livre un don
EDITEUR : CHRISTIAN BOURGOIS
DATE DE PARUTION : 16/04/09
LES NOTES :

à partir de
15,20 €

SYNOPSIS :

« Situé deux cents ans avant Beloved, Un don évoque, dans la même prose lyrique et verdoyante qui caractérisait son précédent roman, le monde beau, sauvage et encore anarchique qu'était l'Amérique du XVIIe siècle. Toni Morrison a redécouvert une voix pressante et poétique qui lui permet d'aller et venir avec autant de rapidité que d'aise entre les mondes de l'histoire et du mythe, entre l'ordinaire de la vie quotidienne et le royaume de la fable... Un don, le récit déchirant de la perte d'une innocence et de rêves brisés, est, dès à
présent, à ranger aux côtés de Beloved, parmi les écrits les plus obsédants de Toni Morrison à ce jour. » (Michiko Kakutani, The New York Times) « La force épique avec laquelle Toni Morrison rend compte de l'espace et du temps surpasse encore le talent avec lequel elle décrit ses personnages. Elle excelle à trouver une forme de poésie dans ce monde colonial brutal et décousu, amenant son oeuvre au-delà de la simple dénonciation des infamies de l'esclavage et des difficultés d'être afro-américain. » (John Updike, The New Yorker)
10 personnes en parlent

Un don raconte l'histoire d'une famille qui s'est construite autour de Jacob Vaark, un hollandais qui a hérité de de 120 acres en Virginie sur lesquels il a construit une ferme. Son épouse, trouvée par annonce, vient de Londres. Trop contente d'échapper à un sort misérable, elle n'a pas peur de la vie de labeur qui attend les colons. Les autres femmes du foyer sont Linda une esclave amérindienne achetée par Jacob à des presbytériens qui la maltraitaient, Sorrow donnée contre bon soins par les bûcherons qui l'ont trouvée dans l'eau et Florens la fille d'une esclave noire qui lui a été cédée en remboursement d'une dette. Tous sont seuls au monde et forment une famille recomposée. Malgré leurs différences culturelles les femmes vivent en harmonie sous la protection de Jacob jusqu'au jour où la variole vient bouleverser ce bel équilibre.Chaque chapitre est consacré à chacun d'entre eux mais c'est la voix de Florens qui se fait entendre, elle seule s'exprime à la première personne. Le voyage qu'elle entreprend à la recherche d'un homme capable de soigner le fièvre sert de fil conducteur à cette histoire.Le début de ce roman déconcerte car l'écriture de Toni Morrisson se joue de codes habituels de la narration mais cet écueil est vite dépassé par l'intérêt qui va en croissant. Il faut savoir lâcher prise dès les premières pages pour se laisser guider par Florens dans ce monde où se trouvent réunis dans un même récit indiens de western, esclaves noirs des plantations et communautés religieuses puritaines prêtes à chasser les sorcières. Tous ces personnages forment une mosaïque qui est l'image même du melting pot que seront les Etats-Unis d'Amérique. C'est surprenant et surtout passionnant ! Holly

un flyer
04/01/16

Est ce qu'en terme de société il existe une théorie du chaos ? Et d'ailleurs qu'est ce que le chaos ?Larousse, s'il vous plait …. » Confusion générale des éléments de la matière, avant la formation du monde ... » Hum... »Ensemble de choses sens dessus dessous et donnant l'image de la destruction, de la ruine, du désordre »... Mum... »État de confusion générale »...bon...Wiki, quelque chose à ajouter ? « Le chaos est un concept religieux qui définissait l'univers avant l'intervention de Dieu. »Bon Dieu je ne sais vraiment pas où il était encore passé celui là, mais en tout cas c'est bien de la tête des hommes, de leur panse, de leur bourse, que ce chaos là est sorti.C'est vrai que parfois, nous avons des images bipolaires qui nous envahissent la tête. L'Amérique ne s'est pas faite en un jour. Et dès le premier ...c'était l'enfer.Des presbytériens hallucinés, des mangeurs de sorcières, des amérindiens massacrés à la culture pulvérisée, des africains génocidés, enchaînes, des gosses d'anglais( «Bas rouges» ou «trente-six mois») vendus comme des serfs, des femmes déportées, cédées, échangées. Un monde traumatisé. le chaos des origines ou les origines du chaos ? Les voix de Toni Morisson nous reviennent, elles voyagent depuis le 17 e siècle. Toni Morisson a ce don là, incroyable, rendre vie, donner parole. Rendre compte. Et surtout celui de nous faire entendre toute la complexité des douleurs du monde afin que nous puissions un jour trouver les mots pour les atténuer.Astrid Shriqui Garain Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
07/07/15
 

