Tess d'urberville

HARDY-T

livre tess d'urberville
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 01/06/74
LES NOTES :

à partir de
6,60 €

SYNOPSIS :

Thomas Hardy Tess d'Urberville Jeune paysanne innocente placée dans une famille, Tess est séduite puis abandonnée par Alec d'Urberville, un de ses jeunes maîtres. L'enfant qu'elle met au monde meurt en naissant. Dans la puritaine société anglaise de la fin du xixe siècle, c'est là une faute irrémissible, que la jeune fille aura le tort de ne pas vouloir dissimuler. Dès
lors, son destin est une descente aux enfers de la honte et de la déchéance. Thomas Hardy (1840-1928) signe avec cette oeuvre pessimiste, où la richesse des tableaux rustiques du Wessex ne fait que souligner la noirceur de l'univers social, un des chefs-d'oeuvre du roman anglais, magnifiquement porté à l'écran par le cinéaste Roman Polanski. Edition d'André Topia.
4 personnes en parlent

Une fois n'est pas coutume, je dévoile trop d'informations dans ce billet concernant Tess d'Urberville de Thomas Hardy : mon ressenti sur cette œuvre particulière, magistrale et grandiose, ne décolle pas de l'intrigue. Alors si vous souhaitez passer votre chemin et découvrir d'autres avis plus documentés et qui préservent les secrets, je comprendrai votre démarche.Thérèse Durbeyfield, dite Tess, apprend par son père crédule et sensible à la généalogie élogieuse qu'ils proviennent d'une branche aristocratique (les D'Urberville) et que leur patronyme a subi quelque modification orthographique au gré des années. Suite à une coquinerie malencontreuse du destin, la jeune fille va se raccorder à l'autre branche plus fortunée, et même d'un peu trop près. Thomas Hardy aurait pu sous-titrer Tess d'Urberville, La Mal-aimée (il a choisi Une femme pure, aimée trop tard) car rares sont les intrigues où la si belle et si pure héroïne puisse autant souffrir de la présence de deux nigauds à ses côtés : le premier, bellâtre malotru et immoral, envisage sa jouissance personnelle avant toute chose, confond foi et prosélytisme ; le second, plus subtil et très illogique, discourt plus qu'il n'agit, place la pureté virginale au-dessus de l'homicide, n'envisage aucune réparation de faute. Entre eux deux, Tess, qu'ils ne méritent pas.Il y a une profonde intelligence de la part de l'auteur qui déroute son lectorat en jouant avec le Destin, en le fourvoyant avec des espoirs impossibles (il faudrait du cran pour surmonter tout cela et aucun des deux mâles en présence n'en a). Même, la fin tant décriée par certains critiques de l'époque, reste d'une logique implacable : Thomas Hardy plonge son roman dans l'amoralité, et Tess avec (pour qu'enfin il y ait un consensus entre tous les protagonistes). Parce que la pureté doit se tâcher pour rejoindre la communauté des mortels.Tess d'Urberville est un roman profondément féministe, à l'honneur de celles qui résistent et serrent les dents, de celles qui subissent et assument leur infamie à la place de leur(s) lâche(s) compagnon(s) qui se carapate(nt) à la moindre occasion, très loin, le plus loin possible. Et l'époque n'est pas la seule responsable. Bien des hommes ont assumé l'injure, ont milité pour la cause féminine mais vous n'en trouverez pas dans ce roman-ci, où du moins lors de quelques moments pacificateurs. J'ai juste regretté que l'auteur « chargeait parfois un peu trop la mule ».Le discours social de Thomas Hardy** est le second pan de cette histoire de l'intime : l'écrivain décrit le passage à témoin entre la manutention et la mécanisation des travaux agricoles, la folie des rythmes jusqu'à l'épuisement des corps, le déplacement des travailleurs qui abandonnent l'idée de sédentarité (et de bien-être sécurisant) pour démarcher l'emploi de leur survie. J'ai souvent pensé à Émile Zola (en particulier avec L'Assommoir - sur le traitement de l'héroïne - et Germinal - sur les conditions forcenées de travail). Thomas Hardy a osé choquer avec cette histoire universelle, fatigué de la censure imposée lorsque Tess d'Urberville** parut au départ en feuilleton. Tel un esthète des mots, il laisse des images qui n'ont pas besoin de descriptif supplémentaire (la tâche sur le plafond, le drapeau noir, le carrosse des D'Urberville, Stonehenge, une lettre trop bien cachée, ...), des sous-titres explicites (Le Réveil de la vie, La femme paie, Le Converti...) et clôture par une transmission. Éblouissant.

Cave
14/02/16
 

Ce livre m’a déprimé, les malheurs vont s’acharner sur Tess les uns après les autres, ne lui faisant vivre que quelques moments de bonheur. Pourtant Tess est une fille généreuse, travailleuse, et qui aime beaucoup sa famille et fait de son mieux pour celle-ci. Si elle est naïve, elle n’est pas non plus stupide. Simplement Alec d’Urberville va commettre un acte qui ne sera jamais réparé, ni réparable, et qui vont casser toutes les bases de ce que Tess cherchera à construire ensuite. Tout ça parce que son père a découvert qu’il était un d’Urberville, une ancienne grande famille et que ça lui est un peu monté à la tête.De plus, on vit à une époque où il est inadmissible qu’une femme ne soit plus vierge hors mariage, que ce ne soit pas sa faute, tout le monde s’en fiche (d’autant plus que les hommes ne sont guère punis pour leurs actes, eux).Pourtant Tess va vraiment essayer de se reconstruire, d’être à nouveau heureuse. Sa rencontre avec Angel va lui donner une idée du bonheur et je les ai trouvé mignon. Même si on se doute assez facilement ce qui va se passer.L’auteur joue avec Tess, enchaînant les « si Tess avait fait ça » ou les « si à ce moment là il s’était passé ça », insistant sur le fait que tout aurait pu être différent.L’écriture est délicieuse, l’auteur joue avec l’ironie, se moque parfois gentiment de ses personnages, ou bien pose sur eux un regard de tristesse. On sent derrière ces mots une critique de la société, des lois sociales qui enferment des bonnes personnes dans leur malheur, de la religion et de ceux qui suivent la mode et les convenances sans jamais se remettre en question (comme les frères d’Angel). La façon dont il est « si facile » de se convertir, alors qu’au fond on n’a pas changé.C’est bien écrit, mais très facile à lire quand même, je me suis régalée.Et pourtant j’ai souffert, pour cette pauvre Tess, pour tout ce qu’elle a à subir à cause de l’acte d’un autre. A la fin, je me suis sentie l’envie de me rouler en boule dans un coin, j’avais aussi un sentiment d’injustice dans la bouche. On sent que l’auteur est attaché à son personnage, malgré ce qu’il lui fait subir, il a un regard assez doux sur elle (beaucoup plus que sur d’autres personnages).L’histoire se passe dans le monde paysan, et au cours de notre lecture, on pourra voir la façon dont ils travaillaient, même les femmes (elles devaient travailler tout autant que les hommes, mais elles étaient moins payés).En bref, c’était une très bonne découverte, qui me donne envie de me tourner vers d’autres œuvres de l’auteur, ayant beaucoup aimé sa plume.

lasurvolte
16/06/16
 

Publié pour la première fois en 1891 ce roman est considéré comme l' un des classiques de la littérature anglaise de la fin du XXème siècle. J' ai du passer à côté de quelque chose, le chef d' œuvre je ne l' ai pas trouvé. J' aurais, je pense, plus gagner à lire une édition commenté et analysé de cet ouvrage si t' en est qu' il en existe en français. J' ai eu l' impression que le texte avait beaucoup vieilli, les faits sont entourés parfois d' une opacité toute romantique, les personnages sont tous englué dans leur carcan de bonnes mœurs, de convenance, de paraître, tous à un moment ou à un autre m' ont agacés quand aux descriptions elles cèdent trop facilement (à mon goût) à un symbolisme excessif. Ceci dit l' histoire est prenante et l' on va sans difficultés au bout de ce long roman, un roman qui pèche par ses excès, trop de pureté, trop de romantisme, trop de convenance, de honte, de tragédie, d' attente...etc

Lacazavent
27/06/13
 

Le père de Tess plonge son foyer chaque jour qui passe un peu plus dans la misère. Mais lorsqu'il découvre ses origines aristocratiques, il décide d'introduire sa fille ainée dans cette famille qu'il ne connait pas afin de remplir un peu plus sa bourse à défaut de sa dignité. Seulement, d'aristocratique , les D'Uberville n'ont que le nom - acheté par ailleurs - et le fils violera la pauvre Tess qui se retrouvera enceinte. Malgré le décès prématuré de l'enfant, la jeune femme portera le péché au fer rouge toute sa vie et ce drame influencera tous les évènements à venir.Un classique de la littérature anglaise passionnant et dérangeant à découvrir absolument. Un fresque incroyable qui donne ses lettres de noblesse au drame littéraire et au terme romanesque malgré quelques longueurs tout à fait pardonnables.

un flyer
27/04/10

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.26 kg

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