Trans

HAK, PAVEL

EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 03/08/06
LES NOTES :

à partir de
6,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Cela commence dans un pays d'Asie indéfini, vaste morgue gelée dont Wu Tse veut s'échapper. Il y parvient, travaille dans un chantier pour réunir l'argent nécessaire à son passage vers un pays riche. Piégé par un habile entrepreneur, il fait la rencontre d'une jeune femme, la belle Kwan, avec qui il monte un coup pour payer un départ accéléré. Mais le cargo prend l'eau. Wu Tse échoue sur une côte africaine, trouve sur sa route un médecin fou, une équipe scientifique, une tribu anthropophage. Au terme de ses tribulations,
il aboutit dans un aéroport occidental. Arrêté à la douane, placé en centre de rétention, il réussit à s'évader. Dans les docks d'un port, il recherche Kwan, petite lueur à l'horizon. Une fresque époustouflante sur les nouvelles réalités du monde actuel ou à venir, avec ses tyrannies ultra-sécuritaires, ses flux migratoires, ses clandestins, son exploitation des corps, ses trafics, ses corruptions, ses épidémies, ses virus. Le roman n'est jamais aussi réaliste que lorsqu'il se permet d'être visionnaire.
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Se Nourrir, Boire, Suvivre, Prendre pour ne pas être pris, Tuer s'il le faut...Pour ne pas être tué.Dans un pays aux confins de l'Asie, un homme nommé Wu Tse tente de survivre au froid, à la faim et à la haine des hommes. Prisonnier parmi d'autres prisonniers, il est chargé d'évacuer les cadavres qui jonchent les rues. Il s'éxécute, ramasse les corps décharnés, statufiés par la mort. La faim se fait enveloppante, grandissante, dévorante et Wu Tse succombe à son appel. Il adopte un comportement bestial et devient nécrophage pour ne pas être plus tard lui aussi ramassé par ses camarades d'infortune. Pour ne pas être jeté dans une benne comme un vulgaire déchet. Pour ne pas mourir.L'humanité de Wu Tse cède le pas à ses instincts. Il doit fuir, gagner la liberté par n'importe quel moyen mais à quel prix...Se Nourrir, Boire, Obtenir de l'argent coûte que coûte. Des camps de travail inhumains à la jungle contagieuse en passant par la vie grouillante de Hong Kong, on suit la course effrénée et suffocante de ce clandestin plus animal qu'humain. Wu Tse affamé, prend. Il avale goulûment tout ce que la vie met à sa portée et s'abîme chaque jour un peu plus dans la bestialité. Violence et Sexe rythment sa fuite vers un ailleurs dont on vient à douter qu'il le trouve un jour...Trans, qui a obtenu le prix Welter en 2006, est un roman inclassable et polymorphe. Versant tour à tour dans la violence, l'amour, la science-fiction, l'onirisme, le réalisme, cette oeuvre subjugue par son étrangeté. Portée par une écriture incisive, sans cesse sur la brèche, elle bascule d'un style à l'autre laissant souvent le lecteur dans l'expectative.Néanmoins, son originalité vaut que l'on se penche dessus à condition de ne pas craindre les descentes vertigineuses. Certaines scènes particulièrement cruelles peuvent entraîner le lecteur dans des gouffres abyssaux. Aussi, pour entamer cette lecture, faut-il avoir le coeur bien accroché et prévoir un sacré parachute... Rebelde

Rebelde
12/11/13
 

Ce n'est pas tant le sujet, très dur pourtant, de ce roman que j'ai détesté, que le style de l'auteur et sa façon de s'exprimer, tour à tour pamphlétaire, tour à tour morbide ou ensuite tentant (vainement) l'humour... Dès les premières phrases, j'ai donc été rebutée par le style, bien avant d'être écoeurée par les scènes du début ou, pour survivre, Wu Tse dépèce et mange des cadavres... Nous sommes dans un pays d'Asie indéterminé, à la politique totalitaire stupide et mortifère (cherchez bien, vous trouverez assez vite quels pays peuvent correspondre... et pas seulement en Asie...). Les hommes tentent de fuir le régime, certains mourront en cours de voyage, d'autres y arriveront, mais pour atteindre quel eldorado ? Le voyage de cet homme, ses rencontres, notamment celle avec la belle Kwan, sont assez poignants malgré tout, car on sent derrière le texte que tout cela pourrait être vrai, existe d'ailleurs sûrement quelque part dans le monde... Mais j'ai totalement décroché quand le jeune homme arrive sur la côte africaine, qu'il se retrouve face aux anthropophages et un centre médical plus que particulier. Là, j'ai trouvé que l'histoire devenait un grand n'importe quoi, certes reflétant la stupidité de la vie de certains, mais bon... C'est un peu trop également à mon goût le panégyrique de l'horreur : mort bien sûr (mais finalement, la mort est loin d'être le pire qui puisse arriver à ces hommes et ces femmes...), mais aussi tyrannies, corruptions et trafics en tous genres, dont celui des corps, maladies, meurtres, violences sexuelles... Et tout ça pour ça... Pour arriver enfin dans le monde moderne dans lequel nous vivons, mais dans lequel ces pauvres êtres n'arriveront probablement jamais à se faire une place... Déprimant de bout en bout ! Liliba

liliba
18/08/11
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.24 kg