This is not a love song

BLONDEL, JEAN-PHILIPPE

EDITEUR : ROBERT LAFFONT
DATE DE PARUTION : 09/08/07
LES NOTES :

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12,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Ceci n'est pas une ballade sentimentale... Plus acide, plus " cash ", plus " trash " : le Blondel nouveau détonne, étonne. Et séduit. C'est comme si on passait de la ballade au rock : intrigue, personnages, écriture - tout est plus âpre, plus grinçant, plus violent. D'une histoire éminemment intime, le lecteur se trouve entraîné dans un roman engagé, à la beauté sombre et trouble, très différent de ce à quoi l'auteur de Juke-Box nous avait habitués. Un défi relevé haut la main, qui confirme l'étendue de son talent. Sommes-nous responsables de ceux que nous avons aimés, une fois que nous les avons quittés ? Un roman comme une claque aux petits arrangements avec notre conscience. Dans ses années de jeunesse, la " lose " lui collait à la peau. Aujourd'hui Vincent a le vent en poupe : marié à une fille de la grande bourgeoisie britannique, père de deux enfants, il dirige à Londres une chaîne de restauration en plein essor. Pour cela il a dû fuir : la France et sa petite classe moyenne engourdie, ses parents et leur pavillon " qui
craint ", son frère et sa vie étriquée - et Étienne, son meilleur ami, son double inversé, dont il n'a plus jamais pris de nouvelles. Étienne qui a suivi le chemin opposé - Étienne qui est devenu SDF et qui est mort de froid, une nuit de février, au bord d'une voie ferrée. Mais cela, Vincent l'ignore. Jusqu'à ce mois de juillet où il revient dans sa ville natale. Et se prend en pleine tête le vacillement de ses certitudes d'homme qui a " réussi ". Une histoire de fraternité dérangeante, à la noirceur vénéneuse, où l'on fait l'amour pour " ensemencer la mort ". Vincent a toutes les apparences d'un " faux frère " plus vrai que nature. Il a abandonné le frère qu'il s'était choisi. Il va coucher avec la femme de son frère de sang - celle par qui le scandale arrive : celle qui lui révèle le secret d'Étienne. Mais ne vous fiez pas aux apparences, surtout dans ce roman, surtout avec cet auteur qui n'aime rien tant qu'explorer au scalpel leurs faux-semblants : une troublante mise à nu des êtres et de l'ambivalence de leurs liens.
6 personnes en parlent

Vincent, ancien loser made in France, est parti il y a dix ans vivre sa success story en Angleterre, sans un regard pour ce qu'il laissait derrière lui : la France et sa province engourdie, ses parents et leur pavillon "qui craint", son frère et sa vie étriquée, et surtout Etienne, son ami, son double inversé, son compagnon de "lose" dont il n'a plus jamais pris de nouvelles. Aujourd'hui, il a réussit comme on dit : la quarantaine conquérante, marié à une femme de la "haute", heureux papa de deux fillettes, patron d'une chaîne de restaurants en plein essor, il revient dans sa ville natale. Pendant sa semaine française, Vincent va devoir faire face à ce (ceux) qu'il a "oublié" (volontairement) derrière lui. Et il va se prendre au passage quelques baffes en pleine tête et quelques humiliations."Dérangeant" est le terme que j'ai le plus souvent lu dans les avis concernant ce livre. Pourquoi "dérangeant" ? Certainement en grande partie parce que Vincent, le personnage principal, est odieux. C'est un sale con égoïste, exaspérant de suffisance. Philippe Blondel met à nu les tréfonds d'un homme et ses turpitudes et ce qui nous dérange c'est sans doute que, bien que Vincent soit détestable, on lui ressemble tous un peu, dans nos petits arrangements avec notre conscience... Pas facile de se regarder dans un miroir grossissant !Dérangeant parce que, outre Vincent, les personnages secondaires ne valent guère mieux, entre inertie et amertume. Le seul personnage sur lequel j'aurais aimé en savoir plus est celui qui reste sans doute le plus énigmatique : Etienne, l'ami abandonné sur le bord de la route, dont on n'entend jamais la voix propre, mais qui nous est raconté par bribes imprécises et parfois contradictoires par les autres personnages.Dérangeant aussi par son style grinçant, son déroulement implacable (très bien construit et maîtrisé) qui mène à un final sans véritable issue.Dérangeant parce que ce roman doux-amer sur l'amitié, la loyauté et la trahison, les certitudes et incertitudes est à la fois touchant, un peu cruel et pas très gai.Mais Blondel nous avait prévenu : This is not a love song...

