Tom est mort

DARRIEUSSECQ, MARIE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 19/02/09
LES NOTES :

à partir de
6,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Voici dix ans que son fils est mort, il avait quatre ans et demi. Pour la première fois depuis ce jour quelques moments passent sans qu'elle pense à lui. Alors, pour empêcher l'oubli, ou pour l'accomplir, aussi bien, elle essaie d'écrire l'histoire de Tom, l'histoire de la mort de Tom, elle essaie de s'y retrouver. Tom qui est devenu mort, Tom à qui on ne pense plus qu'en sachant qu'il est mort. Elle raconte les premières heures, les premiers jours, et les heures et les jours d'avant pareillement, comme s'il fallait tout
se remémorer, elle fouille sans relâche, elle veut décrire le plus précisément et le plus profondément possible, pas tant les circonstances de la mort de Tom que ce qui a précédé, que ce qui s'en est suivi, la souffrance, le passage par la folie, et le fantôme de son enfant. Le plus concrètement aussi parce que, c'est sûr, la vérité gît dans les détails. C'est la raison pour laquelle ce texte qui devrait être insoutenable et qui va si loin dans l'interrogation de la douleur est si convaincant, si proche.
7 personnes en parlent

Je ne vous apprendrais rien, ni ne dévoilerais l'intrigue en vous disant que Tom est mort. Il suffit de lire le titre ou la quatrième de couverture pour s'en convaincre. Tom, c'est le deuxième enfant d'une française exilée en Australie, décédé brutalement un jour à quatre ans et demi dans un appartement en plein coeur de Sydney. Tom est mort, c'est le récit de la perte d'un être cher, d'un enfant. C'est la difficulté d'une mère face à un vide, face au refus du deuil de son enfant. L'auteur tente de décrire les différents stades d'atermoiement, d'angoisse, de névrose, l'évolution de la souffrance morale. Si le but est louable, sans rentrer dans certaines polémiques, je dirai que le livre l'est moins. Les redondances, les cycles répétitifs ont tendance à alourdir le cheminement, la réflexion du lecteur. Si ces différents stades existent bien dans nos réactions, dans l'ouvrage, ils aboutissent sur un éloignement, sur une séparation entre la narratrice et son public. On navigue ici aux confins de l'introspection et l'analyse psychologique, de la folie et de la réalité. La narratrice continue à vivre pour et par Tom, s'accusant puis rejetant tour à tour la mort de son fils, négligeant ainsi sa vie et sa famille pour s'enfermer dans son monde post-mortem. Faire son deuil n'est pas toujours chose aisée et chacun de nous en a fait l'amère expérience. Comment doit-on réagir face à une mort qui nous parait illogique? Doit-on refuser de vivre, doit-on s'abandonner à son chagrin au risque de se déconnecter de la réalité, de la vie? Sommes-nous coupables de tout nos actes, sommes-nous responsables de la mort des autres quand le hasard ou la fatalité nous entraînent dans des chemins de traverses, dans des états d'âme ou notre subconscient se complaît à nous abandonner? Nous enfermer, nous culpabiliser ne sert à rien. Prendre le deuil comme une souffrance ne nous guérit pas, ne nous restitue pas l'être perdu. Si vous cherchez des réponses à toutes ses interrogations, le livre ne vous les apportera pas, ne vous aidera pas.

Pasdel
13/05/13
 

Comment raconter l'indicible , ce qui n'est pas dans l'ordre des choses, à savoir, la mort d'un enfant ? Marie Darrieussecq , dans un style fluide et jamais empreint de pathos , nous livre les réflexions d'une mère dix ans après la mort de son fils de 4 ans et demi. Elle sait mettre des mots justes et bouleversants sur la douleur de l'absence, le manque , le vide laissé par la mort. Un grand moment!

dvan
02/10/12
 

Tom est mort, voici un titre qui résume admirablement le sujet de ce livre. Tom est mort, un jour à l'heure de la sieste. Passé l'hébétude de l'instant, vient le temps du deuil accompagné par la dépression de la mère de Tom.Je suis resté perplexe à la lecture de ce livre, le sujet n'est pas très drôle je sais, enfin je le savais avant de débuter ma lecture. L'écriture prend une forme académique au détriment des sentiments, c'est une ampleur romanesque qui m' a manqué. Je ne me suis un peu perdu dans les mots et les phrases qui malgré la maitrise parfaite de la langue non pas su pour moi retranscrire les émotions. Elles sont là écrite sur le papier mais passent peu lorsqu'on les lit. Ce livre manque un peu de magie, cependant malgré sa construction parfois décousu, il aborde avec sensibilité le deuil d'une mère. C'est un roman de thérapie, un roman dont on ne sort pas indemne...