Pénible constatation: j'ai lu ce livre lors de sa parution grand format et je serais bien incapable de produire une notification...J'ai toujours un peu de mal avec l'écriture de Toni Morrison ; j'ai du lire deux fois Home...Mais j'admire l'engagement de cette auteure et son analyse de la condition noire américaine, et de l'esclavage berthe

afbf
07/07/15
 

En mettant en scène des personnages dont aucun n'est tout blanc ou tout noir (sans mauvais jeu de mots), Toni Morrison blâme tout un chacun pour l'esclavage, n'omettant d'ailleurs pas de mentionner la culpabilité des africains qui vendaient les futurs esclaves. Un don est un roman de femmes, comme un chant de lamentation contre les hommes, leur cupidité et leur désir de paraître et de laisser un héritage. La maternité est le pilier de ces mères, puisque Sorrow semble enfin se trouver lorsqu'elle devient mère et que le retournement final est une superbe preuve d'amour maternel. Toni Morrison sait si bien retranscrire la force de cet amour! Les superbes pages concernant l'amour physique que Florens ressent pour un homme noir émancipé qui vient construire la maison sont fortes d'un désir qui ne peut s'assouvir et qui met la femme sous un autre joug, celui de l'homme désiré. Que dire d'autre que la poésie de ces pages m'ont enchantée, que j'ai été séduites par ces femmes, que j'ai hâte de relire Toni Morrison http://vallit.canalblog.com/archives/2012/07/25/24675519.html#comments

cocalight
24/09/12
 

Ce roman c'est d'abord ma rencontre avec un auteur que je ne connaissais pas, puis avec un style dont la prose vous emporte là où l'auteur désire que vous alliez, enfin, c'est aussi une rencontre avec une thématique que je maîtrise mal et qui semble lancinante dans l'œuvre: la condition noire en Amérique et notamment celle de l'esclavage. J'ai refermé ce livre avec la sensation d'avoir lu quelque chose de beau, de profond, de doux, malgré la brutalité de l'histoire. J'y ai retrouvé le côté onirique trouvé dans le style de Léonora Miano Contours du jour qui vient. Ces auteurs ont la plume délicate et gracieuse pour écrire les choses les plus dures... L'histoire du roman semblera pour certains décousue, mais elle retrouve son unité à la fin. Elle présente des personnages forts, aux personnalités contrastées, aux conditions radicalement différentes, où la rudesse de la vie permettra parfois d'estomper ne serait-ce qu'un moment les relations maître-esclave. Et bien sûr, la religion tient une place dans l'ensemble. Toni Morrison y dénonce son côté hypocrite et austère lorsque la communauté a recourt au divin pour expliquer ce qu'elle ne comprend pas. Bref, un bel ouvrage à lire sans hésitation, et qui invite à lire cet auteur majeur et prix Nobel de littérature en 1993. vivi

vivicroqueusedelivres
19/02/12
 

« Comprends-moi. Il n’y avait pas de protection et rien dans le catéchisme pour leur dire non. »« Je garderai une seule tristesse. Que tout ce temps je ne puisse pas savoir ce que me dit ma mère. Elle ne peut pas non plus savoir ce que je veux lui dire. »Une mère, une fille, un dialogue douloureux, difficile, tardif ….Une séparation mal vécue …Nous pourrions résumer comme cela le roman de Toni Morrison, ce serait trop rapide et sans compter sur son talent …D’autres femmes seront évoquées, d’autres voix seront entendues dans un récit déstructuré, où l’on passe de l’une à l’autre sans forcément une suite chronologique, les retours en arrière étant légion …La narration désarçonne, déconcerte, perturbe dans un premier temps et puis l’écriture envoutante de l’auteur nous emporte, nous submerge, nous transporte ….Il faut entendre ces femmes au destin brisé, non choisi nous parler tour à tour par la voix de Toni Morrison pour comprendre leur souffrance, leurs questions face à la vie qu’elles doivent subir ….Tout au long de ma lecture, je me suis posée une question lancinante, me demandant comment Toni Morrison s’y prenait pour écrire de telles phrases, me demandant comment les mots viennent sous sa plume et ce qui peut hanter sa vie pour qu’elle s’exprime ainsi ….NB: Je trouve la couverture magnifique....

Cassiopea
30/09/11
 

Ce livre se passe en amérique au XVIIème siècle. Jacob Vaark, fermier et prêteur, accepte en paiement d'une dette contractée par un gentlihomme portuguais, une jeune esclave, Florens. Celle-ci est proposée par sa mère car elle ne veut pas que ce soit elle ou son fils qui partent.Jacob Vaark habite dans une ferme avec sa femme Rebekka, qu'il a faite venir d'Angleterre, Lina, Sorrow, Willard et Scully, tous de jeunes noirs rescapés. Tous ces personnages ont des itinéraires de vie difficiles ce qui leur confèrent un caractère bien trempé.Le livre est constitué de leurs espériences de vie et de leurs relations de vie dans la propriété de Jacob.Suite à l'arrivée d'un forgeron, noir libre, venu construire un portail pour la nouvelle maison de Jacob, les personnages vont évoluer et se révèler. Après la mort de Jacob, Rebekka attrape elle aussi la variole et Florens est chargée d'aller chercher le forgeron dont elle est amoureuse pour sauver sa maîtresse.Outre, le problème de l'esclavage, on traite aussi ici de la condition des femmes et des rivalités entre conceptions religieuses.C'est un livre riche et complexe qui demande attention car Toni Morrison ne suit pas forçément le rythme chronologique et associe réalité, fable et rêve dans son récit.C'est un livre fort mais sa poésie et son lyrisme atténue la violence des actes et des vécus.

jostein
18/03/11
 

Un don Dans l’Amérique du XVIIe siècle, une jeune fille noire esclave s’éprend d’un homme noir libre…Beau roman sur la condition noire en Amérique du XVIIe siècle et notamment l’esclavage. L’auteur aborde les thèmes de la servitude, de la féminité et de l’amour maternel. C’est un don sublime et généreux que nous fait Toni Morrison en écrivant ce roman.

On en avait tant promis que j'en sors presque déçue... Trop de choses ont été dites qui gâchent un peu le suspens. Mais... Toni Morrison signe là un grand livre, un très grand. On rentre si bien dans la peau de ces narrateurs multiples. La langue dense, fournie mais simple à la fois y est pour beaucoup. Allez leur prêter vos jambes et vos bras: La Cimade: http://www.cimade.org/Les Embrassés: http://les-embrasses.blogspot.com/

Thetique
12/02/10
 

La période qui précède la sortie d’un roman de Toni Morrison est toujours une expérience de patience douloureuse; le lyrisme de son écriture a ce quelque chose qui vous couronne un auteur du Prix Nobel de littérature. Et puis l’ouvrage est là, sur le bureau, qui vous attend, vous l’y laissez, juste le temps de vous sentir prêt(te)à vous laisser habiter par les nombreux personnages, toujours denses et obsédants.Les trente premières pages de « Un don» réclament de la persévérance et de l’attention. Toni Morrison est une forteresse de complexité, ses romans, par un art maîtrisé de la narration transversale, de la déconstruction du récit rendent compte de cet infiniment petit qui sépare l’humanité de la sauvagerie.Dans ce contexte historique méconnu de la fin du 17ème siècle en Virginie, « Un don » s’articule autour de la mosaïque identitaire qui fonde la nation américaine. Berceau des lois ségrégationnistes qui vont mutiler l’Amérique, l’esclavage s’y pratique bien au-delà de la race. Il se crée une atmosphère particulière où les femmes asservies ne sont pas celles que l’on croit.La blessure originelle de l’abandon guide le personnage narrateur, Florens, sur les pas d’un homme noir libre, «engagé».C’est l’histoire à plusieurs voix d’un lieu marginal voulu par un propriétaire terrien, Jacob Van Aark rebuté par le commerce de la chair, qui finira par corrompre ses idéaux.Avec une maîtrise avérée du récit métaphorique, Morrison décrit l’ordinaire de l’infamie et de la violence, où la vulnérabilité des esclaves, noirs ou « native americans » n’avait d’équivalent que celle de la femme et de l’enfant.La scène de la confrontation de Florens avec des colons illuminés est insoutenable de réalisme:«ils me regardent et regardent mon corps de très loin, d’une distance infranchissable. Les cochons me regardent de plus près lorsqu’ils lèvent le groin de leur auge».Au-delà de son intérêt historique et littéraire, ce roman vous hante bien après sa lecture Finalement, il aura fallu trente pages pour éprouver de nouveau ce malaise commun aux autres romans de Toni Morrison, cette sensation de déchirure et de poésie qui font d’elle un auteur majeur de la littérature américaine contemporaine.Amélie PiottinEspace Culturel, Bourg-saint-Maurice Consultez la critique sur le site Lectrices.fr

Lectrices
06/11/09

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 12.00 cm
  • Poids : 0.21 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : ANNE WICKE

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition