

Éditeur : GALLIMARD
Date de parution : 20/08/09
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Trois femmes puissantes Pour ma part, je ne serais pas aussi critique même si je rejoins Art Souilleurs sur l'intérêt manifeste que présente la première partie par rapport aux deux suivantes. Je découvrais Marie Ndaye avec ce roman qui a su m'emporter mais parlait plus à mon idée de la domination masculine que de la puissance de femmes. La seule femme puissante qui soit est sans doute Nora, la protagoniste de la première partie. La veine fantastique mériterait d'être développée... Allez leur prêter vos jambes et vos bras:La Cimade: http://www.cimade.org/Les Embrassés: http://les-embrasses.blogspot.com/ |
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Trois femmes puissantes Je suis plus que mitigée pour ma part. Et les critiques élogieuses que j’ai pu lire ou entendre dans la presse renforcent mon incrédulité. Ce n’est pas que ce soit mal écrit et le début est plutôt encourageant : la première histoire réussit à créer un monde dense, par moments à la limite du fantastique, dont on découvre les recoins progressivement, et par petites touches qui font mouche. La seconde est la plus longue et la moins digeste puisque les atermoiements du protagoniste donnent envie de lui arracher la langue (au moins comme ça, il arrêterait de nous pourrir la vie avec ses “regardez comme je suis malheureux dans ma vie parce que je suis un raté mais reconnaissez que je ne suis pas aidé avec mon passé pourri que je vais me faire un malin plaisir de vous raconter”) entre des accents de narcissisme et de larmoiements qui m’ont rappelé de pénibles souvenirs. La troisième est moins insupportable mais pas vraiment inoubliable. Les accents de tragique qui nimbent parfois l’écriture de Marie NDiaye d’une profondeur universelle sont malheureusement le plus souvent le signe d’une certaine lourdeur et on regrette que ça ne décolle pas (surtout après un début prometteur). De plus, hormis de vagues échos entre les histoires, je n’ai guère trouvé de véritable cohérence au roman, alors qu’il y avait de quoi faire mieux ficelé et les récits se faisant écho auraient eu tout à y gagner niveau intensité. Le style de Marie NDiaye est bien souvent lourd (et les phrases de plus d’une page, quand elles ne sont pas somptueusement écrites, me sortent par les yeux) et elle cisèle tellement ses personnages qu’on se sent totalement écrasé par la focalisation interne (et ce, d’autant plus que lesdits personnages ne sont pas attachants - Nora exceptée). Quant au titre, plus j’y pense et plus je le ressens comme ironique ; et puis, il y a une forme d’artificialité dans le consensus qui existe autour de ce livre qui attise ma méfiance. Article complet sur Art Souilleurs. |
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