Terre des oublis

DUONG-T.H

livre terre des oublis
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 29/08/07
LES NOTES :

à partir de
8,90 €

SYNOPSIS :

Alors qu'elle rentre d'une journée en forêt, Miên, une jeune femme vietnamienne, se heurte à un attroupement : l'homme qu'elle avait épousé quatorze ans auparavant et qu'on croyait mort en héros est revenu. Entre-temps Miên s'est remariée avec un riche propriétaire terrien, Hoan, qu'elle aime et avec qui elle a un enfant. Mais Bôn, le vétéran communiste, réclame sa femme. Sous la pression de
la communauté, Miên retourne vivre avec son premier mari. Au fil d'une narration éblouissante, l'auteur plonge dans le passé de ces trois personnages, victimes d'une société pétrie de principes moraux et politiques, tout en évoquant avec bonheur la vie quotidienne de son pays, ses sons, ses odeurs, ses couleurs... Terre des oublis, roman de l'après-guerre du Viêtnam, est un livre magistral.
18 personnes en parlent

En revenant d'une journée en forêt, Mien, jeune femme vietnamienne, trouve chez elle son mari, prétendument mort en martyr à la guerre il y a 14 ans. Mais voilà, entre temps, Mien s'est remarié avec un homme, Hoan, qu'elle aime, a un fils... Son ancien mari Bôn réclame son retour : Mien lui appartient. Pour sauver l'honneur, sous la pression de la communauté et convaincue de son devoir, Mien décide de le suivre : tout le village est du coté de Bôn, qui a servi le pays et a souffert pour lui. Mais Bôn n'a rien d'autre à offrir à Mien que son amour, et celle-ci n'en veut pas...Il faut dire que Duong Thu Hong raconte avec talent, au fil de ces 800 pages, la vie de cette femme, de ces hommes, de leur entourage, la vie de ces villages du Vietnam en fait. Ce livre prend aux tripes. Il y a de nombreux flash back qui aident à comprendre la présent des personnages, des véritables vies intérieures de ces individus imparfaits racontées. Certains passages paraissent un peu long, mais l'ensemble du livre est très réussi, très beau et émouvant, mais pas pathétique.

Alexandraaa
03/01/11
 

Alors que tout réussi à Miên et Hoan, un coup du sort fait réapparaître Bôn, le premier mari de Miên, que tous croyaient mort pendant la guerre du Viêtnam...Un récit passionnant, où l'amour est sacrifié au nom de l'honneur et de l'opinion publique. Mais est-il vraiment possible de renoncer au bonheur? Grandiose!

Mokona
15/11/10
 

Un long roman qui m'a marqué. J'ai bien aimé le style de l'auteur, même si certains passages étaient vraiment durs à suivre. Ce que j'ai apprécié par dessus tout c'est de pouvoir découvrir une autre culture, ses traditions et coutumes à travers la lecture d'un livre. On s'attache bien vite aux personnages, on voyage avec eux. Un livre assurément à lire. Lady K

LadyK
19/10/10
 

Terre des oublis, dense et long roman de huit cents pages de la vietnamienne Duon Thu Huong, s’écoule avec la même fluidité chargée d’ampleur, pour conter une histoire trop connue : le retour d’un soldat porté disparu que l’on croyait mort, Bôn. Car Duong Thu Huong ne fait rien que transcrire la vie de ses personnages : ce qu’ils font, voient, entendent, pensent et disent. Elle leur donne, et, surtout, leur laisse suffisamment de souffle, pour que nulle part le lecteur ne soit tenté de décoder quelque vaste dessein de l’auteur. La calme évidence de ses personnages, fussent-ils en proie aux doutes les plus torturants, suffit. Une histoire simplement rapportée, avec simplicité et grâce (et l’on ne peut que louer une traduction qui arrive ainsi à en convaincre). Point de procédés pesamment sentis, pas d’effets de manche, hormis le souci de la justesse et du rythme, obtenu par des procédés aussi simples que le dialogue ou la mise en italique des pensées des personnages, toujours brèves, mais fréquentes. De cette alternance naît un équilibre où la lassitude ne se fait jamais sentir, marque certaine des qualités de l’écrivain.

