Terreur

SIMMONS, DAN

EDITEUR : ROBERT LAFFONT
DATE DE PARUTION : 18/09/08
LES NOTES :

à partir de
13,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

1845, Vétéran de l'exploration polaire, Sir John Franklin se déclare certain de percer le mystère du passage du Nord-Ouest. Mais l'équipée, mal préparée, tourne court; le Grand Nord referme ses glaces sur Erebus et Terror, les deux navires de la Marine royale anglaise commandés par Sir John. Tenaillés par le froid et la faim, les cent vingt-neuf hommes de l'expédition se retrouvent pris au piège des ténèbres arctiques. L'équipage est, en outre, en butte aux assauts d'une sorte d'ours polaire à l'aspect prodigieux, qui transforme la vie à bord en cauchemar éveillé. Quel lien unit cette "chose des glaces" à Lady Silence, jeune Inuit à la langue coupée
et passagère clandestine du Terroroe Serait-il possible que l'étrange créature ait une influence sur les épouvantables conditions climatiques rencontrées par l'expéditionoe Le capitaine Crozier, promu commandant en chef dans des circonstances tragiques, parviendra-t-il à réprimer la mutinerie qui couveoe Désigné comme l'un des dix meilleurs livres de l'année 2007 par Entertainment Weekly et USA Today, Terreur arrive enfin en France. S'inspirant d'une histoire authentique - celle de l'expédition Franklin, qui passionna l'Angleterre victorienne -, Dan Simmons livre un roman sombre et grandiose, d'une intensité dramatique et d'un souffle exceptionnels.
10 personnes en parlent

Voilà du lourd, du très très lourd. Et je ne parle pas de la taille, de l’épaisseur et du poids du livre, fort imposant cela dit. Dan Simmons, que je découvre ici, nous entraîne dans une aventure des plus oppressantes, inspirée d’un fait réel, et habilement teintée de fantastique histoire de combler les zones d’ombres qui entourent l’expédition. Je suis tombée sous le charme de Simmons et de son talent de conteur. Je reste sans voix devant un tel souci du détail, je n’ose imaginer la quantité de documentations consultées par l’auteur pour reconstituer si précisément une expédition dont on sait encore peu de chose sur le déroulement de sa fatale issue. Le mode de vie des marins de l’époque est d’une précision confondante, rien ne nous est épargné, pour mieux nous immerger dans l’histoire, le contexte, la mentalité d’alors. Il nous restitue tout dans les moindres détails, la gestion des vivres, les rôles des différents marins et officiers, la (sur)vie en milieu hostile.Les personnages cités sont nombreux, les principaux protagonistes ont réellement existé et Simmons s’est appuyé notamment sur des archives et des documents officiels. Ils sont pour la plupart très attachants et malgré leur nombre, on ne s’y perd pas. Le récit est touffu, l’atmosphère glaciale et la menace qui pèse lourdement sur des équipages du Terror et de l’Érebus contribuent à happer efficacement le lecteur. On est en effet pris dans les glaces en même temps que les deux navires, l’histoire est tellement bien menée et son suspens distillé au compte-goutte, que l’on savoure chaque chapitre. L’aspect fantastique et surnaturel est formidablement bien dosé, et n’est réellement développé que sur la fin, de manière à ne pas noyer le récit dans un mélange historico-délirant, qui aurait à mon sens, gâché l’intérêt documentaire du livre. On en apprend d’ailleurs beaucoup sur les conditions de vie et de déroulement d’une telle expédition à cette époque. Le courage, voire l’inconscience de ces hommes mal équipés pour vivre dans de telles régions est ahurissant et force l’admiration. Le sens du devoir et l’obéissance du marin envers ses supérieurs, le respect des différences de classes malgré les circonstances peuvent par contre laisser perplexe.Un excellentissime et haletant roman d’aventures, entre le documentaire et le roman historique, le récit fantastique et le voyage initiatique. Premier coup de cœur de l’année pour moi.

un flyer
04/04/09

Dan Simmons à écrit un excellent livre d'aventure dont on ne s'ennuie pas un seul instant. L'écriture de l'auteur étant prenante et intelligente on retrouve donc ici un grand roman à ne pas louper si on aime frissonner.

