Trois chevaux

DE LUCA, ERRI

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 03/01/01
LES NOTES :

à partir de
5,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

" je monte sur la passerelle, je ne pense à personne, je suis la dernière feuille de l'arbre et je me détache sans être poussé. Je ne pense pas à la jeune fille aimée, suivie jusqu'à faire partie de son pays. Maintenant je sais qu'elle est au fond de la mer, jetée au large du haut d'un hélicoptère, les mains attachées. a vécu pour moi, est morte pour offrir des yeux aux poissons. " le narrateur, italien émigré en argentine par amour, retourne ainsi au pays. en argentine, sa femme a payé de sa vie leur combat contre la dictature militaire. Lui, le rescapé, a appris que la vie d'un homme durait autant que celle de trois chevaux. il a déjà enterré le premier, en quittant l'argentine. il travaille comme
jardinier et mène une vie solitaire lorsqu'il rencontre làila, qui " va avec des hommes pour de l'argent ", et dont il tombe amoureux. il prend alors conscience que sa deuxième vie touche aussi à sa fin, et que le temps des adieux est révolu pour lui. Récit dépouillé à l'extrême, trois chevaux évoque la dictature argentine, la guerre des malouines, l'italie d'aujourd'hui. puis, à travers une narration à l'émotion toujours maîtrisée, oú les gestes les plus simples sont décrits comme des rituels sacrés, et oú le passé et le présent sont étroitement imbriqués, pose la question des choix existentiels que nous sommes amenés à faire - partir, rester, tuer, laisser vivre - et interroge la notion de destin.
10 personnes en parlent

Il est la terre, sombre comme le terreau, granuleux comme le sable, sillonné par la herse du temps. Elle incarne l'insolente fraîcheur qu'il a perdue, la source vive. Il est le silence d'une nuit sans lune, la force de l'olivier qui défie le vent. Elle est la vie qui s'échappe entre ses doigts de travailleur fatigué, le rayon de soleil qui réchauffe sa nuque lorsqu'il a froid.Son mutisme évoque ses souffrances, la misère et la guerre. Ses paroles à sont des cascades qui rafraîchissent les maux de cet homme et son passé ardent. Rien ne les destinait l'un à l'autre, et pourtant...Làila... Désormais ces lettres fleurissent dans sa tête, enivrent ses mains et battent dans son cœur Làila, Làila. Son corps n'est qu'effusion, jardin défendu. L'amour, il l'a déjà connu, désormais il le vit. La nature est son refuge, sa chair est sa demeure.Les vingt années qui les séparent fondent sous le feu de leur idylle dans le cocon duveteux de la chambre. Triomphant, l' amour reprend ses droits. Ni le temps, ni ces autres auxquels elle se vend pour survivre ne sauraient les séparer. Car avec lui, enfin, elle apprend à se donner. Avec lui, elle existe, arbre dans la terre, les yeux rivés au vent, ramure fragile dans ses mains de jardinier. Il est celui qui s'ouvre à elle sans ambages et lui dévoile son passé. L'Argentine...Une terre de douleurs et d'exil pour lui. La terre de l'être aimé pour elle. Car elle l'aime comme aime une femme amoureuse: sans retenue et dans l'abandon délicieux de son corps gonflé de désir.L'homme a déjà connu la violence, la guerre, la prison, l'affliction, la détresse et la mort; il sait qu'un caillou ne sera jamais un serpent, qu'une fleur ne sera jamais un fusil, mais avec elle, il se prend à rêver. Rêver qu'il possède son cœur, sa sève, qu'il est son ferment, son terreau fertile. Mais son corps est absent, offert aux passants; parasites qui la ravagent et la retiennent malgré elle loin de lui.La terre et le feu vont se rencontrer et s'aimer, le temps d'une nuit, d'une semaine, le temps d'une histoire. Des mots, des phrases qui happent, envoûtent; un jardinier philosophe de la vie, généticien des émotions, une femme prisonnière de sa chitine. Une explosion de deux cœurs, de corps qui se trouvent au firmament de leur vie. Erri de Luca sème l'amour au travers de deux destins. Rebelde

Rebelde
07/01/14
 

"Puissant" est le premier mot qui vient en refermant ce livre. Un homme, l'automne d'une vie peuplée de combats, remplie encore de cette Argentine qui laisse des blessures béantes. Fuites. Un lourd passé qui revient par lambeaux dans un amour nouveau. Une femme jeune, un vent de mer qui mêlent les cheveux, qui fait naître les mots, apprivoise les confidences. Une très belle histoire. A la fois forte et pourtant dite avec délicatesse, robuste et tendre. Mais le passé est présent... Jamais il ne saura se conjuguer au temps révolu. Il est là, dans chaque respiration. Et le présent n'est guère plus rassurant. Consultez le commentaire complet sur http://www.mondalire.com

un flyer
19/12/08

C'est l'histoire d'un vieil homme jardinier poète et philosophe. C'est l'histoire d'une vie qui n'a pas de passé puisque même les souvenirs s'évoquent au présent . C'est aussi une histoire d'amour ( la dernière sûrement), une histoire d'amitié, une question d'existence sur fond de résistance à la dictature Argentine ( résistance subie plutôt que voulue).Trois chevaux c'est aussi une Géorgique des temps moderne, c'est une relation entre un homme et sa terre, relation sensuelle et affectueuse, base de ses relations humaines. C'est une véritable poésie avec des phrases travaillées, retournées, ciselées. Des mots greffés sur des sentiments qui affleurent à chaque page. Sans s'en rendre compte, le lecteur bourgeonne d'idées, de prise de consciences qui s'enracinent au fond de vos cœurs. Résumé: C'est un jardinier, la cinquantaine naissante, qui fait la connaissance d'une jeune femme Làila, "qui va avec les hommes pour de l'argent". Au travers de cette rencontre, il va lui raconter sa vie, sa révolution en Argentine, la mort de sa femme Dvora, sa fuite.