Sele
08/03/10
 

Le Vietnam : terre de passion ! Derrière la façade d’un Vietnam prude, où la vie est dure, se cache une sensualité débordante. Les paroles sont libres, parfois crues et vous emmènent au cœur du désir et des souffrances des personnages, au rythme d’une narration palpitante.C’est un roman qui vous dépasse, vous déborde. On en ressort éprouvé, bouleversé.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Lu à sa parution...l'éditeur a tout dit, ce qui est dommage...J'avais beaucoup aimé ce livre qui situe au Vietnam une histoire fréquente: "pauvre soldat revient de guerre..." le retour de Martin Guerre et...la Fille de l'allemand; dans la vie, c'est arrivé au retour des guerres mondiales, du Vietnam, d'Algérie...thème rebattu donc mais traité avec finesse et une dimension personnelle berthe

afbf
25/08/14
 

Le Vietnam, des années après la guerre avec les États-Unis. Au petit village nommé « le Hameau de la Montagne » vit un couple heureux, passionnément amoureux, marié depuis longtemps et ravi de leur petit garçon et de leur vie tranquille, aisée et remplie de tendresse.Soudain, c'est le drame, brutal, sans préavis, qui vient tout remettre en question : Mièn, la jeune femme, voit devant sa maison un homme décharné et sale qui la dévore des yeux. Tout le village est là, guettant sa réaction. Comment va-t-elle prendre le retour, quatorze ans plus tard, de ce premier mari déclaré mort officiellement par les autorités ?Dans ce Vietnam communiste, l'idée de patrie, de sacrifice pour la terre natale, est sacrée. Bôn est de retour, Bôn a donné sa santé, sa jeunesse, son sang pour que les « autres de l' arrière » vivent bien. Tandis qu'il se traînait blessé dans la jungle, s'égarait de nombreux mois et années au Laos, Hoan s'enrichissait et épousait sa propre femme, l’amour de ses dix-sept ans , celle qui lui a été donnée juste avant l'appel sous les drapeaux. Alors, fou d'amour, de jalousie, de regrets de cette vie gâchée, comment peut-il faire autrement que de réclamer son dû ?Ce n'est pas une histoire à la Martin Guerre, il n'y a pas de supercherie, personne n'essaie de profiter de la situation, sauf cette garce de Kim Lièn qui a réussi à se faire épouser en premières noces par le naïf Hoan après un traquenard grossier.Nous voyons ici se jouer plusieurs destins dans ce triangle amoureux d'un genre nouveau. Les valeurs d'honneur et de vertu sont défendues au nom de la tradition, le choix de Mièn (mais a-t-elle vraiment le choix, tous les yeux sont braqués sur elle, peut-elle refuser un mari-héros, qui a sacrifié sa jeunesse tandis que son amoureux Hoan était exempté de guerre?)L'amour fou habite chacun des personnages, en lutte avec le devoir, l'obéissance à la tradition ancestrale, l'influence de la pensée confucéenne pour laquelle l'intérêt général prime l'intérêt particulier, qui prône le respect des anciens et des valeurs traditionnelles.Un Vietnam vivant se dessine ici, avec ses paysages de forêts et de montagnes, ses villes, ses traditions familiales, sa cuisine, ses odeurs. Une grande sensualité s'exprime, entre recettes de cuisine, parfums, fragrances des fleurs et des hommes, émois de la chair comblée ou assoiffée d'extase. L'auteur nous fait littéralement « vivre » le Vietnam, en une langue riche, ondulante, enveloppante, hautement évocatrice lors de véritables tableautins au pinceau raffiné et précis.Pourtant, l'idée qui va finir par dominer ce récit aux accents épiques ou fantastiques par moments, c'est que l'homme sort détruit, abêti, de ses années de guerre. Un jeune homme intelligent et prometteur progressivement se laisse détruire, pas seulement par l' amour propriétaire qui le mine, surtout par ce qu'il a vu et vécu lors des années de guerre.Un beau livre, fort, vivant, douloureux et sans concession, d'où la femme sort plus belle, grandie, éminemment respectable.Des scènes inoubliables : Bôn, épuisé, affamé, déshydraté, traînant dans la jungle le cadavre de son sergent, la tête de celui-ci protégée des vautours par une sorte de cage en tiges, afin de pouvoir lui rendre les derniers hommages. Les vautours qui attaquent et se posent sur le jambes du mort, rendant la tâche de plus en plus difficile pour le soldat harassé.L'attaque, par les Américains, de la colline 327. Le napalm qui brûle les vêtements des soldats, les bras et les jambes propulsés vers le ciel, le bruit assourdissant, la fumée, le gaz qui brûle les poumons : une vision d'apocalypse.Hanh, le fils de Mièn et de Hoan, les yeux bouffis et rouges après que les neveux de Bôn, sortes de petits animaux incultes et repoussants, lui ont jeté de la poudre de poivre dans les yeux.Les scènes où la sexualité est évoquée, notamment celle de Bôn, en une suite d'images crues mais pas vulgaires, le pénis et le vagin souvent désignés de façon imagée. Les visites au bordel, la course rapide dans les ruelles de la ville pour échapper à la police, le traquenard tendu par la prostituée pour extorquer de l'argent à Hoan sous la menace d'un policier complaisant et corrompu. Hebelín

