Tout ce que j'aimais

HUSTVEDT, SIRI

livre tout ce que j'aimais
EDITEUR : J'AI LU
DATE DE PARUTION : 07/08/06
LES NOTES :

à partir de
8,10 €

SYNOPSIS :

" Bill leva son verre. "A nos travaux, lança-t-il d'une voix sonore. Aux lettres et à l'art. "Il s'était laissé aller et je me rendais compte qu'il était un peu ivre. Sa voix se brisa sur le mot art." Un jour qu'il visite une exposition collective, Léo Hertrberg reste fasciné devant l'autoportrait d'un inconnu, William
Wechsler. Intrigué et profondément séduit, il décide de rendre visite à l'artiste. Cette rencontre marque le début d'une fantastique amitié qui lie aussi rapidement leurs compagnes. Ensemble, ils vont vivre et créer l'art, l'amour, la paternité... Jusqu'à ce que la réalité les arrache à ce rêve collectif.
7 personnes en parlent

Ou le mensonge comme art de la description...Pendant les cinquante premières pages je me suis dit: "l'histoire n'est pas bien originale; deux couples amis dont on va suivre l'évolution", et puis, non le roman explique autre chose de bien plus subtil. Certes, le lecteur suit l'évolution de deux couples avec leurs joies, leurs peines, leurs détresses, toutes d'ailleurs étroitement liées, mais l'auteur "dissèque" surtout l'impuissance de parents et de proches on ne peut plus responsables face aux errances de leur enfant qu'ils ne reconnaissent plus. Le tout gravite dans le milieu artistique et intellectuel new-yorkais, comme pour insister sur le fait que les ratés éducatifs existent aussi chez ceux sensés incarner la réussite et les valeurs. L'ensemble est très bien écrit; les sentiments sont décrits avec précision, les personnages évoluent avec soin, et on se rend compte au fil des pages que, finalement, le mensonge est la gangrène des relations saines, et que ce vice peut mener à des extrémités effroyables. Ne vous laissez pas rebuter pas le nombre de pages, car vous passerez un agréable moment en leur compagnie! vivi

vivicroqueusedelivres
20/02/12
 

Ce sont deux couples qui vivent sur les mêmes rythmes dans les milieux artistiques du New York des années 1970. Ils emménagent les uns à côté des autres, attendent leur premier enfant ensemble, vivent et traversent de semblables tragédies. Léo est professeur d'histoire de l'art, Bill artiste peintre/sculpteur. Tous deux développent une très solide amitié. Nous les suivrons, eux et leurs couples respectifs, jusque dans les années 1990/2000. Des histoires parallèles qui ne manquent pas de failles ni d'angoisses ou de douleur, de la perte d'un enfant à la toxicomanie d'un autre, de la séparation à la déchirure.Il faut le dire, j'ai eu beaucoup de mal à démarrer ce roman. Les 150 premières pages m'ont parues longues, arides, les personnages un peu fades. Les descriptions des oeuvres de Bill rébarbatives et trop longues. Bref, l'ennui. Puis, l'intrigue démarre vraiment, et sans que je sois capable de vraiment me l'expliquer, je n'ai plus pu décrocher du roman. Tous les soirs, j'ouvrais le livre, impatiente de savoir ce qui allait arriver à ces deux familles, avec qui je n'ai pourtant rien en commun, et dont les univers me sont totalement étrangers et sans attraits particuliers pour moi. Mais le fait est qu'Hustvedt m'a totalement accrochée. D'autant qu'il y a une sorte d'engrenage qui se met en place, une spirale infernale et l'on assiste à des évènements tragiques pour ces familles.Siri Hustvedt a créé des personnages complexes, auxquels je me suis attachée, et pourtant je ne peux pas dire que je les ai appréciés. Etrange. Leur univers intellectuel reste passionnant, d'autant plus qu'au fil des oeuvres de Bill, les descriptions s'améliorent si l'on peut dire, et je les ai finalement trouvées très intéressantes, d'autant qu'elles ont énormément de lien avec l'histoire personnelle de Bill.Hustvedt aborde un nombre de thèmes conséquent, de l'amitié et l'art, à la famille, en passant par la maladie, le deuil, l'amour et j'en passe. Il y a des passages vraiment magnifiques, touchants et émouvants. D'autres intellectuellement très intéressants.Au final, un roman dans lequel j'ai eu du mal à rentrer mais qui m'a beaucoup plu, sans être cependant un coup de coeur. Il m'a donné envie de lire d'autres romans de cette auteure.

