Traquees

ROBOTHAM-M

EDITEUR : LATTES
DATE DE PARUTION : 07/10/09
LES NOTES :

à partir de
8,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Une femme nue en talons rouges se cent sur le parapet du pont suspendu de Clifton, le dos collé à la barrière de sécurité. Elle pleure au téléphone. À quelques mètres d'elle, Joseph O'Loughlin, psychologue, s'efforce de la dissuader de sauter. " Vous ne comprenez pas ", chuchote-t-elle avant de s'élancer dans le
vide. Plus tard, Joe reçoit une visite de la fille de la victime, convaincue que sa mère n'aurait jamais attenté à ses jours. Joe voudrait la croire... Thriller psychologique terrifiant, Traquées explore les recoins les plus sombres de l'esprit humain. C'est à ce jour le roman le plus puissant de Michael Robotham.
4 personnes en parlent

Je ne connaissais pas cet auteur, c’est une découverte pour moi. Dès les premières pages, j’ai été happée par l’histoire. Son écriture est agréable, fluide (vous commencez à savoir que c’est mon premier critère ;-) ). J’ai retrouvé l’atmosphère des campus anglo-saxon, cela m’a rappelé le film « Le cercle des poètes disparus ».Joe O’Loughlin est un personnage attachant, qui manque de confiance en lui depuis que la maladie l’a frappé. Il essaye de composer au quotidien avec le mal qui le handicape.Au fil des pages, un basculement s’opère vers une vraie enquête policière à l’américaine avec son lot de personnages atypiques mais qui nous sont vite sympathiques. L’inspecteur divisionnaire Ruiz pas délicat pour deux sous, mais vieil ami d’une loyauté sans faille, l’inspecteur Veronica Cray qui tient ses hommes avec poigne.Tout au long du livre, on assiste aux monologues et aux interventions du tueur. Il joue au chat et à la souris, tire les ficelles, se gargarise de ses hautes capacités dans la torture physique, mais surtout psychologique. Car ce qu’il fait subir aux personnages est d’une horreur sans nom. On assiste au spectacle désastreux du pouvoir de destruction d’un psychopathe. Il me fait penser à ce qu’on a coutume de nommer les « pervers narcissiques », notamment lorsque récit est fait de ce qu’il a fait subir à sa propre femme.La notion de « craquage », dans le sens où les victimes perdent pied à un moment précis, peut, à mon sens, s’appliquer également au tueur. Je n’entrerai cependant pas dans les détails pour ne pas tout vous dévoiler ;-)Il y a des passages à déconseiller aux âmes sensibles, assez vulgaires.Dans la dernière partie du roman, que je qualifierais de la partie « chasse à l’homme », j’ai retrouvé le déroulement d’une série policière américaine. Il y a beaucoup de technologie, de termes techniques, j’avoue que ces passages m’ont un peu rebutée. Trop détaillés certainement, mais pourtant indispensables à l’intrigue.Ce roman est dense, le rythme va crescendo. J’ai compris assez vite qui était le meurtrier, et deux autres évènements capitaux que là encore je ne peux pas vous dévoiler.C’est le bémol que j’apporterai à ce thriller très réussi. J’ai refermé ce livre à bout de souffle, emportée par le suspense, les rebondissements trépidants imprimés par l’auteur.C’est un roman que je vous recommande.C’est également la suite du livre « Le suspect », du même auteur, qui met en scène Joe O’Loughlin, dans une affaire auquel ce présent roman fait référence à plusieurs reprises.

Chroniqueslitteraires
14/05/13
 

Excellent livre, un suspense implacable, on retient son souffle tout le long du livre, j'ai beaucoup aimé.De plus, l'approche de maladie de parkinson est tres agréable, on est touché par le personnage.Mon premier roman de cet auteur que j'ai beaucoup apprécié, au suivant maintenant.

