Tonton clarinette (une enquete du prive max mingus)

STONE, NICK

livre tonton clarinette (une enquete du prive max mingus)
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 14/02/08
LES NOTES :

à partir de
22,90 €

SYNOPSIS :

Pour Max Mingus, privé de Miami, l'offre est tentante : dix millions de dollars pour mettre la main sur Charlie Carver, fils d'une grande famille haïtienne, introuvable depuis plus de trois ans. Charlie a disparu en Haïti, comme des dizaines d'autres enfants volatilisés depuis des décennies. Dans un pays dominé par le vaudou, nombreux sont ceux à évoquer la magie noire et une figure mythique, Tonton Clarinette, un dieu charmeur d'enfants qui les entraîne loin de leurs familles. Mais qui est donc Tonton Clarinette
? Un joueur de flûte qui hypnotise ses victimes ? Un voleur d'âmes ? Un tueur en série ? Pour le découvrir, Max devra réussir là où d'autres détectives ont non seulement échoué mais perdu la vie. Très vite la question pour Max n'est plus seulement de retrouver Charlie mais de sauver sa peau. Baroque, haletant, Tonton Clarinette ensorcellera jusqu'au plus averti des amateurs de thrillers. Tonton Clarinette a remporté le Ian Fleming Steel Dagger 2006 et le Macavity Award 2007 du meilleur premier roman.
6 personnes en parlent

«Tonton Clarinette» a été ma première rencontre avec Nick Stone. Sans tomber follement amoureuse, j'ai beaucoup aimé ma lecture. Les 600 pages sont passées comme si le livre en comportait moitié moins. Il s'agit donc d'une «brique» très digeste.Il y a plusieurs aspects dans ce livre: l'enquête policière, Haïti et la pédophilie.Côté polar en tant que tel, j'ai adoré. Max Mingus est un «vrai privé». Il boit des verres (un peu de trop!) de rhum sec, il a fait de la prison, il a des «principes» et il se lève tard. Un vrai, quoi!Nick Stone ? Max Mingus?Concernant Haïti, je crois que c'est l'aspect de ce livre que j'ai le plus apprécié. Même si les explications détaillées que nous donne Nick Stone sur cette merveilleuse île sont parfois longues et peuvent donner l'impression de casser le rythme de la narration, elles dressent un portrait honnête et sincère d'Haïti «vue de l'intérieur». Papa Doc, les tontons macoutes, Aristide, l'ONU, Cité Soleil, le vaudou. Tout ceci est décrit et commenté avec une précision enrichissante.Enfin, le sujet de la pédophilie est évoqué et comme toujours douloureux. Je vous parlerai prochainement sur ce blog d'un très beau livre de Denis Messier : «Le vilain lutin» qui, à mon humble avis, traite de ce sujet encore mieux que le fait Nick Stone ici.Je quitte donc Haïti et Max Mingus avec un petit pincement au coeur, mais heureusement, Nick Stone a écrit deux autres livres. J'ai hâte me replonger dans son écriture et de retrouver Max Mingus.

marionduquebec
06/06/13
 

Première apparition de Max Mingus, l'ex-flic devenu détective privé, qui sort de prison et va se voir confier par la richissime et influente famille Carver la difficile mission de retrouver le petit-fils, Charlie, kidnappé voilà trois ans dans les rues de Port-au-Prince.Le lecteur suit alors le héros dans son escapade haïtienne, sur une île marquée par la misère et la violence, où la marque des Duvalier est inscrite au fer rouge sur la société.Entre nantis blancs, pleins de morgue et encore forts du pouvoir acquis en tant que colons, et peuple hanté par la magie vaudou, Mingus aura autant de mal à retrouver l'enfant disparu qu'à faire le point sur sa propre vie qu'il semble fuir, ne parvenant pas à faire le deuil de sa femme décédée alors qu'il était en prison.Remarquable premier roman, même s'il n'est pas sans défauts à commencer par quelques longueurs. Nick Stone reviendra vers son héros dans un second tome, Voodoo land, qui relate les années qui précédent Tonton Clarinette, au passage belle figure de croque-mitaine, et la rencontre de Mingus, encore policier, avec le redoutable et cauchemardesque Salomon Boukman.Stone conclura sa trilogie avec Cuba libre se déroulant à la fin des années 2000. <p>Maltese</p>

