Un fou ordinaire

ABBEY, EDWARD

EDITEUR : GALLMEISTER
DATE DE PARUTION : 08/01/09
LES NOTES :

à partir de
16,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

«Au-delà du mur de la ville irréelle, au-delà des enceintes de sécurité coiffées de fil de fer barbelé et de tessons de bouteille, au-delà des périphériques d'asphalte à huit voies, au-delà des berges bétonnées de nos rivières temporairement barrées et mutilées, au-delà de la peste des mensonges qui empoisonnent l'atmosphère, il est un autre monde qui vous attend. C'est l'antique et authentique monde des
déserts, des montagnes, des forêts, des îles, des rivages et des plaines. Allez-y. Vivez-y. Marchez doucement et sans bruit jusqu'en son coeur. Alors.» Ainsi parle Edward Abbey au début d'Un fou ordinaire. Tour à tour contestataire, contemplatif ou irrévérencieux, toujours profondément sincère, ce livre est la déclaration d'amour d'un des plus grands auteurs américains aux immensités sauvages de l'Ouest.
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« Un pas…Un pas…Un pas un pas un pas… »Un pas de plus dans l’immensité fascinante des grands espaces, un pas de plus vers une solitude espérée. Le silence, l’éloignement de toutes attaches et la marche ont toujours permis à Edward Abbey de se retrouver. Randonneur expérimenté et écrivain confirmé, il réunit dans Un Fou ordinaire quelques-uns des souvenirs les plus vifs de ses expéditions. A l’origine, support écrit accompagnant des photographies, sa prose est ici livrée sans artifices ni concessions. Un homme se livre face à une Nature mythifiée. Ses émotions, sa souffrance physique, ses contingences humaines et ses sensations assaillent le lecteur qui se glisse dans ses pas. Aux côtés de l’auteur, il ressent la morsure du soleil du désert, découvre la beauté de paysages quasi vierges de tout œil humain et partage ses divagations et réflexions. Les mémoires d’Abbey se drapent des couleurs du désert tandis qu’un constat alarmant est posé sur l’Environnement, le monde moderne et une soif de progrès toujours plus aliénante.Formidable ode à la faune et à la flore, Un Fou ordinaire nous promène dans les méandres de ces lieux enchanteurs et sauvages. Créosotes, coyotes, cactus aux formes surnaturelles, canyons séculaires et peintures rupestres se succèdent dans la première partie de cette œuvre. Puis, peut-être pour aguerrir nos corps trop habitués au confort, Abbey change radicalement de destination pour nous entraîner sur les traces du mythique grizzly. L’Alaska ! Sa rudesse, son peuple corrompu par les apports de l’industrie occidentale et sa blancheur immaculée mais pour combien de temps encore…Une lecture inoubliable pareille à une bouffée d’oxygène dans un monde vicié par les nouvelles technologies. Une rencontre de l’ordre de l’intime avec un être à part, un homme qui a choisi de vivre à son propre rythme et d’être à l’écoute de ses envies : un fou ordinaire. Rebelde

Rebelde
27/11/14
 

Marcher, inlassablement jusqu'à épuisement, toujours devant, toujours plus loin au-delà de ses limites parfois, aux frontières de la volonté et de l'insouciance. Affronter la solitude, le désert, cet être « beau parce qu'il est propre et ne ment pas » selon Théodore Monod. Partir sur les vagues de sables, dépuceler les terres insociables, violer les territoires interdits. Sentir les vents ancestraux, les paysages a jamais perdu et inciser au bistouri de la modernité. Marcher pour être soi, « jamais je n'ai aussi bien pensé, n'ai autant vécu, n'ai aussi bien été moi-même que dans les longs voyages que j'ai fait seul à pied» (Théodore Monod). Rechercher la brûlure caressante du soleil, l'essence de la liberté et de la vie, s'abandonner au rythme des pas, de la soif, de la peur inextinguible qui vous chavire le cœur, perturbe l'adrénaline. Orgueil, folie, liberté, Edward Abbey nous conte ses voyages, ses réflexions, ses craintes, ses colères face à la gangrène inhumaine qui ronge le monde sauvage. La philosophie de Thoreau comme leitmotiv, «si je suis venu au monde, ce n'est pas pour le transformer en un lieu où il fasse bon vivre, mais pour y vivre», il explore seul ou avec des amis. le temps de plusieurs récits, on se laisse bercer par l'onde écumante de sable fin, aveugler par l'horizon bleuâtre d'une neige précaire et fragile, assourdir par les râles d'une rivière colérique. En militant radical Abbey médite ses pas, entre rêveries et réflexions, il cherche un sens à sa vie, à son utopique quête, aussi insignifiante soit-elle. «Le peu qu'on peut faire, le très peu qu'on peut faire, il faut le faire, pour l'honneur, mais sans illusion» (Théodore Monod). Alors suivons-le pour qu'un jour l'on puisse à notre tour scander dans l'immensité sauvage qui perdura : «Maintenant je l'ai vu, le secret de l'essence du mystère de l'Esprit de l'Arctique – l'épanouissement de la vie, de la vie sauvage, libre et abondante, au coeur des terres les plus rudes et les plus cruelles de la moitié nord de notre planète.» Pasdel

Pasdel
09/09/15
 

Recueil de textes publiés dans différentes revues ou livres de photos, Un fou ordinaire est un véritable cri d'amour pour la nature sauvage, rebelle, grandiose, vierge de toute civilisation que l'Amérique conserve en son sein (mais pour combien de temps encore ?), nature fragile à préserver à tout prix. Chantre de la contre culture américaine, Edward Abbey nous parle avec poésie, tendresse, colère et amour de ce désert de l'Ouest qu'il a tant aimé, au point de demander à y être enterré à sa mort. Ces terres arides et hostiles, il les a longuement foulées, seul ou avec des amis, quelques heures ou quelques jours, toujours empli de respect et de sensibilité. Au cours de ses différentes excursions, que l'on peut qualifier d'expériences de vie, Abbey a pu voir l'évolution néfaste apportée par la civilisation et témoigne de l'importance de la lutte pour la conservation des grands espaces.« Nous, les humains, grouillons sur la planète comme un nuage de sauterelles, qui enfle sans cesse et dévore tout sur son passage. […] La vision anthropocentrique du monde est antichrétienne, antibouddhiste, antinature, antivie et... antihumaine. »Fou, Abbey l'était sûrement, mais de cette folie nécessaire à la survie, et à la lecture de ces pages remplies de soleil, de cactus, de beauté, d'inquiétude quant à la possibilité du tarissement du prochain point d'eau, une seule envie nous prend : faire notre sac, chausser une paire de rangers (17,95 $ d'occasion) et tracer la route pour vivre et respirer enfin.Coline HugelLibrairie La colline aux livres, Bergerac Consultez la critique sur le site Lectrices.fr

Lectrices
06/11/09

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.90 cm
  • Poids : 0.34 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : CHRISTOPHE CLARO

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