guibl22
10/07/13
 

Joe O’Loughlin a été amené sur cette scène bien malgré lui et se retrouve embarqué dans cette histoire mais il ne peut l’éviter, c’est plus fort que lui, il doit trouver la vérité. Il va alors faire appel à un vieil ami, Ruiz, ancien inspecteur à la retraite. Ce récit est réalisé à deux voix, celle de O’Loughlin et celle du tueur, un psychopathe, ce qui rend vraiment intéressant le déroulement de l’histoire, permettant d’avoir le ressenti et les impressions des personnages sous des aspects différents, une interaction.Quels rapports le professeur aura-t-il avec Darcy, la fille de la victime ? Y-aura-t-il d’autres victimes ? Comment réagira l’entourage du professeur ? Comment se comporteront les familles des victimes ? Qui est ce psychopathe ? Qu’est-ce qui l’amène à agir ainsi ? Comment s’y prend-il ? fera-t-il des erreurs ? Et la police que fait-elle ? Qui aura le fin mot de l’histoire ? etc tant de questions auxquelles je ne répondrai pas bien entendu. Je ne veux rien dire de plus quant à l’histoire car pour un thriller je trouve que c’est bien dommage. J’aime à découvrir au fil des pages tout ce qui construit le roman autour d’une intrigue alors je ne veux pas l’enlever. Je préfère parler de mon ressenti, mes impressions.C’est donc un très bon thriller, sans temps mort, mais je ne peux pas dire que ce soit un coup de coeur. Je suis peut-être exigeante en matière de thriller car j’adore ça et ce que je recherche dans ce genre de lecture, c’est d’être tenue par un suspens, ne pas m’ennuyer et être surprise, même décontenancée. J’ai tout eu sauf la surprise, la vraie surprise. J’ai trouvé tout assez prévisible, sauf une révélation en cours de lecture qui a été vraiment bonne et à pic, mais la fin, bien qu’elle soit très bien faite, ne m’a pas étonnée, et là c’est décevant. J’aime être bluffée, scotchée. Ce n’était pas vraiment le cas ici. Même si on est porté par les évènements et qu’on apprend beaucoup, aussi bien sur le passé des personnages que sur ce qu’ils sont, par exemple, il manquait quelque chose à mon goût.C’est un roman qui est quand même très facile à lire, rapide et intéressant. Sur 640 pages en format Le livre de poche, c’est un très bon point. Les personnages y sont très bien dépeints et attachants. Le scénario se prêterait volontiers à une adaptation cinématographique, sans aucun doute. Ce que j’ai apprécié aussi, c’est ce qui est développé en parallèle de l’histoire et qui fait partie intégrante aussi du scénario, la psychologie et la philosophie. J’ai, à plusieurs reprises, fait des arrêts de lecture afin de me plonger dans des réflexions, ce que j’adore et en particulier sur le passage de la page 158, qui peut nous interroger, par exemple, sur les raisons qui fait qu’un être devient ou est un psychopathe, si on le remet dans le contexte de l’histoire. " – Que dire du sentiment de soi ? demande-t-elle. ça fait certainement de nous autre chose que des machines.- Peut-être. Pensez-vous que nous naissons avec ce sentiment de soi, notre ego, une personnalité unique ?- Oui- Vous avez peut-être raison. J’aimerais cependant que vous envisagiez une autre possibilité. Et si notre conscience – notre sentiment de soi -, émanait de nos expériences – de nos pensées, de nos sentiments, de nos souvenirs ? Plutôt que de naître avec un plan prédéterminé, nous serions le produit de nos vies et le reflet de ce que les autres voient en nous. Nous sommes éclairés de l’extérieur plutôt que de l’intérieur."En conclusion, c’est un bon thriller, bien écrit, original quant à la décision d’une narration à deux voix, celle du professeur O’Laughling et celle du tueur (ce n’est pas une surprise de le dire. Après on ne sait pas qui il est.), sans temps mort, avec de belles réflexions, des personnages saisissants de réalisme, un psychopathe agissant dans les règles de l’art, mais trop prévisible concernant le déroulement des évènements, l’impact de l’investigation du professeur O’Laughling sur lui et son environnement, et le dénouement.

