Tous les feux le feu

CORTAZAR, JULIO

livre tous les feux le feu
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 29/04/04
LES NOTES :

à partir de
7,90 €

SYNOPSIS :

Qui de nous ne s'est jamais trouvé pris dans un embouteillage ? Qui n'a tenté de tuer le temps en observant les passagers des voitures voisines, en essayant de gagner quelques mètres sur eux et en échangeant des pronostics, bons ou mauvais, sur le développement de la situation ? Mais que se passe-t-il si l'embouteillage dure des jours, des semaines, des saisons ? C'est ce que Cortáar imagine dans L'autoroute du Sud, la première des huit nouvelles de ce recueil. En décrivant les rapports de solidarité et de peur, de tendresse et de hargne qui s'établissent entre les victimes de cet «état de siège» moderne, c'est toute une nouvelle sociologie - tantôt drôle ou tendre, tantôt tragique - qu'il invente au cours des péripéties. Ainsi,
dans l'admirable Autre ciel, l'on voit le protagoniste circuler avec la plus grande aisance entre le passage Güemès à Buenos Aires, où il laisse sa fiancée Irma à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et la galerie Vivienne à Paris, où il retrouve la prostituée Josiane à la fin de la guerre de 70... Dans la nouvelle qui donne son titre à l'ouvrage, le parallélisme de deux séries temporelles nettement distinctes brise résolument la succession linéaire du temps, comme la structure euclidienne de l'espace, pour atteindre à une vérité plus humaine... Pour Julio Cortázar, rien, en effet, n'est plus inquétant que la plus banale des réalités, et la trame du quotidien est tissée de signes insolites, pour qui sait les lire.
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Au Panthéon de mes écrivains favoris, Julio Cortazar. Les surréalistes avaient inventé la locution quotidien merveilleux, Cortazar l'expérimente. Tout est toujours en subtil décalage dans le temps et l'espace, pour ne nous être pas complètement étrangers, mais pas totalement familier non plus, de manière à faire sourdre une légère angoisse. Comme cet embouteillage qui dure assez longtemps pour que des relations de pouvoir, de sexe, d'amour ou de haine naissent, et qui se disloque de manière aussi incompréhensible qu'il s'était formé... Rien n'est donc plus inquiétant que la trame du quotidien si elle est amenée à se disloquer, Cortazar sait la lire plus que tout autre. Toute l'œuvre est à lire ! laurence

laurence
03/05/11
 

Trame du quotidien Au Panthéon de mes écrivains favoris, Julio Cortazar. Les surréalistes avaient inventé la locution quotidien merveilleux, Cortazar l'expérimente. Tout est toujours en subtil décalage dans le temps et l'espace, pour ne nous être pas complètement étrangers, mais pas totalement familier non plus, de manière à faire sourdre une légère angoisse. Comme cet embouteillage qui dure assez longtemps pour que des relations de pouvoir, de sexe, d'amour ou de haine naissent, et qui se disloque de manière aussi incompréhensible qu'il s'était formé... Rien n'est donc plus inquiétant que la trame du quotidien si elle est amenée à se disloquer, Cortazar sait la lire plus que tout autre. Toute l'oeuvre est à lire !

Format

  • Hauteur : 18.90 cm
  • Largeur : 12.40 cm
  • Poids : 0.20 kg
  • Langage original : ESPAGNOL
  • Traducteur : LAURE GUILLE-BATAILLON

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