Choupchoup
09/04/13
 

Voilà un résumé alléchant, une couverture qui ouvre à tous les possibles, et pourtant. Que je me suis ennuyée à la lecture de ce long roman...Les personnages, d'abord, facilement interchangeables, sans réel psychologie, du moins au début.L'action, ensuite, qui, comme le fleuve, fait des tours et des détours, des méandres inlassables.La narration, enfin, plate et sans pathos. Je n'ai finalement pas trouvé tragique le destin de ces personnages. L'auteure n'a pas su me faire entrer dans leur monde.Une déception pour moi.L'image que je retiendrai :Voyons voir.... Celle des tableaux de Bill : il a réalisé une série de portraits de son père uniquement de dos. Tout un programme. Alex-Mot-à-Motshttp://motamots.canalblog.com

AlexMotaMots
27/10/12
 

Ce livre est prenant, parfois très triste. Derrière Léo, il y a un lourd passé de crainte et de fuite, l'holocauste. Près de Bill, un frère fou. Et bien sûr, un drame, des séparations, des expositions, des lectures, des courriers, des fantasmes. Toute la vie de Léo dans ce livre et celle de ceux qui lui sont chers. Une écriture tout en finesse, très facile à lire, précise, sensible. Une vraie découverte !

Praline
24/09/11
 

L’écriture élégante, presque sensuelle, rend la lecture agréable et plaisante. Mais le livre manque de dynamisme: on oscille entre le roman, qui tourne au thriller psychologique sur la fin, et le documentaire sur l’hystérie, l’anorexie, l’art contemporain… On pourrait s’attendre, avec de tels personnages, à plus d’énergie et de puissance.Les incursions dans les domaines psychologiques et surtout artistiques sont cependant fascinantes et on a le sentiment d’être initié aux secrets d’un univers étrange et privilégié : on ne porte décidément plus le même regard sur l’art contemporain. Certains passages sont assez dérangeants et Siri Hustvedt ne nous épargne pas quelques descriptions un peu gores… Littérature et Chocolathttp://litteratureetchocolat.wordpress.com/

Litteratureetchocolat
29/08/11
 

Ce livre relève beaucoup de la masturbation intellectuelle, vraisemblablement typique des milieux artistico-intellectuels. C'est dommage, car avec un regard plus humanisé sur les personnages, leur histoire aurait été touchante. Il manque une âme à cette histoire car l'univers de Siri Hustvedt est complètement déconnecté de la vie.

