Tristesse et beaute

KAWABATA-Y

livre tristesse et beaute
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 10/01/96
LES NOTES :

à partir de
5,10 €

SYNOPSIS :

Yasunari Kawabata Tristesse et beauté Chez Kawabata, les beautés élégiaques, qui se laissent dépouiller, abandonner, prostituer, éviscérer par amour, préparent en silence l'avènement des beautés pernicieuses, ces petits démons qui exécuteront autour du mâle la danse de la mort. Dans Tristesse et beauté, la mort esquisse ses premiers pas pendant que sonnent les cloches de fin d'année dans les monastères de Kyôto. Oki, le romancier vieillissant, cherche à revoir un ancien amour. Elle avait
seize ans, lui plus de trente. Au lendemain de la rupture, elle avait trouvé refuge chez les fous, lui dans l'écriture d'un roman qui devait lui apporter argent et gloire. En sortant de chez les fous, elle choisit de ne plus se donner qu'à l'art et devint peintre renommé. Un quart de siècle plus tard, il tente de renouer avec le passé. Mais le destin a placé aux côtés de la femme peintre une élève de dix-sept ans, diaboliquement belle et diaboliquement dévouée à son professeur. Linda Lê.
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Histoire des amours passés...Encore une perle de la littérature japonaise, une perle bien difficile à décrire et à commenter. Ce roman rassemble presque tout ce que j'aime lire, une histoire d'amour, le temps qui passe, des personnages attachants un brin torturés, de ses personnages qui nous interpèlent et qui évoluent dans leurs tourments et puis et surtout une écriture pleine depoésie, tout en subtilité mais porteuse de message fort.On évolue à la frontière entre le réel et l'irréel, les descriptions sont saisissantes de beauté, elles rythment l'intrigue. À la manière des scènes d'une pièce de théâtre chaque chapitres se consacrent à un point unique; ce sont des portrait d'impressions, des descriptions de lieux, des détails sur les actions des personnages …C'est au travers de ces histoires sur les amours présents et passés -un univers unique pour des amours, maternel, paternel, familiale, entre homme et femme, entre deux femmes- que le drame se tisse. Il y a bien trop de passion de jalousie, d'irrationnel pour que l'issue puisse être plaisante, on le sens, c'est inévitable la fin sera diabolique. Elle ne peut que l'être.C'est lentement que l'on s'immerge dans ce roman pour n'en ressortir qu' une fois la dernière page lu.Un très très beau moment de lecture

Lacazavent
02/08/11
 

Commencée en 1961 avec une publication en feuilleton, publiée en février 1965, ce sera la dernière œuvre de Kawabata publiée de son vivant. Il sera traduit et publié en France en 1981.Prix Nobel de Littérature en 1968.Oki, écrivain vieillissant, décide d’aller à Kyoto écouter sonner les cloches des monastères annonçant le passage d’une année à l’autre. Sur place, il appelle Otoko, artiste peintre âgée à présent d’une quarantaine d’année. Il ne l’a pas revue depuis plus de vingt ans. A l’époque, Fumiko, son épouse, venait d’avoir son premier enfant, Taichirô, et cet homme alors âgé de trente ans avait abandonné cette jeune maîtresse de seize ans à son triste sort, après qu’elle ait perdu son bébé et tenté de se suicider, l’aimant toujours éperdument. Il a immortalisé cet amour passionné dans son roman le plus connu, Une jeune fille de seize ans. Mais cette nuit-là, Oki ne soufflera mot de ce passé à Otoko, qui ne restera jamais seule avec lui, semblant inséparable de Keiko, sa jeune élève d’une beauté époustouflante. Un jour, cette dernière se déplace jusque chez lui lui apporter ses toiles et rencontre son fils. A son retour, elle avoue à Otoko qu’elle souhaite la venger…Quel ravissement que ce dernier roman de Kawabata, dont la subtilité laisse une impression de perfection, une fois sa lecture achevée ! Il exprime en notes toutes plus délicates les unes que les autres les thèmes de l’amour, de la beauté et de la jalousie : amour hétérosexuel, amour lesbien, amour maternel constituent les trois faces de cette relation quasi-triangulaire. Par le passé, les liens naissants d’une jeune famille y étaient plus puissants qu’une passion irrationnelle, dont ont souffert en silence la jeune épouse ainsi que la mère d’Otoko. Dans le présent, ils seront mis à mal par la jalousie diabolique de cette autre jeune fille passionnée, qui veut venger sa bien-aimée. Au fil de cette intrigue sont distillées sans cesse de très belles descriptions, tant de paysages que de blasons du corps féminin ou de scènes érotiques, ainsi que de profondes réflexions sur ces deux arts que sont la peinture et l’écriture. Toute critique est vaine devant ce petit bijou de raffinement.Un coup de coeur semblable au magnifique Fusil de chasse de Inoué Yasushi. Décidément, ces Japonais….

CarnetsdeSeL
13/02/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.14 kg

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