Un capitaine de quinze ans

VERNE-J

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 22/09/04
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Le Pilgrim vogue vers l'Amérique. Dick Sand, jeune homme de quinze ans, y côtoie quelques passagers pittoresques : Mrs. Weldon, le cousin Bénédict, et quelques Noirs américains. Par un concours de circonstances des plus mystérieux, l'équipage
disparaît. Dick se retrouve aux commandes. Alors qu'il croit mener l'embarcation à son port, le « capitaine de quinze ans » et ses compagnons se retrouvent en Afrique. Parmi les esclavagistes. Illustrations de l'édition originale Hetzel.
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UN CAPITAINE DE QUINZE ANSJules VERNELe livre de Poche, 2004, 566 pp.En lisant ce livre, j’ai retrouvé l’enthousiasme qui m’habitait quand je lisais les livres de Jules Verne jeune adolescente. Mais la grande surprise a été que là où je m’arrêtais surtout à l’aventure, j’ai été très intéressée par ce que dit Jules Verne de questions qui nous touchent particulièrement aujourd’hui. Je ne vais pas trop m’arrêter sur la pêche à la baleine qui est relaté dans la première partie du roman, mais sur les points abordés dans la deuxième partie : la traite des noirs, l’esclavage, le racisme et le colonialisme.Là où je voyais en Jules Verne un précurseur, j’ai compris que Jules Verne était bien un homme de son époque. Le texte est parsemé d’expressions racistes qui choquent notre sensibilité. Sa vision de l’Afrique, continent encore mal connu, reflète l’idée qu’on s’en faisait à partir des relations des explorateurs, explorateurs auxquels Jules Verne consacre de nombreuses pages dans ce livre. L’Angola où se passe le roman est en grande partie inconnu.Il reprend les représentations des sociétés noires courantes à son époque, sociétés dites primitives et grossières auxquelles la civilisation est apportée par les colonisateurs. Il ne dénonce pas le principe de la colonisation qui lui semble apporter un bienfait à ce continent, mais certaines méthodes coloniales odieuses.Il ne manque pas d’autre part de pointer la contradiction qu’il y a d’appartenir à un pays chrétien et pratiquer ce type de commerce. Ce qui distingue les hommes, ce n’est pas leur couleur de peau, mais leur accès à une certaine civilisation qui lui paraît supérieure. Les noirs d’Afrique restés à l’état sauvage sont cannibales ivrognes et proches du singe alors que ceux qui ont vécu dans les pays occidentaux serviables et pleins de bons sentiments. Cependant je mesure l’indépendance d’esprit de ce Nantais du 19ème siècle. Ayant vécu plus d’un siècle après lui dans une ville ayant été comme Nantes un port important du commerce triangulaire, je sais combien cette question est taboue dans ces villes où des familles toujours présentes ont eu des parents impliqués dans cette activité. Il dénonce la traite négrière et l’esclavage par un récit très réaliste qui décrit la cruauté et les crimes odieux commis par des hommes qui considèrent d’autres humains comme moins que du bétail. Il ne manque pas de plus de pointer la contradiction qu’il y a d’appartenir à un pays chrétien et pratiquer ce type de commerce.

awara
15/09/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.31 kg

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