Un enfant de l'amour

LESSING, DORIS

EDITEUR : FLAMMARION
DATE DE PARUTION : 01/09/07
LES NOTES :

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4,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Un enfant de l'amour Londres, été 1939. James Reid, jeune homme rêveur et qui ne vit que par les livres, embarque pour l'Inde avec son régiment. Un voyage infernal, entre solitude, ennui et maladies, commence. Pourtant, lors d'une escale au Cap, sa vie bascule : il croit trouver en Daphne, épouse de militaire qui l'héberge, la femme idéale, l'ange dont il rêvait, le grand
amour dont la littérature lui a inspiré le désir quasi mystique. La réalité est tout autre. Dans ce court roman, Doris Lessing met toute sa puissance de conteuse au service de ses thèmes de prédilection : les désillusions de l'amour, le fossé entre fantasme et réalité, et la démission des hommes, plus à l'aise dans le monde des idées que dans la vraie vie.
4 personnes en parlent

Idéaliste, romantique, féru de littérature, sans expérience et même un peu naïf, le jeune James Reid ne peut pas deviner, lorsqu'il est envoyé au combat au printemps 1939, qu'il se retrouvera non face à des ennemis, mais face à celle qui deviendra l'amour de sa vie, Daphné, une épouse de militaire. Après une traversé de l'océan abominable, il est reçu au Cap, ainsi que quelques autres militaires chez la jeune femme qui participe ainsi à l'effort de guerre, et organise l'accueil des soldats en transit : logement, soins, fêtes...Il croit ainsi trouver l’amour, un îlot de douceur dans l’horreur placide de la guerre et leur brève liaison marque à jamais cet homme, qui malgré l'absence de nouvelles de sa bien-aimée, ne peut se résoudre à l'oublier, d'autant plus qu'il se persuade que l'enfant qu'elle a eu est son fils. Ses espoirs de retrouver Daphné, de l'arracher à son mari, de pouvoir la chérir et même l'épouser sont nourris de l’incompréhension face au silence de la jeune femme, et le laisseront plus désillusionné encore qu'il n'était au début du roman. Obsédé par cette paternité cachée, il va tout faire pour rencontrer l'enfant, axant sa vie sur cette idée fixe.Ce roman se lit vite, et l'on y retrouve la "patte" de Doris Lessing dans le style romanesque et la narration. Mais j'ai été très déçue de ne pas retrouver l'irrévérence et l'originalité découverte lors de ma lecture des "Grands-mères", livre que j'avais beaucoup aimé.Suite sur Les lectures de Lili Liliba

liliba
22/12/09
 

Quand ça ne va pas, je prends un livre de Doris Lessing. J’aime retrouver sa plume.Le titre du livre et le thème pourraient faire penser à un roman de B.C.. C’est sans compter sur la plume et les mots de Doris Lessing.J’y retrouve certaines thématiques de l’auteur : l’idéalisation (et non l’idéalisme) confrontée à la réalité, la confrontation de milieux sociaux différents, la démission masculine.James, issu d’un milieu modeste, taiseux, est pris en charge par Donald qui lui sert de pygmalion. Grâce à lui, il s’ouvre à la politique et à littérature et Kipling ne le lâchera plus.Arrive la mobilisation et le voici parti en Inde sur un bateau de croisière réarmé pour une traversée qui n’aura rien d’idyllique. Doris Lessing ne nous épargne aucun détail sanitaire pour nous faire ressentir l’état mental et physique de ces hommes à leur arrivée au Cap où ils font escales. Accueillis par les « bonnes familles » qui les reçoivent chez eux pour les remettre sur pied, James Reid tombe foudroyé d’amour pour une jeune anglaise mariée. Une brève idylle nait entre eux puis c’est le départ pour L’inde où il mourra d’ennui coincé derrière un bureau au lieu de guerroyer tel un chevalier des temps modernes.Là aussi, la plume de Doris Lessing dépeint avec une grande habilité l’ennui, la chaleur, les anglaises couperosées, les colons tous puissants.L’ennui étant source de tous les vices, James s’enferme dans une douce rêverie et écrit des lettres à sa dulcinée, lettres restées sans réponse directe.Et cet « enfant de l’amour » qu’en est-il ? Et bien oui, il existe. Une semaine d’un tête-à-tête amoureux et torride a laissé un fruit : un petit garçon que James idéalise.Tout ceci fera que le jeune homme ne vivra jamais sa vraie vie. Bien sûr, il se mariera, mais restera toujours prisonnier des filets qu’il s’est tressé dans la mémoire et le cœur. Il sera incapable de rebondir. Toujours à attendre à rêver sa vie plutôt que de la vivre ; il en résulte une vie d’ennui et de frustration.Oui, j’ai aimé ce livre de Doris Lessing qui fouille l’âme humaine dans ses lâchetés et ses compromis.

zazy
10/04/14
 

Il y a peu, j’avais tenté une première rencontre avec L’auteur, qui n’avait pas abouti. Peut-être l’œuvre n’était pas assez accessible, ou le sujet inapproprié au moment ? L’écriture, cependant ne m’avait pas laissée indifférente ; je remettais donc à plus tard une autre rencontre, avec un autre livre.Cette fois sera la bonne.Un enfant de l’amour, est le livre de la désillusion d’un homme qui rêve sa vie, mais ne la vit pas. Un homme qui jeune rêve à la femme de sa vie, qui part à la guerre, mais qui ne la fera pas. Un homme qui vivra un amour intense, et fugace, mais…..Un homme qui se découvrira père, mais…Un homme qui fera sa vie, mais…Un homme qui partira à la recherche de son passé, mais…J’ai bien aimé l’écriture de Doris Lessing, un peu moins la compacité du texte, sans chapitres et presque sans paragraphe. Cela peut parfois donner la sensation d’y perdre son souffle, alors que, paradoxalement le déroulement est assez lent. L’auteur semble s’être longuement attardée sur la difficile condition des soldats, même quand ils ne combattent pas, et peu sur cet enfant, et ce désir de reconnaître une paternité comme pour mieux accentuer sur la désillusion prévisible.« Vous voyez, articula t-il, je ne vis pas ma vie. Ce n’est pas ma vraie vie. Je ne devrais pas vivre comme je le fais. »« Savoir qu’on vit une vie mensongère, qu’on ne vit pas sa vie, c’est une chose horrible. »Quand l’occasion se présentera, j’irai à nouveau à la rencontre de Doris Lessing.

mimipinson
15/05/11
 

C'est une drôle d'histoire, courte, sèche, assez cruelle, d'un homme qui préfère vivre toute sa vie dans un fantasme d'amour plutôt que regarder autour de lui. Les description de la traversée maritime sont à ce point horribles, pleines de détails, que l'on comprend l'énorme contraste avec les maisons fleuries du Cap et l'apparition de "la femme idéale". Doris Lessing nous assène de nouveau un conte acerbe, sur la guerre, la lâcheté, ... avec quelques longueur cependant. laurence

laurence
02/03/11
 

Format

  • Hauteur : 21.00 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.24 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : ISABELLE D. PHILIPPE

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