Temps difficiles

DICKENS, CHARLES

livre temps difficiles
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 02/05/85
LES NOTES :

à partir de
9,20 €

SYNOPSIS :

Le roman le plus engagé de dickens. Les temps difficiles, ce sont les débuts de la révolution industrielle qui transforme l'aimable campagne anglaise en un pandémonium d'usines, de canaux, d'installations minières, de fabriques, d'entrepôts, de banlieues misérables où vit à la limite de la survie le prolétariat le plus exploité qui sans doute fût jamais. sous un ciel de suie, coketown, la ville du charbon (manchester en réalité), est d'autant plus l'image de
l'enfer que la classe ouvrière n'y est pas encore organisée et qu'elle apparaît ainsi comme la victime toute désignée de politiciens sans scrupules et d'une bourgeoisie, parfois compatissante et troublée dans son confort moral, mais toujours persuadée de la divinité de ses droits. Le roman de dickens correspond point pour point à l'analyse qu'en ces mêmes années et dans cette même angleterre, fr. engels entreprenait de la naissance du capitalisme moderne.
3 personnes en parlent

Lecture longue, lente et peu gratifiante.Si je comprends le choix du style ampoulé majoritairement utilisé, pour traduire la bouffissure de deux personnages aux rôles majeurs, sur la distance c'est pénible et ça m'a usée. En outre, l'histoire m'a semblé décousue car d'un chapitre à l'autre nous nous focalisons sur un personnage différent. Certes nous finissons par retrouver les mêmes mais cette façon de passer de l'un à l'autre ne m'a pas convaincue. Pourtant, quand on prend la peine de se plonger dans le roman, on finit par se laisser happer, tant les qualités de Dickens pour caractériser les personnages sont excellentes (personnages masculins essentiellement ; les femmes sont assez inconsistantes, s'expriment généralement comme des cruches et leurs comportements sont involontairement stéréotypés ). J'ai apprécié l'idée de montrer une ville industrielle avec sa pollution, son aspect pas glamour, ses hommes d'affaires et ses ouvriers mais je regrette que Dickens n'ait pas plus utilisé ce sujet justement.La fin est un sommet de niaiserie et m'a achevée.

mycupoftea
26/12/15
 

Dans la ville (imaginaire) de Coketown, Monsieur Gradgind a enseigné a ses enfants tom et Louisa une éducation où l'utilitarisme est le maître mot et où le divertissement est banni. De cet enseignement en sortira un fils qui travaillera dans une banque et une fille qui épousera un homme nanti, égoïste et de surcroît de 35 ans son aîné. Un mariage sans amour mais pragmatique jusqu'au jour où un jeune dandy rentre en scène, Harthouse et risque de faire voler en éclat cette éducation.Pas le roman de Dickens le plus connu mais sûrement le plus engagé socialement par une dénonciation de l'éducation rationnelle pratiquée sur les jeunes anglais et l'exploitation des plus démunis par les classes dominantes.On suit l'évolution de cette famille tenant de l'utilitarisme en voyant le résultat de cette philosophie, le camp des ouvriers n'étant représenté que par des personnages marquants mais secondaires.Ce livre est un livre a charge et revendiqué comme tel où l'on voit le fossé qui sépare les nantis et les pauvres.On retrouve dans ce livre le plaisir de lire du Dickens avec son humour malgré un thème sombre et ses personnages marquants. La qualité d'écriture est parfaite avec cette aptitude a dresser le portrait d'un personnage en quelques mots et tournures bien senties et de nous décrire un paysage en quelques phrases.Un classique a (re)découvrir pour un plaisir de lecture complet et qui me donne envie de relire ses oeuvres phares comme "Oliver Twist" et "David Copperfield". http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/

Zembla
27/11/13
 

Écrit en 1854 ce "Temps difficiles" est un roman social, mais à la sauce Dickens, c'est à dire avec des personnages flamboyants et du mélo, tout ce qu'il faut pour saisir et emporter le lecteur.Nous sommes à Coketown (Manchester) où nous assistons aux débuts de l'industrialisation, mêlant les différences sociales aux histoires d'amour, nous brossant de saisissants portraits du bourgeois ou de la masse ouvrière.C'est un roman dans lequel on a du grain à moudre en ce qui concerne les personnages détestables. Le petit garnement, Tom Gradgrind, par exemple, est à baffer du début à la fin (bon une très brève expiation nous est brièvement évoquée, mais...). Sa soeur Louisa lui voue une affection d'autant plus forte qu'elle est totalement irrationnelle, leur éducation ayant été toute basée sur l'utilitarisme, leurs sentiments étouffés. Mais le vrai thème de ce roman est peut-être la mise en miroir de deux modes de pensée très différents : l'un postulant que le système social est fondé sur le seul intérêt personnel, et l'autre admettant (en le payant ô combien chèrement) que les sentiments ont peut-être bien un vrai rôle à jouer.

SagnesSy
06/07/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.23 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : ANDHREE VAILLANT

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