Tandis que j'agonise

FAULKNER, WILLIAM

livre tandis que j'agonise
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 16/01/73
LES NOTES :

à partir de
7,10 €

SYNOPSIS :

« Je lui avais dit de ne pas amener ce cheval, par respect pour sa défunte mère, parce que ça n'a pas bonne façon de le voir caracoler ainsi sur ce sacré cheval de cirque, alors qu'elle voulait que nous soyons tous avec elle dans la charrette, tous
ceux de sa chair et de son sang ; mais, nous n'avions pas plus tôt dépassé le chemin de Tull que Darl s'est mis à rire. Assis sur la banquette avec Cash, avec sa mère couchée sous ses pieds, dans son cercueil, il a eu l'effronterie de rire ! »
3 personnes en parlent

Anse Budsen accompagné de ses cinq enfants va enterrer sa femme ,selon ses dernières volontés, dans le cimetière de sa ville d'origine a plusieurs kilomètre de là. A cause de nombreux incidents qui vont émaillés leur voyage il leur faudra plusieurs jours pour arriver a destination et le corps se décompose a la chaleur. Ce voyage peu a peu tourne au calvaire.Oeuvre et style inclassable, ce roman de monologue intérieur où a chaque chapitre on se glisse dans la tête d'un des protagonistes nous emmène dans le sud de l'Amérique où l'on assiste a un enterrement dans un état où les infrastructures routières sont inexistantes. L'épopée de la défunte et de sa famille prend des allures de déroute. Pendant la lecture, on pense a "En attendant Godot" de Beckett car ce livre se prêterait bien a une adaptation théâtrale. Une farce tragique où autour de cet enterrement vient se greffer des évènements anecdotiques mais aussi cruels et dont les pensées des acteurs de ce récit ne sont pas tourner vers le recueillement mais sur leurs propres obsessions. Le père ne pense qu'a s'acheter un dentier, Darl a canaliser sa folie, Jewel a son cheval, Cash a sa boite a outil et Dewey Dell a faire passer le fruit de ses amours avec un ouvrier agricole.Une comédie dramatique écrite dans un mélange de patois parlé qui donne a ce récit son authenticité et un style propre. Un style qui peut dérouté mais fascine par sa construction élaboré . Un chef d'oeuvre.William Faulkner est un des plus grand écrivains américains dont l'oeuvre (couronnée par un prix Nobel de littérature) a marqué beaucoup de générations d'écrivains.

Zembla
12/10/13
 

Mississipi. Le soleil cogne sur les champs de coton et de maïs. Chaleur moite qui colle sur les chemises rapiécées, puant la sueur et la crasse miséreuse. Pénibilité suffocante, indigence viscérale semblent le lot des habitants. Au loin, le doux chuintement d’une scie s’échappe d’un vieil hangar branlant. L’orage menaçant ne trouble en rien la fausse quiétude qui règne en ces lieux. Addie Bundren se meurt. De son lit, elle veille aux préparatifs de son cercueil. Anse, patriarche édenté contemple l’agitation sur le seuil de sa véranda, étranger à ce bouillonnement incessant, il ne cesse de penser aux dents qu’il pourra s’acheter.C’est lui qui devrait être là dans ce cercueil, au milieu de la charrette, enfin, c’est ce que pensent les fermiers voisins, mais c’est bien lui qui mène les mules vers Jefferson. L’accompagne dans ce convoi funéraire : Cash, le charpentier boiteux, leur fils ainé, Darl au regard transparent et absent, Jewel, le préféré d’Addie, Dewey Dell, la fille aux yeux plein de dureté qui porte un lourd secret et Vardaman. Bravant la pluie, exhibant leur misère, la famille Bundren va devoir faire preuve de solidarité et de persévérance pour affronter la rivière en crue afin d’acheminer leur défunte mère aux côtés de ses parents et accomplir ainsi ses dernières volontés. Chacun porte en soi les stigmates et les cicatrices du passé familial, cachant leur secret dans le silence pesant du recueillement. Et soudain, le rire profanateur de Darl vient rompre cette morne litanie, tintant insolemment sur les parois du cercueil.William Faulkner nous dresse le portrait d’une Amérique gisant dans la pauvreté et la naïveté, la trahison et le mensonge, l’hypocrisie et la vénalité. En faisant parler tour à tour les familiers de la défunte, en centralisant les évènements autour de cette dernière, le monologue d’Addie, placé au cœur de l’ouvrage prend une toute autre importance.Une odyssée en forme de farce rocambolesque, une quête du deuil ou chacun trouvera une issue quel qu’en soit le prix, même Darl pour qui « ce monde, c’est pas un monde pour lui, et cette vie, c’est pas une vie pour lui non plus » (page 245). PM

Pasdel
14/05/13
 

"Tandis que j'agonise" de William FaulknerTandis que j'agonise, de William Faulkner, qui se déroule dans son comté fictif de Yoknapatawpha situé dans le Mississippi, raconte le décès d'Addie Bundren et le transport de son corps par sa famille vers sa ville d'origine, Jefferson.Le roman est construit sur un récit fragmenté en cinquante-neuf chapitres qui correspondent à autant de monologues intérieurs des quinze narrateurs et où se succèdent la tragédie et la farce grotesque.Autant de points de vue pour tenter de saisir la vie qui continue.Un cerceuil à l'arrière, la route devant eux..."Anse Bunden restait debout, voûté, dolent, les yeux fixés sur la route vide, par delà le pont qui oscillait et qui tremblait. Et toujours cette fille avec son panier de victuailles à un bras et son paquet sous l'autre. En route pour la ville, tout simplement. Décidée à y aller. Ils risqueraient le feu, la terre, l'eau et le reste rien que pour pouvoir manger une pochetée de bananes. Je dis : "Vous auriez dû retarder d'un jour. Ca aurait baissé un peu d'ici demain matin. Il ne pleuvra peut-être pas cette nuit. Et ça ne pourrait pas monter plus haut."Il dit: "Elle compte sur ma parole. Je la lui ai donnée". DARL"Devant nous l'eau coule, épaisse et noire. Sa voix monte vers nous en un murmure continu et multiple. La surface jaune est monstrueusement boursouflée de tourbillons fugitifs qui courent un instant à la surface, silencieux, éphémères et profondément significatifs ; comme si, justesous la surface, quelque chose d'énorme et de vivant s'éveillait d'un sommeil léger pour y retomber après quelques instants de paresseuse activité". TULL"Il était quasiment minuit et il avait commencé à pleuvoir, quand il nous a réveillés. C'était une vilaine nuit, avec cet orage dans l'air ; une de ces nuits où on peut s'attendre comme qui dirait à tout, avant qu'on ait pansé les bêtes, qu'on soit rentré dans sa maison, qu'on ait soupé, qu'on se soit couché, avec la pluie qui commence à tomber". PEABODY"Quand Anse s'est enfin décidé de lui-même à me faire appeler, j'ai dit : "Il a fini par avoir raison d'elle." Et j'ai dit c'est bougrement heureux, et au premier abord, j'ai eu envie de n'y pas aller. Je craignais, au cas où il y aurait quelque chose à faire, de me trouver dans l'obligation de la tirer de là, nom de Dieu." MOSELEY"J'ai levé les yeux, comme par hasard, et je l'ai vue derrière la vitre, qui regardait à l'intérieur. Pas tout contre la vitre, et sans regarder un objet plutôt qu'un autre. Debout, tout simplement, la tête tournée de ce côté, les yeux en plein sur moi, des yeux vagues pour ainsi dire, comme si elle attendait qu'on lui dît signe. Quand je l'ai regardée à nouveau, elle s'avançait vers la porte". VARDAMAN"Darl, Jewel, Dewey Dell et moi, on monte la côte derrière la charrette. Jewel est revenu. Il est arrivé sur la route et il est monté dans la charrette. Il était à pied. Jewel n'a plus de cheval. Jewel est mon frère. Cash est mon frère. Cash a une jambe cassée. Nous avons arrangé la jambe de Cash pour qu'elle ne lui fasse plus mal. Cash est mon frère. Jewel est mon frère aussi, mais il n'a pas de jambe cassée". TULL"Il était dix heures quand je suis revenu avec les bêtes de Peabody attachées derrière ma charrette. On avait déjà ramené la voiture de l'endroit où Quick l'avait trouvée, sens dessus dessous en travers du fossé, à environ un mile de la source. On l'avait mise sur le côté de la route, près de la source, et une douzaine de charrettes étaient déjà là. C'est Quick qui l'a trouvée. Il a dit que la rivière était haute et montait toujours. Il a dit qu'elle avait déjà dépassé la ligne de crue la plus haute qu'il ait jamais vue sur la pile du pont."

Seitek
13/06/09

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.16 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : MAURICE-EDGAR COINDREAU

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