mycupoftea
10/09/12
 

Le "tout" nous invite à envisager une forme de globalité. Il indique que ce qui va suivre comporte un aspect entier. Mais il implique également que l'espace à venir est complet c'est-à-dire clos. Derrière cette porte sont rassemblés ensemble dans ce "tout" chacun des éléments qui le composent. Il n'en manque aucun. Ce "tout" va du premier au dernier de ces éléments, de ces bouts qu'il attache les uns aux autres dans une forme d'unité de sens (un sens que portent le verbe et sa forme conjuguée), qui court tel un fil d'un élément à l'autre. Telle une chaînette constituée de tous ces maillons auxquels elle donne sens en les ordonnant, les canalisants: chaque maillon tient à chacun de ses bouts, dans chaque extrémité l'extrémité d'un autre.Arrêtons-nous. Posons là cet "extrémité de l'autre", rangeons-le pour pouvoir le retrouver plus tard.Quel est l'ordre qui décide de l'appartenance ou non à  ce "tout"-là? quelle est l'unité autour de laquelle se rallient les éléments de ce tout? quel est le sens qui relie et lie les particules les unes aux autres dnas l'espace de ce tout?Le "ce" qui suit ce tout est, lui aussi, à lire plus qu'à entendre (en tout cas en français). Entendu, même s'il est bien écouté, il peut être mal compris. Je me souviens que j'ai pris connaissance de ce titre par l'ouie. Ecoutons cette homonymie que ces deux premiers termes constituent: [tu soe]. J'entendais "tout ce" et je comprenais "tous ceux".  La suite de la proposition ne levait pas le voile sur ce malentendu, ce mal entendu. Le relatif "que" précise simplement la fonction que ce "tout" joue dans la proposition à venir. A savoir celle d'objet direct et non de sujet (tout ce qui /tous ceux qui). Le verbe n'en disait pas plus. Il fallait, tout en moins en tant que lecteur/auditeur francophone, passer par la lecture pour comprendre qu'on ne parlait pas ici de "ceux et celles que" (des humains, des objets animés) mais de "ce que", c'est-à dire des objets non animés. Le sens vient là encore effectuer un tri, une répartition.Pour mémoire, le titre ouvre sur l'ensemble, au sens global et complet, des objets directs non animés de la proposition qui suit et qui implicitement ne peut être constituée que d'un sujet et d'un verbe qui viennent agencer et gouverner cet ensemble, ce tout.La proposition dite principale, la voici: "j'aimais". Mon "je" à moi a envie de dire "ouaw". Le verbe choisi souligne l'entièreté du tout qui fait son objet. Aimer ne peut être qu'entier. Le sujet dresse ici une paroie entre cette proposition et sa négation. Le narrateur va évoquer derrière la porte de ce titre l'ensemble de ce qu'il aimait par opposition à l'ensemble de ce qu'il n'aimait pas. L'infinitude du tout et du "aimer" se heurte à la finitude du sujet qui est constitué d'une identité singulière, celle du narrateur, et à celle de la forme conjugué choisie, l'imparfait de l'indicatif. Entre ces deux paroies, ces deux "droites", court le cercle, l'ovale du tout, de l'ensemble.Mais revenons au verbe: j'aimais". Il est au passé, l'action est donc révolue. Peut être que le "je" du narrateur n'aime plus ce qu'il aimait ou a aimé. On ne le sait pas, la porte du tire reste donc ouverte. Il n'y a pas forcément rupture ou opposition entre le présent et le passé (on ne lit pas "tout ce que j'aimais et n'aime plus" mais seulement "tout ce que j'aimais") mais, s'il y a des similitudes, le passé n'est pas le présent, il se différencie de lui, lui est autre.L'auteur en fait un groupe en soi qui peut être mais pas forcément en intercation, en intersection avec le groupe du présent "tout ce que j'aime".Cependant la forme passé choisie est celle de l'imparfait de l'indicatif. Ce choix n'est pas innocent. On n'entend pas dans "j'ai aimé" ce qu'on entend dans "j'aimais". Le passé composé indique que l'action est révolue et achevée alors que l'imparfait reste lui plus vague, flou moins tranché, moins décisif. Il porte en lui une notion de durée et d'indéfinition qui sont des traits de caractère qu'on peut qualifier de propres à la nostalgie. Tout ce que j'aimais nous invite donc à entrer dans le monde d'un passé peut être pas si lointain que ça, peut être pas complètement révolu à la rencontre d'un ensemble de souvenirs sensés resencer l'ensemble des "choses" aimées pas le narrateur durant un laps de temps et à une époque indéterminée. Beaucoup de questionnements à l'issue d'une phrase qui annonçait pourtant beaucoup de certitudes. Allez leur prêter vos jambes et vos bras: La Cimade: http://www.cimade.org/Les Embrassés: http://les-embrasses.blogspot.com/

Thetique
27/01/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.23 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : CHRISTINE LE BOEUF

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