Pasdel
06/02/13
 

La vie d'un homme équivaut à la durée de celle de trois chevaux. C'est ce qui donne le titre de ce merveilleux roman. Le narrateur, italien émigré en Argentine par amour, revenu au pays, a perdu sa femme dans leur combat contre la dictature. C'est un rescapé. Il travaille comme jardinier et mène une vie solitaire lorsqu'il rencontre une femme... Comme chaque fois; le récit est dépouillé à l'extrême. Il évoque la dictature argentine, la guerre des Malouines, l'Italie d'aujourd'hui, puis, pose la question des choix que nous sommes amenés à faire, interroge la notion de destin. L'émotion est maîtrisée, les gestes les plus simples sont comme des rituels sacrés, et le passé et le présent sont étroitement imbriqués, laurence

laurence
12/05/14
 

J'ai adoré la sensualité et la poésie qui se dégage des mots d'Erri de Luca. Il nous parle des amours d'un homme avec une écriture poignante et d'une simplicité feinte et recherché la rendant presque désarmante. Je me suis laissée bercer, charmer par le rythme lent de cette histoire. Parfois, je me suis égarée dans certains passages que j'ai trouvé plutôt incohérent et confus. Néanmoins ce livre restera une petite lecture de grande qualité...

Lacazavent
19/04/13
 

Livre profond, au style rocailleux, aux images poétiques et évidentes. Pas du tout cérébral, mais au contraire extrêmement sensible, au sens noble du terme. un chef d'oeuvre.

Torvald
18/01/09
 

Il y a longtemps que je n'ai lu un si beau livre que seul le hasard a mis sur ma route, et je confirme, à peine terminé on a envie de le lire à nouveau.

Trois chevaux : trois vies d'un homme. Parti en Argentine, par amour, il fuit après l'assassinat de sa belle par la junte, prend le bateau pour les Malouines avant de revenir dans son pays natal. Il y fait la rencontre de Laila et d'un sage africain. Avant même de s'engager dans une relation amoureuse, il sait déjà qu'il faudra renoncer. Récit bref, intense, poétique, comme tous les romans d'Erri De Luca,.Une seule lecture de ses romans n'est pas suffisante, chaque relecture permet d'en comprendre un peu plus le sens et de poursuivre la réflexion.

michouk
16/10/14
 

Un roman de Erri De Luca, c’est d’abord une écriture, une densité que révèle la plume sobre et détachée, une intensité qui raconte la beauté qu’il faudrait savoir goûter, la force des émotions qu’il faut assumer. Et sous les mots parfois durs, c’est poésie. Une poésie sans lyrisme d’une puissance évocatrice bouleversante, une maîtrise narrative prenante par laquelle la parfaite simplicité des scènes vous entraîne bien au-delà, une profondeur et une élévation. Le trouble paradoxal de l’épure.Il y a une noblesse dans ce récit, il y a le passé et les choix. Il y a le réalisme radical et une spiritualité.Le narrateur de ce récit est un Italien de retour dans son pays à la cinquantaine après avoir vécu le grand amour en Argentine. Grand amour assassiné par la dictature. Et c’est l’héroïsme et le fatalisme du survivant. Devenu jardinier, il rencontre un nouvel amour. Le dernier amour. Et c’est déjà le temps des adieux.En une centaine de pages, ce roman dit tant. Au présent. Les quelques paroles, les silences de ce Je en disent long. Et loin. Ils disent la folie meurtrière argentine, celle de la guerre des Malouines. Ils disent une résignation consentie, une modestie grave, une sagesse peut-être.Ce narrateur amoureux, de la terre et de la lecture aussi, nous offre ses moments d’intimité, regards sur les autres, sur la nature, sur les livres…Et c’est aussi la beauté de cette rencontre.

Marilire
28/10/12
 

Le narrateur est revenu dans son pays natal : l’Italie. Il a fui l’Argentine où il avait suivi par amour une femme. La dictature lui a pris son amour, elle qui « a vécu pour lui, qui est morte pour offrir des yeux aux poissons ». Il a erré, s’est caché, lui qui n’était plus qu’un corps en fuite et en furie. Cet homme meurtri dans son âme aime s’échapper par la lecture et travaille comme jardinier. Il s’éprend de Laila qui vend son corps contre des rendez-vous avec des hommes. Il n’aime pas parler de son passé, mais quand il raconte, il court derrières ses mots, impuissant. Alors, il dévoile par lambeaux, par bribes cette existence et cet ailleurs, l’amour et l’amitié.Je ne sais pas par où commencer…Des tournures délicates, fortes ou fragiles qui dégagent de la grâce et une poésie ensorcelante. Chaque phrase m’a estomaquée par sa puissance. J’avais commencé à relever des passages mais mon carnet se noircissait à chaque page tournée. L’histoire est magnifique, intemporelle et est servie par un style pur, ciselé à l’extrême. On se laisse imprégner par ce texte magistral, inclassable. On le savoure sans se précipiter en prenant son temps pour que les mots dégagent toute leur puissance. C’est une lecture merveilleusement belle qui m’a ébahie et transportée. Et, je l’ai terminé comme dans un état second… Un très, très gros coup de cœur ! A lire et à délecter absolument ! http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
08/04/10
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.10 cm
  • Poids : 0.18 kg
  • Langage original : ITALIEN
  • Traducteur : DANIELE VALIN

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition