette station balnéaire du bord de Manche, avec la parole de chacun des enfants alternativement. Lily ouvre le bal, à 13 ans. Vincent, son jumeau, prend le relais, à 20 ans. Puis Martin crie son désespoir, à 23 ans. «Si seulement les morts pouvaient conclure ! » Ce roman se lit d’une traite et parle directement à la corde sensible en nous qui n’a pas réglé ses problèmes familiaux. Sylvie Sagnes

SagnesSy
07/09/12
 

Le titre est paradoxal voire ironique pour ce roman, où la maison familiale n’est pas un havre de paix ; bien au contraire… Le récit a pour décor une villa de vacances en Normandie (La Viguière), où une famille normale semble passer chaque été deux mois de vacances normales. Mais sous ce vernis de plénitude se cache une tribu où chaque membre « porte sa croix ». Les deux jumeaux Vincent et Lily commencent à s’ennuyer ferme à chaque séjour estival. La mère, Susan, est dépressive mais sauve maladroitement les apparences. Le climat est pesant entre le père et l’oncle (un ménage à trois tacite) et le petit Martin est nonchalamment au cœur de la tourmente, avec pour seul réconfort son doudou. Ce roman à trois voix aborde trois étés différents séparés chacun d’une dizaine d’années. La situation familiale se complique toujours un peu plus, la tension entre les membres de la famille est palpable jusqu’au dénouement tragique…Un récit sombre où la noirceur va crescendo et où les non-dits, les secrets de famille sont les acteurs inertes du drame. Mais quelle famille (réelle ou imaginaire) peut affirmer que tous ses membres sont heureux ? Arnaud Cathrine nous interroge grâce à ce récit dérangeant, mais ô combien réaliste d’une famille comme les autres.

SophieC
09/03/10
 

Je pense honnêtement que les lecteurs d'Olivier Adam peuvent se reporter sur Arnaud Cathrine : il y a une grande ressemblance entre les deux écrivains, un même univers... Et la coincidence a également voulu que tous deux sortent pour 2005 un roman autour du deuil et la perte d'une mère (suicidée, en sautant d'une falaise, laissant une famille désemparée et scindée). Dans "Sweet home", l'histoire est contée par les trois enfants, à dix ans d'intervalle. Lily a dix-sept ou dix-huit ans, très complice avec sa maman elle ne pourra malgré tout la sauver de sa dérive. A leurs côtés, il y a le frère jumeau, Vincent, et le petit dernier de trois ans, Martin, et aussi le père/mari et l'oncle Remo (qui boit trop). Comment vivre après la mort ? Comment ça va la vie après la mort ?... Mal, très mal. Ce livre, c'est un peu un exercice de deuil : trois largués, trois désoeuvrés, qui tentent de survivre au naufrage. Entre les frères et soeurs, un dialogue de sourds va s'ouvrir : en partant, la mère a ouvert des brèches faiblement colmatées, des cicatrices mal cautérisées. Le constat sera amer, quelques vingt ans après : faire ce que l'on peut, avec un trou dans le ventre, devenir qui l'on croit bon devenir, avec cet enthousiasme gris... - "On aura beau dire, nos constructions hasardeuses ne parviennent pas à se passer d'elle... Il faut du courage et de l'amour autour de soi pour aimer la vie maintenant". Certes, ce n'est pas gai non plus. Mais c'est fluide et cotonneux, on se berce dans ce drame familial, attendri par cette tribu d'éclopés. "Drôle de génération, on vous a donné toute liberté et vous voilà tous égarés à ne pas savoir qu'en faire, sinon tout et n'importe quoi..." - et c'est vrai, la peine existe, un peu rabat-joie et lugubre, mais il y a une étincelle derrière tout ça qui me donne à dire que c'est "superbe" !

Clarabel
23/02/09

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.10 cm
  • Poids : 0.28 kg

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