Trilogie new-yorkaise t.1

AUSTER, PAUL

livre trilogie new-yorkaise t.1
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 01/04/94
LES NOTES :

à partir de
4,10 €

SYNOPSIS :

Paul Auster Cité de verre Un auteur de série noire, Quinn, est réveillé au milieu de la nuit par un coup de téléphone qui ne lui était pas destiné : on demande un détective, un certain Paul Auster... Quinn, qui mène une vie errante, lestée d'un passé problématique, accepte le jeu consistant à être ce Paul Auster. Et le voilà lancé dans une aventure
plus extravagante que toutes celles qu'il aurait pu imaginer. à la faveur de cette première faille de l'identité, le roman policier bifurque, et ce sont à la fois Kafka et Hitchcock que l'écrivain de L' Invention de la solitude convoque dans les détours de sa cité de verre... Une remarquable « machine » littéraire. Claude-Michel Cluny, Le Figaro.
4 personnes en parlent

Le premier livre d'Auster que j'ai lu et je suis tombé de haut dans cette mise en abyme qui a rapidement rejoint les grands textes du XXème siècle.Paul Auster l'écrivain joue les êtres de papier sous son nom mais dans la peau d'un détective qui est confondu avec l'écrivain Daniel Quinn qui a pour pseudonyme William William (référence au William Wilson de Poe), qui lui-même met en scène un détective, Max Work. N'est-ce pas vertigineux ?Quel plaisir que cette réflexion sur la création, sur la fiction, sur le roman policier également.Et Auster joue jusqu'au bout avec son lecteur, l'avertissant à plusieurs reprises que les faits ne se dérouleront pas comme prévus. Le lecteur cherche à trouver une place pour chaque mot, chaque phrase au sein de l'histoire, que rien ne soit laissé au hasard. Même le parcours pédestre de Stillman dans la ville semble tracer un message."Et ça tourne en rond, et ça tourne en rond, cria le garçon en écartant soudain les bras et en tourbillonnant dans la pièce comme un gyroscope."Le petit Daniel Auster est comme l'incarnation du vertige créé par le récit, lui qui joue au yoyo, symbole même du va-et-vient entre les personnages.Fascinant. Maltese

Maltese
19/02/09
 

New York a déjà revêtu son manteau de nuit et enveloppé ses habitants de silence. Lové au cœur de cet écrin d'ombre, abruti par le sommeil, un téléphone retentit. Sa sonnerie perturbe la quiétude feutrée qui règne sur la big Apple et réveille un homme dont la vie sera à jamais bouleversée. Une erreur! Un hasard! Monsieur Paul Auster? Un instant, un dixième de seconde et la vie de Quinn bascule. Écrivain, perclus de souvenirs, cloîtré dans sa douleur, dans son deuil, erratique dans les rues new-yorkaises le reste du temps. L'insistance, la sonnerie incessante auront raison de ses réticences. Lui, le créateur va devoir endossé un nouveau rôle, une nouvelle identité, être à son tour un personnage dont il ne sait rien. Dans un labyrinthe tentaculaire, dans les méandres identitaires Quinn déambule, renaissant tel un phénix dans ce mouvement perpétuel, pour finalement s'identifier à son héros et se perdre, devenir un fantôme. Une oeuvre borroméenne, ou l'effet de miroir s'intensifie, qui est qui, fictif, réalité, l'auteur s'amuse, façonne un chemin balisé de réflexion, de références, d'incitation à la connaissance par la marche. Une oeuvre complexe dans un lieu démesuré, un personnage qui à force de s'être coupé du monde, de s'être retranché derrière une carapace fictive va s'effriter. Tel un Minotaure moderne, il va se perdre dans ce dédale urbain à force d' essayer de se construire dans le nom d'un autre, avalé par ce vide profond. Auster dans son style particulier nous offre une oeuvre hors norme, le premier stade de cette triple réflexion, de cette narration. Pasdel

Pasdel
23/01/14
 

Il est des livres qui donnent à réfléchir et mettent à mal nos certitudes de lecteurs. Cité de verre en fait incontestablement partie.Un auteur de polars, Quinn, est subitement réveillé par un coup de téléphone qui ne lui est pas destiné. La voix à l’autre bout du fil demande à parler à un certain Paul Auster, un détective privé. Quinn commence par expliquer à son interlocuteur qu’il fait erreur. Mais après de nouveaux appels, il finit par endosser l’identité d’Auster. Il faut dire que les identités multiples, ça le connait ! Quinn publie chaque année sous le pseudonyme de William Wilson les aventures de Max Work. Depuis qu’il écrit, et qu’il a perdu sa femme et son jeune fils, l’auteur ne se pense plus comme une personne réelle, donc endosser l’identité du fameux Auster ne le perturbe pas vraiment. [...]Le roman repose à la fois sur une faille de l’identité et sur le principe de mise en abîme, de roman dans le roman. L’intrigue policière de départ n’est qu’un prétexte à un roman plus complexe, d’une intelligence rare, qui offre une réflexion sur la littérature et le statut de l’auteur dans son oeuvre. De nombreuses allusions historiques et littéraires jonchent le parcours de Quinn dans une cité aux allures labyrinthiques, métaphore kafkaïenne de la complexité de l’esprit.J’ai vraiment apprécié ce livre complexe dans lequel rien n’est certain jusqu’à la dernière page. Je sais d’avance qu’il me faudra le relire afin d’en découvrir toutes les clés. En attendant, j’ai hâte de lire le tome 2, Revenants, et de partager mes impressions avec vous.

Naurile
21/09/13
 

Ce fut mon premier contact avec Paul Auster et deux décennies plus tard, je reste toujours autant admirative devant ce premier volume de la Trilogie New Yorkaise.Daniel Quinn est écrivain. Un beau jour il est contacté par une personne souhaitant parler au détective Paul Auster. Les appels se renouvelant, Quinn finit par accepter la mission en se faisant passer pour cet Auster. Il est difficile de présenter ce livre tant l’intrigue n’est au fond qu’un prétexte pour parler d’autre chose. New York en est le personnage principal en tant que symbole de la ville poussée à son extrême et dont la chute est imminente. New York, cité de verre, Babel des temps modernes, lieu de déchéance, symbole de la folie humaine. C’est une des références essentielles de l’œuvre de Paul Auster, de même que la question de l’identité : les identités de Quinn, qui, avant de jouer à être Paul Auster, écrit sous un pseudonyme, les deux Peter Stillman, Henry Dark, etc. L’identité des mots est aussi, en quelque sorte remise en question dans une réflexion sur le langage.Il y a aussi dans ce roman, toute l’ingéniosité d’Auster qui fait que ses livres ne sont pas intéressants que pour l’histoire mais également pour les détails, les clins d’œil. Ici, non seulement la méprise initiale conduit Quinn à se faire passer pour un détective appelé Paul Auster, mais en plus le véritable Auster fait une apparition, ainsi que son épouse, Siri, et que son fils, Daniel.Quant à Quinn, il se laisse entraîner dans un engrenage qu’il pourrait à tout instant stopper mais, bizarrement, il semble curieux de savoir où tout cela va l’amener et vit ces événements peu communs comme une expérience à vivre. "Cité de verre" est un livre déroutant mais incontournable dans l’œuvre de cet écrivain. Qui n'a pas lu "Cité de verre" n'a pas lu Auster.

mycupoftea
04/09/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.10 kg

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