Traine pas trop sous la pluie

BOHRINGER, RICHARD

EDITEUR : FLAMMARION
DATE DE PARUTION : 11/09/10
LES NOTES :

à partir de
4,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

« Je suis arrivé devant l´hôpital posé à quai comme un cargo la nuit. Ses lumières immobiles sous la pluie. Planté là sous le néon, dégoulinant de l´averse. Le vent frissonne sur les flaques. Quelqu´un marche vite. Un taxi ferme sa lumière. J´y
suis. J´ai demandé au toubib, perdu au milieu des perfus, des chariots, des solitaires sans un son, et puis d´autres qui en ont marre. On sait plus si c´est de la vie. J´ai demandé au toubib s´il me gardait cette nuit. Il a dit oui. » R. B.
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Il y a des livres que l'on entend. Celui ci est un tam tam. qui bat au rythme d'un coeur qui livre un dernier combat. BOHRINGER est un **** de poète, non - ce n'est pas un romancier. Il va plus loin , plus profond. Et il nous livre tout sans aucune impudeur.Alors à tous les capitaines des bateaux de la mer, me vient une musique lorsque je traine sous la pluie :Des livres et moiDes phrases en fièvreDes mots du ringDes coups de swingLe cœur à sangA l'heure du videLes bras en cordesEncore, une fois,D'un round acideTomber en croixD'homme de pierreLivres combat (c)Mille traversées Mr BOHRINGER ! Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
15/10/10
 

Richard Bohringer est hospitalisé, pour une hépatite C. Lors de son séjour à l'hôpital, bourré de médicaments, il délire, rêve parle à un "Grand Singe" qu'il voit, fait le point sur sa vie avec le docteur ou la "belle infirmière". Parle de ses copains qui flottent au-dessus de lui, dans "l'aéronef", finit son livre par un petit mot pour Bernard Giraudeau mort après l'écriture du livre : "Ce matin Philippe Léotard, capitaine de l'aéronef, et Roland Blanche ont accueilli Bernard Giraudeau. Calme-toi, calme-toi, mon coeur. Souris lorsque tu penses à lui. Tendre ami" (p.171)Dans un style inimitable, haché, trituré, scandé, poétique Richard fait le point sur la vie de Bohringer. Il oscille entre la vie et la mort et ne sait pas encore quel côté choisir. Alors, tout revient, l'enfance, près de parents non-aimants, son frère mort à 20 ans, sa vie au cinéma, l'alcool, la drogue. A 68 ans Richard fait le point sur sa vie. Pour finalement lui trouver de l'attrait et rester parmi nous.J'aime beaucoup cet homme, grande gueule s'il en est, constamment énervé, qui aime réellement son prochain. Ça se sent lorsqu'on l'entend, ça se sent aussi quant on le lit. Certes, parfois on se perd dans ses délires (les 50 premières pages, sont un peu nébuleuses), mais la chaleur, l'humanité sont présentes. J'aime comment l'auteur parle de sa façon d'écrire : "Faut se dépêcher d'écrire ! Je ne laisserai pas une oeuvre. Sûr ! Mais la nécessité d'écrire, ça fait du bien, ça fait du mal. Syntaxe, syncope peu importe ! Il faut avoir du bonheur intime, fugitif. Considérer que les mots sont tes amis. S'étonner de ces heures haletantes, en attente d'une phrase, à la vouloir tant, que cela en fait mal au corps. Les mots sont si généreux qu'ils t'aiment autant que les auteurs de la Pleïade. Ils aiment la syncope. Ça leur permet de danser d'une façon différente. Bien sûr on se marche sur les pieds quand on n'a pas appris à danser ! Ça leur fait une belle récré, aux mots ! La syncope !" (p.142)Ouvrez ce livre, n'ayez pas peur de vous noyer dans les mots de Richard Bohringer, parce que vous trouverez toujours une planche faites de mots, de phrases pour vous accrocher. Yv

Lyvres
24/03/14
 

Un livre à l’image du personnage, foisonnant, lyrique, emporté et dans le même temps pudique, tendre, aimant.J’ai eu du mal à suivre l’auteur dans tous ses délires, certains sont parlants et touchants et d’autres, beaucoup moins…C’est un livre court et qui révèle certaines facettes de l’auteur, notamment son enfance et ses parents, ciel que l’homme est tourmenté, à l’image de la mer qu’il aime tant… Cocotcha

cocotcha
01/12/13
 

Lors d'une nuit pluvieuse, l'auteur est hospitalisé. « J'ai demandé au toubib s'il me gardait cette nuit. Il a dit oui. » (page 10).Hépatite C, « opéré à cœur ouvert sans être refermé ». (page 34).Pensées nébuleuses, souvenirs d'enfance, de personnes disparues qu'il a aimées, de voyages en Afrique en particulier au Mali, à Bogotá en Colombie et à Cayenne. L'auteur s'imagine en capitaine de bateau, en grand singe. « Il a beaucoup de fièvre, dit l'infirmière au docteur. Il délire. » (page 14).Va-t-il monter à bord de l'aéronef pour rejoindre ceux qui sont déjà partis ?Non, il va lutter contre la mort. « Je veux rester vivant. (page 19). « Je veux vivre ». (page 22). « J'ai soixante-huit printemps, et j'en veux encore. » (page 152).Parce que « Il faudra écrire. […] Je ne suis pas Rimbaud. Je le sais bien. » (page 11). « Je ne voudrais pas mourir avant d'avoir fini ce livre. Où tout est possible. » (page 126). Même si « Écrire ne sauve pas. » (page 81).Alors, c'est parfois nébuleux, mais toujours sobre, tendre, émouvant et il y a des passages vraiment beaux, poétiques, philosophiques.« Traîne pas trop sous la pluie. C'est pas Bogotá, c'est Paris. » (page 13).« L'homme est assis au crépuscule sur une terrasse face à la mer. Quelle est sa terre ? Où sont ses frontières ? À l'intérieur du livre. » (page 104).Ou drôle : « Certains jours le doute m'écrase, m'écrabouille tant les pets des hommes de pouvoir polluent les belles idées. » (page 98).[...] Catherine de La culture se partage

Catherine2
21/05/11
 

Ce livre est un cri, le cri d'un poète chanteur qui nous prend aux tripes en nous livrant son combat contre la maladie. On entend sa musique comme une lame de fond. Bouleversant et tellement sincère ! Iana

Iana
20/01/11
 

Format

  • Hauteur : 21.00 cm
  • Largeur : 13.70 cm
  • Poids : 0.24 kg

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