Maltese
09/04/14
 

Nick Stone décrit systématiquement les lieux dans lesquels se trouve Max, les intérieurs et les extérieurs, si bien qu'on les visualise très bien. Et comme il décrit également assez précisément tous les personnages, les scènes deviennent de vraies images. On plonge alors dans une Haïti que Max n'imaginait pas. Pourtant connaisseur des ghettos puants et mal famés de Miami, il est stupéfait de l'état de l'île. Port-au-Prince, la capitale, est coupée en deux entre les beaux quartiers, les belles voitures, les villas magnifiques et les quartiers misérables notamment le bidonville de Cité Soleil dans lequel vivent les haïtiens les plus pauvres dans la misère la plus extrême. Et même en l'écrivant comme cela, en sortant de ce bouquin, j'ai l'impression d'être très en dessous de la réalité. Nick Stone, dans tout le déroulement de son livre nous assène des détails sordides qui font froid dans le dos. A Cité Soleil, certaines maisons sont à peine en carton, les sols ne sont que des excréments et de la boue séchés, les gens les plus pauvres y mangent de la terre et des feuilles, ...Néanmoins, Max travaille pour l'homme le plus puissant de l'île et reste donc en observateur. Nous aussi.Haïti est aussi le pays de tous les fantasmes concernant le vaudou, les magie blanche et noire, ce que l'auteur se plait à nous rappeler, à nous décrire. Cette véritable religion est au centre du livre, jamais évitée, jamais franchement expliquée non plus, mais qui le pourrait vraiment ? Dans cette croyance, Tonton Clarinette est l'équivalent de notre Croquemitaine.Max Mingus enquête donc en terrain inconnu pour lui, sur fond de rhum Barbancourt, de Kompas (musique locale), de magie, de disparitions nombreuses d'enfants. Ajoutez une dose de charme évidemment, incarnée par Chantale, salariée de la famille Carver, chevalière servante -néologisme ?- de Max, et vous obtenez donc un gros, très gros roman policier (679 pages en version folio) dans lequel on ne s'ennuie jamais. Les pistes que suit Max ne mènent pas toujours à la vérité, il se fourvoie parfois, mais retombe sur ses pieds. Et nous, simples spectateurs -ou lecteurs- le suivons dans ses erreurs, sans rien dire, et en en redemandant même une petite louche. Je ne dirai pas grand chose de l'enquête qui avance lentement, rebondit et se résoud dans les dernières pages. Tout y est mêlé : le vaudou, le bidonville, l'argent, les disparitions d'enfants, ...Je ne dirai pas grand chose de l'enquête : personnellement, j'aime bien arriver vierge de tout indice devant un polar -je lis même très rarement les quatrièmes de couverture !-, je serais donc malvenu d'en dévoiler trop pour mes éventuels lecteurs. Sachez simplement que malgré l'épaisseur du livre, j'en aurais bien repris une petite dose supplémentaire. Et pourtant, je ne suis pas fan des pavés livresques, fussent-ils policiers.Max effectue une vraie performance en étant présent dans toutes les pages du livre ; on a donc une idée assez précise de ce détective privé, et je gage qu'un personnage aussi bien décrit, aussi bien installé dans un premier roman ne pourra que revenir dans une suite d'une ou plusieurs aventures. Yv

Lyvres
24/03/14
 

Lorsque je commence un livre de cette épaisseur (670 pages) je suis avant tout attentif à son style. Ici, c'est d'abord la fréquence des descriptions émaillant le cours du récit que j'ai remarquée. Elles portent sur le cadre et les personnages, ainsi que sur l'état d'esprit du principal d'entre eux, l'enquêteur Max Mingus. Ces portraits, tellement précis qu'il paraissent écrits pour un scénario de film, ainsi que l'attention portée au contexte historique, politique et social de l'île d'Haïti font un peu traîner le livre en longueur mais lui confèrent une ambiance qui maintient l'attention du lecteur jusqu'aux découvertes et explications finales. Les références à certaines croyances de la population locale (vaudou, magie noire) contribuent aussi à instaurer une ambiance particulière, sans pour autant tomber dans le genre fantastique. L'importance accordée par l'auteur aux faits politiques et historiques d'Haïti, font un peu penser à des romans de Patrick Bard (La Frontière, L'attrapeur d'ombres et La quatrième plaie).En conclusion, j'ai trouvé ce livre agréable et instructif, en dépit de quelques longueurs. Il illustre bien la vie politique et sociale en Haïti, avec un savant dosage d'atmosphère mystique (vaudou). Apikrus

Apikrus
28/05/13
 

Superbe première enquête du privé Max Mingus, ex-flic et ex-taulard, dans l'Haïti en folie de 1996.Publié en 2006 (et efficacement traduit en français en 2008 par Marie Ploux et Catherine Cheval), premier roman du britannique Nick Stone, "Tonton Clarinette" est donc la première enquête de Max Mingus, ex-flic de Miami, ex-taulard pour meurtre, et désormais enquêteur privé.Démarrant dans les dernières semaines des sept ans de prison de Mingus, dont la femme, amour de sa vie, est décédée entretemps, le roman plonge le robuste et bourru privé dans l'imbroglio total de l'Haïti de 1996, deux ans après le débarquement des États-Unis et de l'ONU et le fort controversé rétablissement du président Aristide... Lancé à la recherche du petit-fils enlevé deux ans plus tôt d'un colossal magnat haïtien, après que trois enquêteurs aient échoué, dans des circonstances plutôt dramatiques pour deux d'entre eux, Mingus (dont le personnage lorgne nettement vers les dures et ambiguës figures du Harry Bosch de Connelly ou du John Rebus de Ian Rankin) prend en pleine face, comme il s'y attendait, l'ensemble des clichés haïtiens, que Nick Stone, à la fois fort bien documenté et connaissant remarquablement le pays à titre personnel - sa mère, notamment, est haïtienne) parvient à subvertir très subtilement pour nous livrer un roman inventif, attachant et diablement plaisant, et qui donne bien hâte de découvrir les deux enquêtes suivantes.

Charybde2
21/05/13
 

Ssu d'une famille originaire d'Haïti, Nick Stone a puisé dans les souvenirs de ses quelques années de vie sur l'île pour nous livrer un roman qui, en plus de nous proposer une intrigue extrêmement bien ficelée et halletante, permet de découvrir une île violente, mise sur le devant de la scène après le séisme de janvier 2010. Par les descriptions nombreuses des paysages et des habitants de l'île, Nick Stone nous fait toucher du doigt un quotidien où la misère est partout, une île au contexte politique complexe et intimement lié aux Etats-Unis, bien que l'anglais ne soit que la troisième langue pratiquée, après le créole et le français, souvenir du temps de Napoléon, et nous propose par la même occasion une découverte de la culture caribéenne et plus particulièrement du culte vaudou.A côté de cet aspect culturel et politique très important, l'intérêt de Tonton Clarinette repose également sur son personnage central, Max Mingus, privé atypique dans le paysage littéraire. Après avoir été flic, Mingus s'est mis à son compte et a parcouru le pays, voire le monde, jusqu'à ce qu'il tue trois jeunes gens à la suite de l'une de ses enquêtes. Cet acte lui vaudra huit ans de prison. Pendant ce temps, son épouse, Sandra, restera à ses côtés, ne manquant aucune visite au parloir, jusqu'à son décès brutal, une semaine avant la sortie de taule de Max. Autant dire que c'est un homme meurtri qui doit se reconstruire que le lecteur accompagne dans une sorte de fuite éperdue dans un pays où la vengeance et la violence feront nécessairement écho à son histoire.Bref, vous l'avez peut-être deviné, c'est un véritable coup de coeur que je ressens pour Tonton Clarinette, d'une part parce que Nick Stone à réussit le challenge d'apporter une dimension culturelle et politique comme je les aime à une histoire franchement impressionnante, et d'autre part car on ne peut que se prendre d'affection pour Mingus, un homme à part, à protéger, à épauler, à canaliser. Miss Alfie, croqueuse de livres

MissAlfie
01/08/11
 

Format

  • Hauteur : 22.50 cm
  • Largeur : 15.50 cm
  • Poids : 0.72 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : MARIE PLOUX

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