hebelin
24/08/14
 

J’ai beaucoup réfléchi… J’entends aussi tout ce que l’on raconte. Tu vois, le peuple, il existe par moment, et par moment ce n’est qu’une ombre. Quand on a besoin de riz, le peuple, c’est le buffle qui tire la charrue… Quand on a besoin de soldats, on le recouvre d’une armure et on lui met un fusil dans la main. Puis quand tout s’achève, pour les fêtes, les banquets, on le met sur un autel, on le nourrit d’encens et de cendre, quant aux victuailles, c’est pour d’autres… Cocotcha

cocotcha
07/10/13
 

Voilà un roman qui m'a donné bien du mal. J'étais pourtant bien partie dans cette histoire d'amour aux accents de tragédie, et les 200 premières pages sont passées toutes seules. C'est après que ça s'est gâté : j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de longueurs et un défaut de construction dans la narration. Le fait d'alterner les points de vue des trois personnages sans finalement jamais les mêler finit par plomber le récit, qui n'en demandait pas tant au vu déjà des longs monologues intérieurs de chacun des deux hommes et des longs passages qui racontent leur passé. J'ai trouvé les passages sur la guerre et la folie de Bôn beaucoup trop longs (surtout l'histoire du cadavre du sergent et des vautours, c'est tellement long que ça en perd toute force émotionnelle), de même que les atermoiements de Hoan (le deuxième mari) face aux impérieux besoins de la chair et aux turpitudes de la prostitution. Ce qui m'a gênée aussi, c'est que Miên, qui est pourtant au centre de ce triangle amoureux, est finalement le personnage qui a le moins d'épaisseur : symbole d'un pays où les femmes sont soumises à leur mari et à la loi ? De plus, le personnage de Bôn m'a agacée au plus haut point et je n'ai absolument pas réussi à éprouver de la pitié pour ce parasite à moitié fou. C'est dommage car il y avait ici tous les ingrédients pour écrire un grand roman, et ça transparaît dans certains passages, assez beaux.

fashiongeronimo
22/07/12
 

A travers ses trois personnages principaux, Duong Thu Huong nous offre trois prismes de découvertes du Vietnam. Bôn, en tant qu'ancien combattant survivant de la guerre contre les Etats-Unis sera l'occasion de revenir sur les combats et la vie des "Viet" dans la jungle. Avec Hoan, c'est le Vietnam urbanisé, en développement économique, le tout dans un régime communiste. Quant à Mien, elle incarne la place de la femme dans la famille vietnamienne traditionnelle et le poids de la culture et des traditions qui guident les actes.[...]Lourd de sept-cent pages, Terre des oublis relate une belle histoire d'amour marquée par le poids des traditions et de la culture dans une société patriarcale où la femme endosse un rôle soumis. Une plongée intéressante dans un univers très différent de mes lectures habituelles. Miss Alfie