BlackWolf
06/02/11
 

Terreur 1845. Une nouvelle expédition est lancée dans le Grand Nord sous le commandement de Sir John Franklin, un vétéran de l’exploration polaire britannique, pour y trouver le mythique passage du Nord-Ouest. Mais l’aventure tourne rapidement au cauchemar : piégés dans les glaces, mal équipés, les hommes doivent affronter le froid, la faim, la maladie et la « Terreur », cette « Chose des glaces » qui les déciment tour à tour. Dans ce journal de bord polyphonique, la narration est passionnante et troublante de réalisme par la précision des détails historiques, techniques mais aussi culturels et psychologiques. Inspiré d’une histoire authentique (*) et de la mythologie inuit, ce roman à la fois historique et fantastique nous fait réellement revivre dans notre chair, l’enfer glacé et enténébré qui emprisonna ces marins de l’extrême. Grandiose. (*) Lire « Tragédies polaires » de Pierre Vernay (910.4 VER) pour plus d’informations.

1845 : deux navires de la Royale Navy, l'HMS Erebus et l'HMS Terror, menés respectivement par les capitaines Franklin et Crozier, font route vers le grand nord arctique, pour trouver une voie au Pôle Nord. Deux ans plus tard, les bateaux sont toujours coincés sur la banquise, pris au piège de glaces qui ne veulent pas fondre, même en été.Les réserves de nourriture s'épuisent comme les hommes, ravagés par le scorbut. Et pour corser le tout, une créature massacre petit à petit les marins.1050 pages d'engelures, de vomissements et de dents qui tombent. Un roman parfait pour un voyage au Canada, n'est-ce pas ? Mais j'ai eu du beau temps, jusqu'à l'arrivée de l'ouragan Sandy (le volcan Islandais n'avait pas réussi à m'empêcher de revenir chez moi, alors ce n'est pas une petite garce de tempête qui va le faire cette fois-ci ! Remarquez, la dernière fois, j'avais demandé aux matelots de la Jeanne d'Arc, en escale à Québec, s'ils voulaient bien rapatrier une française chez elle. Ils avaient dit oui, mais 2 mois et demi pour arriver à Brest... Cette fois-ci, si la Jeanne d'Arc aurait encore navigué, pas sûr que je me serais embarquée dans cette galère après avoir lu le livre !)C'est le meilleur roman de Dan Simmons que j'ai lu. Bon ok, j'en ai pas non plus lu des tonnes : Ilium, L'Echiquier du Mal, Nuit d'Eté, Les Fils des Ténèbres, Les Chiens de l'Enfer.Tiré d'une histoire vraie (ben oui, les Anglais ont vraiment "perdu" les deux bateaux et leurs équipages), je n'ose même pas imaginer la somme de toutes les documentations que l'auteur a dû étudier pour écrire un roman si détaillé. Ne serait-ce que pour les effets du scorbut, le réalisme pousse à la gerbe !D'ailleurs, à la fin du pavé, de longues pages sont consacrées à la bibliographie dont s'est servi Dan Simmons. Et dire qu'il en sort souvent des romans... c'est hallucinant la force qu'ils déploient sur le lecteur ! J'ai été frigorifiée, terrorrisée, écoeurée, triste, étonnée. C'était un sacré livre.

Emmab666
30/01/16
 

Terreur 1845. Une nouvelle expédition est lancée dans le Grand Nord sous le commandement de Sir John Franklin, un vétéran de l’exploration polaire britannique, pour y trouver le mythique passage du Nord-Ouest. Mais l’aventure tourne rapidement au cauchemar : piégés dans les glaces, mal équipés, les hommes doivent affronter le froid, la faim, la maladie et la « Terreur », cette « Chose des glaces » qui les déciment tour à tour. Dans ce journal de bord polyphonique, la narration est passionnante et troublante de réalisme par la précision des détails historiques, techniques mais aussi culturels et psychologiques. Inspiré d’une histoire authentique (*) et de la mythologie inuit, ce roman à la fois historique et fantastique nous fait réellement revivre dans notre chair, l’enfer glacé et enténébré qui emprisonna ces marins de l’extrême. Grandiose. (*) Lire « Tragédies polaires » de Pierre Vernay (910.4 VER) pour plus d’informations.

