Un debut dans la vie

BALZAC, HONORE DE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 06/02/03
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

" il n'y a rien de plus dangereux que de causer dans les voitures publiques. En diligence, d'ailleurs, les gens comme il faut gardent le silence. " si oscar husson suivait à la lettre ce conseil de sa mère, son " début dans la vie " ne tournerait certes pas à la catastrophe, mais il n'y aurait pas de roman. il parle donc à tort et à travers, dans le " coucou " qui le mène de paris au château de presles, en compagnie de jeunes gens qui mentent comme ils
respirent. orient de carte postale, conquêtes féminines, châteaux en espagne, tout est prétexte aux vantardises et à la blague. La morale de ce conte cruel (qui est aussi un roman d'apprentissage), c'est qu'un univers factice, bâti sur des phrases creuses, s'écroule à la première occasion. la réalité reprend alors ses droits, pour rétablir l'équilibre entre les mots et les choses, dont les rapports semblent gouvernés par la loi du talion. G. m.
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"Dieu garde les femmes des beaux hommes qui donnent des espérances !"Balzac, La Comédie Humaine, Etudes de moeurs, Scènes de la vie privée6. Un début dans la vie (1842) Bouh qu'il a été pénible à lire, ce roman. Véritable leçon de morale (et je les goûte fort peu), il se déverse de plus dans de louvoyantes descriptions (on a le cursus de tous les personnages en détail, ils racontent même parfois des histoires supplémentaires). En gros on suit le jeune Oscar, trop choyé par sa mère et qui commettra deux grosses erreurs : la première lors d'un voyage en coucou (où tout le monde ment sur son identité, par jeu, lui choisira bien mal ses paroles), la seconde en se laissant entraîner dans le vice du jeu lors d'une soirée trop arrosée. Par chance, il s'amendera grâce à l'armée, et on revient en coucou pour montrer combien il a changé.Bien bien bien.Moralité : la vanité est imbécile, quand on est jeune et que maman nous a tout passé on fait n'imp, et il n'est jamais trop tard pour se racheter, oh, quelle surprise.Ce roman a été écrit sur commande, en se basant sur un texte de sa soeur Laure. Après le premier épilogue (où Oscar recevait sa punition pour ses propos en voyage), Balzac a ajouté la suite, et cela se sent. Il n'y a pas de véritable construction, ça s'enchaîne au petit bonheur la chance, l'épilogue résume des années en trois phrases. Pourtant on y trouve toujours des passages qui rachètent tout, comme :"Il n'existe pas, ou plutôt il existe rarement de criminel qui soit complètement criminel. A plus forte raison rencontrera-t-on difficilement de malhonnêteté compacte. On peut faire des comptes à son avantage avec son patron, ou tirer à soi le plus de paille possible au râtelier; mais tout en se constituant un capital par des voies plus ou moins licites, il est peu d'hommes qui ne se permettent quelques bonnes actions. Ne fût-ce que par curiosité, par amour-propre, comme contraste, par hasard, tout homme a eu son moment de bienfaisance; il le nomme son erreur, il ne recommence pas; mais il sacrifie au Bien, comme le plus bourru sacrifie aux Grâces, une ou deux fois dans sa vie."ou"L'ordre moral a ses lois, elles sont implacables, et l'on est toujours puni de les avoir méconnues. Il en est une surtout à laquelle l'animal lui-même obéit sans discussion, et toujours. C'est celle qui nous ordonne de fuir quiconque nous a nui une première fois avec ou sans intention, volontairement ou involontairement. La créature de qui nous avons reçu dommage ou déplaisir nous sera toujours funeste. Quel que soit son rang, à quelque degré d'affection qu'elle nous appartienne, il faut rompre avec elle, elle nous est envoyée par notre mauvais génie. Quoique le sentiment chrétien s'oppose à cette conduite, l'obéissance à cette loi terrible est essentiellement sociale et conservatrice. La fille de Jacques II qui s'assit sur le trône de son père, avait dû lui faire plus d'une blessure avant l'usurpation. Judas avait certainement donné quelque coup meurtrier à Jésus avant de le trahir. Il est en nous une vue intérieure, l'oeil de l'âme, qui pressent les catastrophes, et la répugnance que nous éprouvons pour cet être fatal est le résultat de cette prévision; si la religion nous ordonne de la vaincre, il nous reste la défiance, dont la voix doit être incessamment écoutée."La plume de Balzac m'enchante, même quand son propos m'ennuie. L'Irrégulière dit aujourd'hui dans son billet que selon certains universitaires, on ne saurait être balzacien et zolien en même temps. Je suis la preuve vivante du contraire. J'aime les deux, leurs différences se complètent à merveille. Sylvie Sagnes

SagnesSy
08/07/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.16 kg