lauredanse
14/05/13
 

« Il existe un moment …. »Si je vous demande de vous mettre nu(e) sur votre balcon, le ferez-vous ?Non, bien sûr ….Si je vous dis que je suis en train de torturer physiquement votre enfant (dont vous entendez les cris) et que pour faire cesser cela, il faut que je vous voie nu(e) sur votre balcon, que ferez-vous ?Jusqu’où êtes-vous capable d’aller pour sauver la vie de votre fils (fille) ?Jusqu’où un homme peut-il pénétrer l’esprit d’un autre, le manipuler mentalement ?Ces questions ont été abordées dans d’autres thrillers mais l’originalité de celui-ci réside dans le fait qu’un professeur de psychologie, va se trouver, tout à fait par hasard, mêlé à l’enquête policière. Du fait de son métier, cet homme, que nous découvrirons petit à petit, malade, se posant des questions, inquiet pour son couple, pas forcément prêt ni désireux de s’occuper de tout ça, va essayer de comprendre le « fonctionnement » de l’esprit de l’homme recherché pour le faire arrêter.Le déroulement en lui-même ne sort pas vraiment de l’ordinaire, mais ce sont bien « les deux voix » de ce roman qui en font sa force. Deux voix qui parfois s’équilibrent, se répondent, se questionnent, s’apostrophent …Deux voix mais aussi deux esprits, deux âmes qui luttent, s’interrogent, polémiques ….Première voix :« Il existe un moment où tout espoir disparaît, où toute fierté, toute attente, toute foi, tout désir cessent d’exister. Ce moment m’appartient. Il est à moi. C’est là que j’’entends le bruit, le bruit d’un esprit qui craque. »Deuxième voix :«La puanteur rance de la terreur m’emplit les narines et quelque chose de petit et de sombre trottine à l’intérieur de ma poitrine, se creusant un passage dans les cavités de mon cœur. Je l’entends maintenant …. »Les passages où le « tueur » s’exprime sont en italiques, les autres sont en caractères classiques, on ne peut donc pas se tromper. Les actes horribles qu’il entre prend sont-ils pour lui le moyen d’exister ?«Je me réveille parfois la nuit avec l’angoisse d’avoir disparu dans mon sommeil. C’est ce qui arrive quand personne ne tient à vous. »Certains passages, pour qui lit un peu trop de romans policiers, peuvent sembler « cousus de fil blanc » et de temps à autre prévisibles mais cela ne nuit pas au contenu car je le répète, c’est bien l’effet ping pong entre les deux principaux protagonistes qui fait la force de ce livre.L’écriture est équilibrée, le ton juste, j’emploie, à dessein ; ces deux adjectifs. Jamais l’auteur n’en fait « trop » (même si on peut penser que soixante pages en moins auraient « allégé » le roman sans lui porter préjudice, au contraire…). Jamais il ne sombre dans le pathos, dans de trop longues descriptions et c’est préférable. Il me semble qu’en agissant ainsi, parfois, on « devine » (notre esprit prend le relais) en filigrane de ses écrits ce qu’il veut transmettre. Il nous « manipule » nous aussi mentalement, nous obligeant à « sentir » la peur des personnages, à regarder par-dessus notre épaule, à appeler notre enfant « pour voir si tout va bien » et lui redire « qu’on ne parle pas aux inconnus, même s’ils paraissent tout connaître de nous », comme si tout ce qu’on lisait, qui n’est qu’un roman, n’est-ce pas …. comme si tout cela …. et bien quelquefois, dans la vie réelle aussi …. Il n’y a qu’à regarder dans les journaux …. alors …. trop de précautions ne nuit pas ….Et revient alors, lancinante, cette question, « qu’aurais-je fait à leur place ? » … Je la connais, la réponse, mon fils aussi….Il a souvent entendu : « Si un jour, quelqu’un te fait du mal …. » et là on s’aperçoit, terrifié que ….Vous l’aurez compris, ce thriller psychologique m’a beaucoup plu parce que l’auteur a su creuser au plus profond des deux personnages principaux (et des autres aussi), fouillant leur âme, les obligeant à se mettre à nu (sans jeux de mots), les poussant dans leurs retranchements, détruisant toute velléité de résistance et m’entraînant de pages en pages à vouloir, moi aussi, les comprendre ….

Cassiopea
24/08/11
 

Format

  • Hauteur : 23.00 cm
  • Largeur : 15.00 cm
  • Poids : 0.56 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : SABINE BOULONGNE

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