MissAlfie
02/06/12
 

Dans ce roman, deux thématiques selon moi émergent: le problème du devoir qui est ici lié à la condition féminine et une photographie en couleur de la société vietnamienne après guerre. Dans la tradition confucéenne, la société ne peut tenir que si elle est organisée et structurée en forme pyramidale (comme c'était le cas pour l'Europe au temps de la féodalité). La question que pose le roman est: dois-je continuer à vivre ma vie présente auprès d'un époux que j'aime ou devrais-je obéir au devoir et à la loyauté et pour cela retourner vivre ma vie avec mon premier mari que je croyais mort au combat et pour qui je n'ai plus aucun sentiment? Le personnage occidental aurait tranché la question. Cependant, le personnage féminin de ce roman est pétrie de principes confucéens nourris par des siècles d'histoire et lourdement ancrés dans l'inconscient collectif. Pour elle, l'individu doit tout au groupe. Son existence n'a de valeur que si elle est associée au destin collectif. De ce fait, elle est placée devant un dilemme de conscience. Or l'importance du roman est aussi un lent acheminement vers l'affranchissement du poids du groupe. La femme fera un choix définitif et prend conscience que son destin, sa vie et ses désirs dépassent les exigences morales d'une société traditionnelle. Elle le paiera bien sûr mais tout a un prix...La problématique du roman est selon moi de se dire: les traditions sont nécessaires mais la société et le progrès ne peuvent se faire que si les individus se donnent le droit d'être égoïstes. Car l'individualité peut amener la collectivité vers l'innovation et par là vers l'amélioration des conditions de vie. La figure qui l'incarne le mieux , je pense, est le deuxième époux de Miên. D'ailleurs son prénom est Hoan qui veut dire "Noble" en autre. Le deuxième pour moi est concentré sur le destin de Bôn (qui veut certainement dire le troisième dans le rang des naissance), le premier époux. A bien regarder, son sort n'est pas enviable. Son animalité, ses traumatismes liés à la guerre l'entraînent vers les bas-fonds. De la figure du "héros libérateur", il devient un fantôme, errant dans les cimetières. La guerre l'a détruit. Il est l'ombre de lui-même et cesse d'exister aux yeux d'une société qui maintenant le rejette car il fait partie d'un mauvais passé. Au delà de ces considérations de l'auteur, on peut saluer, à mon sens, son écriture charnelle et onctueuse lorsqu'elle décrit la femme vue à travers les hommes qui la chérissent. C'est aussi une écriture qui privilégie l'odorat et la vue lorsqu'elle peint l'art culinaire du pays ou de ces marchés. Victoire

tran
27/04/12
 

Miên vit dans un hameau perdu au coeur du Vietnam. Epouse d'un riche commerçant, tout bascule le jour où son premier mari, que tout le monde croyait mort, revient de la guerre après 14 ans d'absence. Miên décide de retourner vivre avec lui, contrainte par le poids des traditions et la communauté, éprouvant à la fois de la haine et de la pitié pour cet homme diminué mais fou d'amour pour elle. Mais elle ne peut oublier Hoan, son second mari, qui décide de quitter le village pour retourner commercer en ville. Trois âmes torturées, trois destins liés où le poids du passé, la souffrance d'aimer sont magnifiquement contés par cet auteur avec subtilité et poésie. DUong Thu Huong sait décrire avec talent les odeurs, les saveurs et les paysages de cette contrée si lointaine.

floaimelesmots
18/08/11
 

Appréciation : entre * et ** car livre pas mal mais des longueurs et des passages glauques. 795 pages.L'histoire : Alors qu'elle rentre d'une journée en forêt, Miên, une jeune femme du Hameau de la Montagne, au coeur du Vietnam, se heurte à un attroupement : l'homme qu'elle a épousé il y a quatorze ans, et donné pour mort à la guerre depuis longtemps, est revenu. Elle est remariée avec Hoan qu'elle aime et avec qui elle a eu un fils. Mais son premier mari réclame sa femme. Sous la pression de la communauté et du parti, elle se résout à retourner vivre chez son premier mari et y vit un calvaire.Une société machiste où les femmes font le thé, les biscuits au soja et la bouillie de riz, où les rumeurs vont bon train et détruisent les familles. Le décor est planté avec talent grâce à de longues descriptions. On ne peut rester insensible à la souffrance des deux maris et de Miên et à leurs destinées.J'ai failli renoncer plusieurs fois à aller au bout de ce pavé mais l'envie de connaître le sort des personnages m'a fait tenir. Je regrette les trop nombreux passages sexuels et la longueur de l'épisode qui raconte le retour du guerrier (j'ai bien compris que c'était pour montrer la dureté de ce qu'il a vécu, mais bon...)A noter : L'auteure de ce livre a été assignée à résidence à Hanoi pour déviance par le régime...NO COMMENT.

lucie38
29/04/11
 

Un super livre pour découvrir un aspect de la vie quotidienne des vietnamiens, leurs rites et pratiques. C'est un livre plein d'émotions, avec beaucoup de rebondissements assez inattendus.Lu pendant un voyage au Vietnam : formidable expérience.

bnj15
16/02/11
 

Miên est une jeune femme du Hameau de la Montagne, mariée avec Hoan, un riche propriétaire terrien qu'elle aime et qui lui a donné un fils. Ils sont heureux jusqu'au jour où, rentrant de la forêt où elle est allée en compagnie des autres femmes ramasser du miel, anxieuse sans raison, comme par pressentiment, elle se retrouve face à un attroupement dans sa propre maison : Bon, l'homme qu'elle avait épousé quatorze ans auparavant, dont la mort comme héros et martyr avait été annoncée depuis longtemps déjà, est revenu de la guerre, bel et bien vivant...Sous la pression de la communauté, des traditions séculaires, et parce que Miên est une femme d'honneur et qu'elle doit se soumettre à ce qu'elle considère comme son devoir, elle décide de retourner vivre avec Bon, abandonnant la mort dans l'âme et le coeur déchiré sa belle maison, son mari et son jeune fils. Elle tente courageusement de reprendre une vie commune qu'elle avait oubliée, et de ne plus penser à son bonheur perdu. Mais Miên parviendra-t-elle à aimer cet homme devenu un étranger, pour lequel elle ne ressent tout d'abord que pitié et dégoût ?Miên fait montre d'un courage, d'une tenacité et d'une droiture peu communes, et l'auteur nous livre un beau portrait de femme, dans toutes ses contradictions, sa profondeur, sa force et ses faiblesses. Bon, quant à lui, seulement obnubilé par le désir de faire un enfant à Miên, désespéré par son impuissance, hanté par des fantômes venus tout droit des champs de bombes, est tour à tour terriblement attachant (et pathétique), ou bien horripilant dans sa folie et son entêtement. Par comparaison, Hoan apparaît au début du récit bien falot, mais on s'attache à lui lorsqu'il sombre dans la déprime après le départ de Miên, et qu'on le suit dans ses aventures rocambolesques dans le monde de la prostitution, puis tout au long de sa lente remontée vers un nouvel espoir de vie heureuse.J'ai dévoré ce livre magnifique...Suite sur les lectures de Lili Liliba

liliba
22/12/09
 

Terre des Oublis est un roman qui fait voyager et qui est totalement dépaysant. Les descriptions des paysages du Vietnam sont magnifiques et très poétiques.Le Vietnam d'après-guerre nous apparait figé dans ses valeurs, respectueux des traditions, et cette société, qui impose sa loi, fait passer le bonheur après le respect des principes moraux et du devoir de la femme. On assiste, incrédule, à la destinée de ces 3 vies gâchées.Mais (car il y a un mais) le style très descriptif et narratif m'a donné une sensation d'immobilisme et de lenteur. Le recours très fréquent aux "flash-back" est excessif à mon goût. Jusqu'à la fin, je l'avoue, je suis restée spectatrice du livre, sans jamais vraiment m'impliquer.Au final, une impression mitigée et une incapacité à dire si j'ai aimé ou non ce livre.

Argantel
21/12/09
 

Le Vietnam : terre de passion ! Derrière la façade d’un Vietnam prude, où la vie est dure, se cache une sensualité débordante. Les paroles sont libres, parfois crues et vous emmènent au cœur du désir et des souffrances des personnages, au rythme d’une narration palpitante.C’est un roman qui vous dépasse, vous déborde. On en ressort éprouvé, bouleversé.

Coup de coeur Alors qu’elle rentre d’une journée en forêt, Miên, une jeune femme du Hameau de la Montagne, situé en plein cœur du Viêtnam, se heurte à un attroupement : l’homme qu’elle avait épousé quatorze ans auparavant, dont la mort comme héros et martyr avait été annoncée depuis longtemps déjà, est revenu. Miên est remariée avec un riche propriétaire terrien, Hoan, qu’elle aime et avec qui elle a un enfant. Bôn, le vétéran communiste, réclame sa femme. Sous la pression de la communauté, Miên, convaincue aussi que là est son devoir, se résout à aller vivre avec son premier mariDans ce roman fleuve de 800 pages qui charrie quelques alluvions et beaucoup d'histoires anciennes douloureuses, c'est tout le Viêt-nam et ces gens traumatisés par la guerre qui renaissent sous la plume fabuleuse de cette grande dame vietnamienne, Duong Thu Huong

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.34 kg
  • Langage original : VIETNAMIEN

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