Lacazavent
03/05/13
 

La narratrice de ce roman, mère de 3 enfants, nous raconte la mort accidentelle de son fils cadet Tom alors qu'il était âgé de 4 ans. Ce récit arrive 10 ans après sa mort quand elle trouve enfin un peu d'apaisement, qu'il est enfin possible pour elle d'en parler. C'est à la fois le cri sourd et parfois muet d'une mère face à l'intolérable mais aussi une description froide, presque clinique de l'avant, du pendant et de l'après mort de Tom. Je lis ce livre dans le cadre du club lecture de la bibliothèque. Je n'en suis qu'à la moitié de sa lecture et pourtant j'édite ce billet dès maintenant. Il ne sera donc en aucun cas une critique "réelle" mais je n'arrive pas à aller plus loin. J'ai d'ailleurs beaucoup de mal à exprimer mon sentiment. Je suis bouleversée par le thème de cet ouvrage mais pas par l'écriture, ni réellement par les personnages. Je trouve que le récit n'avance pas, que l'on tourne en rond. je ressens un certain malaise et je préfère donc en rester là.

floaimelesmots
02/02/13
 

J'ai lu ce livre lors de sa sortie, au moment de la querelle avec C Laurens que j'ai rencontrée; cette dernière ne m'a pas convaincue et pourtant elle a vécu la mort de son bébé tandis que Marie D écrit une fiction qui m'a plus touchée que Philippe. Livre très émouvant que évite le pathosTom hante sa mère, elle le voit partout même dix ans après sa mort à quatre ans et demi;elle a deux autres enfants et un mari plutôt sympa; elle est française mais suit son mari à Vancouver puis à Sydney où le drame a lieu: on n'apprend comment seulement dans les dernières pages.C'est une fiction mais qui paraît si vraie; l'écriture, la construction semblent avoir beaucoup d'importance pour l'auteure. On retrouve la mer très présente dans toute l'oeuvre.

afbf
26/10/12
 

Ce livre ne m'a pas du tout plu. Le sujet est certes difficile : la perte d'un enfant, mais je n'ai pas aimé la façon dont il est traité. Sur ce même sujet, je recommande 'Philippe' de Camille LAURENS

fdm77
31/05/12
 

La narratrice est une épouse dévouée et comblée par ses trois enfants, qui a décidé de suivre son mari à travers le monde pour ses missions à l'étranger. Partant de Vancouver, les Winter ont débarqué en Australie, pensant s'engager dans une aventure tout aussi exaltante.Hélas, le deuxième fils, Tom, âgé de quatre ans et demi, trouve la mort. Pour la narratrice et les siens, c'est un drame au-delà des mots, c'est la lame de la guillotine qui s'abat et qui tranche le cours normal de leur existence.Il faut donc apprendre : la vie après, la mort tout court, l'absence, la recherche de l'enfant défunt, l'esprit fantôme, la mémoire, le langage, le travail de deuil.Dix ans ont passé et la narratrice opte pour l'écriture dans des cahiers afin de tout raconter, de revenir sur cet avant, cette mort terrible. Les mots sont difficiles, les souvenirs aussi.Son époux Stuart pense que c'est "morbide", "macabre" mais ce travail est nécessaire pour la jeune femme. "La mémoire ça ne s'use pas, ça devient pire avec le temps. Ces premiers jours, si crus, et si flous, luisants, troubles, hallucinés, impossibles... j'étais au point d'impact de la souffrance, et les repères n'existaient plus, le temps était mort."Si vous êtes parents, la lecture de ce livre vous bouleversera, sans vous arracher toutes les larmes de votre corps. Il est cependant difficile d'être insensible au texte de cette mère d'un mort, comme elle dit, de lire page après page le décompte d'un deuil annoncé, d'un instant pénible à vivre, à encaisser et impossible à ranger dans un tiroir."Le deuil rend niais et cynique à la fois, et grave et abîmé. Plus rien de ce que je pense n'a la légèreté, la grâce d'autrefois."On lit ce roman comme la confession émouvante d'une mère amputée, rongée par la douleur et le chagrin, une femme qui en perd la parole à force de pleurer un fils perdu trop tôt.Marie Darrieussecq accomplit là un ouvrage impressionnant, jamais accablant car son texte est fort, sonne authentique et force l'admiration. La fin dépasse l'entendement.A lire pour s'en convaincre !

Clarabel
20/02/09

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.15 kg

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