Kara
14/01/09
 

Vincent qui s'est expatrié en Angleterre revient pendant une semaine chez ses parents sans femme ni enfants. Il reprend contact avec son passé laissé en plan dix ans plus tôt. Son départ pour l'Angleterre était sa dernière chance de faire quelque chose de sa vie. J'ai beaucoup aimé cette histoire prenante et très actuelle tout en me demandant où l'auteur voulait en venir, c'est alors que Vincent apprend un évènement que tout le monde lui a caché. Il est alors question de culpabilité, de honte, ce secret éclate en pleine face de cet homme, Vincent est-il en partie responsable de ce qui s'est passé ? J'ai beaucoup aimé la façon dont l'auteur a traité cette histoire, avec le regard cynique de Vincent sur les petites vies étriquées de ses parents et de son frère, son tourment après la découverte des évènements, et j'ai été surprise par la fin qui m'a d'abord déçue puis..... qui s'explique même si elle me laisse un petit goût amer. Je suis donc très contente d'avoir poursuivi ma découverte de cet auteur et je continuerai encore lors d'un passage à la bibliothèque. Sandrine(SD49)

SD49
27/11/10
 

En quittant la France dix ans auparavant, Vincent tournait le dos à la "lose" qui s'accumulait depuis l'adolescence et connaissait son apogée en cohabitant avec l'ami de toujours, Etienne. Puis il a rencontré une jeune anglaise, Susan, et a choisi de la suivre et de faire peau neuve de l'autre côté de la Manche.Ni remords, ni regrets.Aujourd'hui c'est un homme sûr de lui, qui a réussi. Il est marié, a deux enfants, mène une carrière prospère. Pour une semaine, Vincent doit cependant faire face à son passé, à ses fantômes et ses démons. Il retourne seul chez ses parents, il revoit son frère cadet, ses amis, son ex. Tout a un goût amer et rance. L'envie de fuir à nouveau le tenaille. Même son ironie mordante ne peut lui tenir la tête hors de l'eau.De plus, face à sa belle-soeur Céline, il boit la tasse en apprenant le sort qu'a connu son pote Etienne après son départ. « Est-ce qu'on est responsable des gens avec lesquels on a vécu, une fois que notre histoire commune s'est terminée ?Est-ce qu'on se doit d'accompagner ceux qui nous ont accompagnés, doucement, jusqu'à la porte de sortie de notre existence pour que leurs fantômes ne viennent plus jamais s'interposer ?Est-ce que je suis un bourreau ? Est-ce que j'ai donné l'ordre d'exécution ? »J'ai éprouvé des sentiments multiples en lisant ce roman. D'habitude, ce qu'écrit Jean-Philippe Blondel ne force pas le lecteur à se questionner. On prend ce qu'il nous donne, et puis basta. L'écrivain a une renommée assez lisse. Ses dernières publications ne cessaient d'être accompagnées de l'avertissement au lecteur fidèle : attention, roman plus âpre, plus grinçant, plus violent, très différent, blablabla.J'attendais d'être bousculée, pour l'instant je conservais mes acquis.Et puis, j'avais été prévenue : « This is not a love song » pourrait décevoir et déranger. Il pourrait décontenancer et échapper aux idées reçues.Il pourrait ne pas plaire.Ce coup-ci semblait être le bon.J'ai compris ce qui fâchait : Vincent est un personnage arrogant, odieux, immonde, infect. Trop railleur, carrément pédant, sûr de ses choix, manquant totalement de moralité. Mais bon...J'avais envie de ne pas l'aimer, or l'infâme individu a su me séduire. Un comble ! J'ai tendance à détester les personnalités imbues d'elles-mêmes, les quadras conquérants et sarcastiques. Mais l'auteur Blondel est parvenu à corrompre mes défenses naturelles, à gagner mon indulgence.Alors j'ai lu d'une traite ce qui éclaboussait notre héros moqueur, au point de ne plus être étonnée par son regard et ses verdicts. Je me suis attachée progressivement à son discours, comprenant de plus en plus ce qui activait cette machine, froide en apparence. Je ne parvenais plus à le détester, je ressentais des affinités ! Cela reste donc une affaire de goûts. On aime, ou on n'aime pas. Ce nouveau roman de l'auteur pourra désillusionner, personnellement j'ai apprécié. Je reste toutefois sceptique devant la fin du roman, concernant la confession de Céline (un peu trop mélo, à mon goût). Et puis Vincent et ses jugements à l'emporte-pièce sont parfois trop pesants, trop faciles.A tenter !

