Trilogie sale de la havane

GUTIERREZ, PEDRO-JUAN

livre trilogie sale de la havane
EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 02/01/03
LES NOTES :

à partir de
9,60 €

SYNOPSIS :

Vaste chronique de la vie à cuba, trilogie sale de la havane est un journal égoïste qui emporte le lecteur dans un tourbillon romanesque délirant. Malgré les fulgurances de la danse et du rhum, la havane est une ville assombrie par la pénurie et le désespoir. le narrateur déchu y vit dans la crasse et le sperme. pas de philosophie
ici, aucun manichéisme. juste un homme, centré sur son sexe, ses maîtresses et ses angoisses. à la manière d'un henry miller, gutiérrez sait, dans une langue vive et savoureuse, restituer le caractère essentiellement poétique, extrême, suicidaire mais constructeur de la vie sexuelle. Un roman au rythme de salsa !
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Chaque jour de cet été 1994 les rapproche de l’indigence. Cuba, cet asile rêvé par bon nombre de touristes est devenu leur tombeau. La Havane n’est plus que misère et privations. Ses insulaires souffrent de la faim et d’un manque croissant. Objets de première nécessité, médicaments et soins, argent, travail, denrées alimentaires, tout est devenu hors de prix ou trop rare pour pouvoir y prétendre. Parmi eux, Pedro Juan subit la crise générale de plein fouet et traverse une crise existentielle. Ancien journaliste, il subsiste grâce à de petits boulots et trempe dans des combines pas toujours payantes. Désertant les landes de la solitude dans les bras de cavaleuses ou de femmes de passages, il comble sa faim par une boulimie de sexe. Aussi ravagé intérieurement que La Havane, ses jours s’écoulent au rythme des descentes de bouteilles de mauvais rhum et de joutes charnelles sauvages et désespérées. Les sécrétions corporelles de tous ces naufragés prouvent qu’ils sont encore vivants et Pedro Juan se noie volontairement dans la sueur, les larmes et les exhalaisons de désirs et de jouissances. Jouir, c’est tout ce qu’il leur reste. De coïts bestiaux en plaisirs solitaires, chacun cherche un bonheur fugace sur une terre qui ne promet que la frustration. Pedro Juan Gutierrez peint ici une fresque bigarrée aux couleurs d’une Havane ayant perdue de sa superbe. Malgré un registre souvent vulgaire et au-delà de scènes rendues poisseuses de crasse et de stupre, ce roman étourdit et enivre pareil à la gorgée de rhum de trop. Dans un carnaval fantastique et inattendu, des personnages atypiques se succèdent. Des femmes tantôt lascives, cruelles ou tristes émanent de ces pages exotiques et se cognent à des hommes aux intentions carnassières. Blanc, métis et noirs se mêlent, vieux et jeunes se rejoignent, corps, soupirs et peaux se confondent en un chant plaintif et harmonieux. La magie opère tandis que les offrandes aux orishas diffusent dans cette œuvre le pouvoir insoupçonné de la religion yoruba. Un voyage étourdissant au cœur des Caraïbes secrètes. Un roman où sexe et croyances enfièvrent les hommes. Rebelde

Rebelde
29/01/16
 

« Désormais, je m’entraînais à ne rien prendre au sérieux. » Sauf le sexe, pourrait-on ajouter. En 1994, dans les décombres d’une Havane en ruines, il n’y a qu’une échappatoire à la faim et à la misère pour Pedro Juan Gutiérrez. Jouir. Jouir et re-jouir, et jouir encore. Les corps faméliques se cherchent, se percutent et se prennent, sans raison, sans possible. Égoïstes. Le corps – noir, blanc, métisse – c’est tout ce qui leur reste. Nous sommes en pleine période dite « especial » selon la terminologie officielle. « Especial » cela veut dire « sauvez-vous vous-mêmes ».

PamProust
14/09/15
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.28 kg

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