Un coeur si blanc

MARIAS, JAVIER

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 15/05/08
LES NOTES :

à partir de
8,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Juan vient d'épouser Luisa, traductrice et interprète comme lui. Jeune homme sans histoires, il a tout pour être heureux. Il a toutefois, au retour de son voyage de noces, le sentiment que quelque chose va se produire, et éprouve un certain malaise. Vient-il des propos ambigus que lui a tenus son père après la cérémonie, d'une scène surprise à La Havane pendant le voyage, ou tout simplement d'une histoire familiale
gardée jusqu'alors secrète ? Le roman de Javier Marías s'ouvre sur un suicide magistralement conté et se referme sur une révélation en coups de théâtre successifs selon les jeux subtils du mensonge et de la vérité, des secrets et des soupçons. Usant tour à tour de l'ironie, du drame, de la farce, du tableau de moeurs, Marías invente une forme neuve pour rendre compte d'un cheminement intellectuel inédit.
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Ce roman est un petit chef d’œuvre de virtuosité aussi bien sur le fond que sur la forme. > Ce qui marque, au final, c’est la structure narrative. Il s’agit d’une série de tableaux qui s’enchaînent et surtout se répondent de façon souple et subtile pour mieux plonger le lecteur dans cette histoire au rythme lent.> Ce que l’on remarque également, c’est l’écriture qui fait penser à celle de Saramago pour son aspect foisonnant marqué par une ponctuation particulière et ses effets de style, notamment l’itération.Juan dissèque des images, des propos entendus, le concernant ou pas, des souvenirs plus ou moins flous ; c’est extrêmement fouillé et a un goût de ressassement qui peut être rebutant (je connais de nombreuses personnes qui ont abandonné ce livre) mais qui est aussi très gratifiant.> Même si l’aspect formel joue un rôle de taille, l’histoire en elle-même est loin d’être inintéressante et l’écriture porte un cheminement intellectuel riche. L’intrigue sert à soulever des réflexions originales et pourtant essentielles. En effet, l’auteur se penche sur nos relations, comment elles se créent, presque à notre insu, et comment elles se perpétuent. Il étudie également le rôle du langage et de son corollaire, le silence, de leur puissance, cela en lien avec les actes (les nôtres et ceux des autres) et ce dernier point est particulièrement passionnant dans la façon dont il est traité.Toutes ces questions se lient avec le sujet du passé et de son poids sur le présent, cela de façon plutôt inhabituelle.Nous retrouvons des phrases, mot pour mot, à plusieurs reprises dans des circonstances différentes et cela traduit finalement combien ce qui était ou semblait être un raisonnement purement intellectuel se trouve vérifié par les faits. C’est ainsi que la structure du roman et l’histoire personnelle du narrateur s’amalgament de façon vertigineuse.Comment se protéger de ce qui ne dépend pas de nous et que nous ne savons comment traiter car il est déjà trop tard ? La question a été posée ; l’allusion a été faite.Il est difficile de rendre compte de ce roman exigeant et passionnant parce que l’essentiel se trouve dans cette alchimie entre le fond et la forme mais aussi dans les plaisirs intellectuels qu’il distille (le titre est tiré de Macbeth – Il n’est pas nécessaire d’avoir lu la pièce pour comprendre le roman mais, dans le cas contraire, certains points seront plus appréciés, du moins l’ai-je vécu ainsi). C'est une des meilleures lectures que j’ai faites à ce jour.

mycupoftea
22/02/15
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.20 kg
  • Langage original : ESPAGNOL