Clarabel
20/02/09

Encore une fois, Blondel s'attache à la vie de gens ordinaires dont les fêlures ressortent à l'occasion d'un retour dans leur passé. Ce livre est presque un jumeau de Passage du gué, l'originalité en moins. Je me suis complètement identifiée à Vincent, le héros. Il a une personnalité que beaucoup jugeront exaspérante sans y voir que ce n'est qu'un vernis destiné à cacher des faiblesses évidentes. Cet homme auquel la réussite sert de carapace pour protéger un coeur aux émotions mal maîtrisées m'a touchée. Blondel nous offre un héros banalement humain, comme il sait si bien le faire et ça fonctionne. J'ai été scotchée à ce livre durant 24h, fascinée par cette implosion / explosion qui va tout balayer sur son passage avant que toute la tension ne retombe d'un coup, offrant à la vue une réalité a priori inchangée alors qu'intérieurement, chaque personnage a subi une révolution.Il m'a semblé que l'auteur contournait les pièges d'un tel sujet avec brio. Il a réussi à la fois à me mettre mal à l'aise et dans un état jubilatoire.Ce roman sans grande suprise n'en est pas moins efficace et bien mené.

mycupoftea
11/01/13

Non seulement j'ai beaucoup aimé ce roman mais en plus, et contre toute attente, je n'ai pas trouvé Vincent antipathique du tout. C'est un homme qui se cherchait (pas d'études, accumulation de petits boulots et de conquêtes, il a quitté très tôt le nid familial et franchement quand on voit sa mère on se dit que le contraire eût été difficile) et qui, maintenant qu'il s'est trouvé (situation professionnelle florissante, mariage heureux, paternité épanouie), porte sur son passé et sur sa famille un regard certes sans concessions mais qui paraît souvent justifié. La description de la province (ah, les dimanche) et du dîner chez Fanny et Olivier m'a personnellement fait carrément rire tant je l'ai trouvée juste. Alors, évidemment la fin peut paraître peu morale mais elle est tout à fait dans la continuité de l'intrigue et, à ce titre, très cohérente. Le seul passage sur lequel j'ai une réserve est la confession de Céline, que j'ai trouvée un peu longue...

fashiongeronimo
11/08/12
 

Enfin… va sûrement falloir que je l’achète et que je le relise. Je suis comme ca, avec mes livres, matérialiste et sentimentale. Surtout avec les livres qui m’ont tourneboulée. Celui-là est tourneboulant.Vincent, français expatrié en Angleterre, se retrouve propulsé chez ses parents une semaine. Une volonté de Susan, sa femme. Un besoin de pause, de faire le point, de se faire dorlotter. Vincent l’accepte tant bien que mal, et débute sa semaine en « province française » sans grande conviction.Un grand absent, dans la vie de Vincent, depuis qu’il a quitté la France : Etienne. Son meilleur ami. A qui il n’a pas donné de nouvelles depuis dix ans.

Lalou
18/08/10
 

Format

  • Hauteur : 21.80 cm
  • Largeur : 13.90 cm
  • Poids : 0.27 kg

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