beraud@archimed.fr
13/12/15
 

Toujours narré à la troisième personne, l'histoire est chapitrée de telle façon qu'un des membres de l'expédition soit au centre du chapitre. Si le capitaine Crozier est clairement au centre de l'histoire, Dan Simmons fait vivre l'histoire au travers des yeux de multiples personnages, de Sir John Franklin au matelot de base. Autant le procédé est connu, éprouvé et efficace, autant le début du livre, alternant entre plusieurs époques est à peine déroutant. Rien de bien méchant toutefois, l'histoire reprend rapidement un cours chronologique à quelques astuces de construction près.[...]L'histoire quant à elle monte tout de suite en puissance avec l'introduction du seul personnage féminin de l'histoire, Lady Silence, qui par son nom et sa description en fait nécessairement un personnage clé. Ensuite, ça ne cesse jamais de tenir le lecteur en haleine. La bête que les marins nomment la Terreur, qui règne autour des bateaux ajoute à cette tension. Est-ce une véritable bête ? Un mirage des marins ? Bref, à partir d'éléments réels, Dan Simmons arrive à créer une histoire, des relations entre les personnages et un univers complet, cohérent avec un soupçon de fantastique. Seul petit reproche, les deux ou trois scènes de cul qui émaillent le récit, si elles apportent un intérêt à la construction des personnages, sont foutrement mal écrites.[...]La force du truc, c'est que tout sort de l'imagination de l'auteur mais que l'ensemble reste parfaitement crédible et que cette imagination autour du héros n'est pas complètement niaise ou débile. Que, même moi qui ne suit pas particulièrement fan de mystique, on se laisse porter par le truc avec un plaisir non dissimulé. On finit par croire que tout ce qui est raconté est vrai. C'est sans doute ça qui fait que Terreur est ce formidable roman d'aventures fantastiques. Miss Alfie

MissAlfie
13/06/14
 

Un vrai ratage de la "cuisine d'assemblage" trop souvent chère à Dan Simmons...Publié en 2007 (et traduit en français en 2008), "Terreur" marque la contribution de Dan Simmons à l'enrichissement du formidable mythe de la disparition de l'expédition Franklin, évanouie corps et biens à partir de 1845-1846 à la recherche du passage du Nord-Ouest, au milieu du labyrinthe de glaces et d'îles du grand Nord canadien.Las, si le propos historique est extrêmement intéressant, pour tou(te)s les passionné(e)s d'explorations polaires et d'aventures humaines dans des conditions extrêmes, et si le sujet se prête tout particulièrement à développer une fable puissante sur l'arrogance occidentale, l'incompétence nobiliaire et la surconfiance en la technologie dont ce désastre fut l'emblème absolu, le traitement qu'a retenu Dan Simmons conduit à un véritable ratage.Succombant à ses démons coutumiers de la cuisine d'assemblage, l'auteur nous propose logiquement à la fois un récit de marine (mais Patrick O'Brian - avec Aubrey et Maturin -, Cecil Forrester - avec Hornblower -, voire Alexander Kent - avec Bolitho -, maîtrisent infiniment mieux la complexe description de l'intérieur de la rude et triomphante Royal Navy du XIXème siècle), un récit d'exploration et d'adversité (mais on reste loin de l'authenticité et de la qualité du Shackleton de "L'odyssée de l'Endurance"), une vague légende d'horreur (mais la mise en scène des mythes démiurgiques inuit y est bâclée, incohérente, et à contre-temps du récit). Enfin, la réappropriation du sort de l'expédition maudite avait été acomplie avec un tel talent et un tel brio par William Vollmann l'année précédente dans "Les fusils" (2006) que la comparaison renvoie inévitablement "Terreur" à son essence : une tentative de best-seller très documentée (l'exploitation de l'ensemble des sources disponible est en effet fidèle et presque exhaustive), qui s'écroule sous son propre poids (les longueurs et les répétitions, même pour Simmons, sont impressionnantes) et sous son absence profonde d'ambition et de propos.À ne lire que vraiment faute de mieux, donc, une fois que l'on a épuisé le talent des livres mentionnés ci-dessus...

Charybde2
08/06/13
 

Dan Simmons part d'un fait historique avéré et arrive à bâtir un récit où le fantastique a une grande présence. La description détaillée de l'expédition et de ses déboires m'a fait penser à certains romans de Jules Verne. Bien sûr les personnages de Simmons sont des fois moins nobles et bien plus complexes.Toutefois je regrette l'aspect répétitif de certaines énumérations : faire le compte de qui est vivant et de qui est mort plusieurs fois dans le roman m'a ralenti dans ma lecture.Je suis un peu déçu, je m'attendais à avoir un récit qui pourrait se rapprocher de Thing (il y a quand même une certaine similitude des éléments. Cela a été le cas au début. Mais la fin choisie par Simmons m'a parue décalée, un peu trop fantastique, presque onirique.

Chiwi
04/01/13
 

Au XIXème siècle, un équipage anglais embarque à bord de deux navires, le Terror, et l'Erebus, pour élargir les découvertes maritimes de l'empire britannique, et découvrir le passage du Nord-Ouest, très convoité et fantasmé par les marins de l'époque. Tout tourne mal lorsque les bateaux se retrouvent pris au piège des glaces Arctiques. Différents membres de l'équipage vont alors disparaître dans des circonstances plus qu'étranges...Le roman balance sans cesse entre récit dramatique et fantastique. On ne sait pas ce qui assaille les membres de l'équipage, et l'auteur sous-entend qu'une créature mythologique, ou fantastique, est à l'origine du désastre. Excellente lecture, beaucoup de suspens et de rythme. Je le conseille volontiers.

syannelle
03/09/11
 

19 mai 1945. Pôle arctique. La Royal Navy envoie deux navires, le HMS Erebus et la HMS Terror à la découverte du fameux passage nord-ouest qui lui permettrait de relier le continent asiatique par la mer. Sous le commandement de Sir John Franklin, les 129 membres des deux équipages s'apprêtent à affronter l'enfer blanc de la banquise. Face à l'immensité immaculée de ces terres encore mal connues, l'expédition tourne au drame. Décimée au fur et à mesure par le froid, la faim et la maladie, notre équipée se heurte à un danger bien plus grand : une créature surnaturelle surgie de la banquise sème la terreur… Inspiré de faits réels, ce roman de Dan Simmons n'est pas à proprement parler un roman historique : mêlant mythe et réalité, ce récit, plus que glacial par la minutie de ses descriptions, relate avec réalisme la tragédie vécue par les équipages des deux navires. Des engelures provoquées par la morsure du froid, en passant par les maladies liées à une alimentation peu adaptée (scorbut et consomption) ou la menace des ours blancs, les expéditions polaires de l'époque n'ont rien de voyages de complaisance. Les événements évoqués sont le fruit d'un travail de documentation méticuleux. Dès les premières pages du livre, l'on ne peut s'empêcher de frissonner et il est difficile de se défaire de cette lecture glaciale tant le récit est passionnant. Alternant des extraits du journal intime du Dr Goodsir et des chapitres narratifs, Terreur (dont le nom se rapporte aussi bien à l'un des navires de l'expédition qu'au nom attribué par les marins à la créature) traduit avec justesse cette peur de l'inconnu si caractéristique à l'homme. Et la dimension fantastique introduite par le monstre blanc n'enlève en rien la puissance du récit. Au contraire, elle confère au texte un aplomb qui paradoxalement, apporte un réalisme des plus effrayants...Malgré ses 1046 pages, ce pavé se lit avec un plaisir renouvelé à chaque chapitre, la fin du livre se référant à une bibliographie très complète. Seul bémol, le style de Dan Simmons est chargé. Ses phrases interminables et l'immense galerie de ses personnages ont parfois tendance à perdre le lecteur mais peu importe, Terreur est un livre distrayant. A lire donc pour les grands amateurs de frissons… et bien sûr pour les curieux! Alcapone13

Alcapone
07/05/11
 

Format

  • Hauteur : 24.10 cm
  • Largeur : 15.60 cm
  • Poids : 0.88 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : JEAN-DANIEL BREQUE

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