Un heureux evenement/la personne deplacee

O'CONNOR, FLANNERY

livre un heureux evenement/la personne deplacee
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 29/09/05
LES NOTES :

à partir de
2,00 €

SYNOPSIS :

L'heureux événement dont rêve Ruby, c'est de déménager enfin, de quitter cet immeuble avec ses escaliers si fatigants à monter. Il le faut, elle se sent malade, à bout de souffle, et ses jambes sont si lourdes ! Mais le destin semble bien en avoir décidé autrement... Pour l'aider à la ferme, Mrs. Mc Intyre a embauché une « Personne Déplacée», un Polonais qui a fui
la guerre et les persécutions nazies avec sa famille. Les paysans et les Noirs commencent par se moquer de lui qui parle à peine anglais, avant de se rendre compte qu'il travaille dur et pourrait être une menace... Avec une très grande justesse, Flannery O'Connor met en scène des personnages qui ont peur, peur d'eux-mêmes et des autres, et que la souffrance rend méchants.
3 personnes en parlent

Deux nouvelles issues du recueil Les braves gens ne courent pas les rues, Un heureux événement et La personne déplacée présentent une prose fraîche, jouissive, étonnante lorsque s'affiche la date d'écriture de deux histoires : 1955. Ici, une femme qui peine à monter un escalier persuadée d'être atteinte d'une maladie incurable, ne souhaitant pas être auscultée par le corps médical en lequel elle éprouve une sainte horreur ; là, l'arrivée d'une famille polonaise, fuyant les camps de concentration nazis, perturbe l'équilibre précaire d'une propriétaire terrienne et de ses serviteurs noirs. Un vrai concentré de la bêtise humaine, tantôt par le rire et la condescendance, tantôt par l'ironie du sort et la violence.Flannery O'Connor ne laisse rien au hasard, fait monter la pression en douceur et avec retenue, et c'est là sa plus grande qualité : un style alerte et vif, des pantins parfaitement impliqués et façonnés, une époque qui participe pleinement à l'intrigue comme ultime protagoniste. La personne déplacée, réplique parfaite à Des souris et des hommes de John Steinbeck, offre une plongée redoutable dans le sud étasunien. Impressionnant.

Cave
05/03/13
 

L'avis des lecteurs de l'Heure des livres de la Bibliothèque de la Madeleine à Evreux :Flannery O’Connor est une découverte. C’est à la lecture d’un article de Télérama pour la sortie de l’intégralité de son œuvre que la curiosité et surtout le destin de l’auteur m’a poussé à lire deux nouvelles de Flannery O’Connor.Un heureux événement : une jeune femme chargée de courses, entame la montée de l’escalier de l’immeuble dans lequel elle habite. Cette ascension lui apparaît interminable par le poids des paquets et par son épuisement subi. Face à aux caractéristiques morphologiques que sous entend le titre, l’héroïne refuse la vérité et anéantit ses projets.L’interminable escalier sans fin apparaît comme la métaphore de la vie imaginée par l’héroïne. La naissance donne une autre dimension au futur, et peut le prolonger si on le conçoit comme la continuité des générations. L’héroïne de Flannery O’Connor, elle, est matérialiste, elle aspire à une vie meilleure par la concrétisation d’un déménagement. L’aspect matériel est remarquablement retranscrit tant par les faits que par l’environnement : l’action se situe dans un escalier, les étages sont nombreux (les grandes étapes de la vie), l’appartement est inaccessible, les paquets sont lourds..Il faut restituer le contexte, nous sommes aux Etats-Unis et plus précisément dans le Sud, région misérable. La survie finalement ne peut se faire que par les biens matériels, les sentiments n’y ont pas leur place. La personne déplacée : une famille polonaise a fuit la guerre et les persécutions nazies pour les Etats-Unis.Elle est hébergée sous l’aspect de la bonté catholique dans une ferme. En échange d’un faible salaire, le père y travaille durement. Les autres employés de la ferme se moquent de lui ; il apparaît progressivement comme une menace. La jalousie, la suspicion, la peur de l’étranger attisent la haine envers cette famille.Flannery O’Connor dénonce la peur de soi, de l’autre.Antoine / L'Heure des livres de la bibliothèque de la Madeleine à Evreux Le réseau des bibliothèques d'Evreux

MTEvreux
17/04/10

Intéressant d'acheter pour moins de 2 euros un recueil de Flannery O'Connor pour "goûter" de sa plume, avant le livre dont sont extraites ces deux nouvelles - Un heureux évènement & La personne déplacée. Le style de l'auteur se doit d'être connu : sous une (fausse) couche d'humour, l'intérieur est caustique, grinçant et très mordant. Il faut le savoir ! Car chez F. O'Connor, les personnages sont volontairement mauvais, jaloux, malades à l'idée d'être malade (ou carrément enceinte!) dans "un heureux évènement" et mesquins face à l'étranger. Les coups bas font étalage dans "La personne déplacée" - pas de pitié pour les plus faibles, on met à la porte, on protège son bien.Sur le coup j'étais assez surprise du ton "raciste" de cette dernière histoire, puis j'ai remarqué que cette nouvelle fut publiée au début des années 50. La différence entre Noir et Blanc est donc très forte, tranche sèchement. Le protectionnisme de l'époque se réverbère dans l'histoire. Même si cela a un côté déroutant, on comprend que l'auteur singe les travers des petites gens des campagnes et des contrées du Sud (Flannery O'Connor est née à Savannah en Géorgie), elle use aussi d'un humour noir stupéfiant. Grâce à ma connaissance de l'auteur (par la biographie de G. Brisac) j'ai pu ainsi remarquer sa fascination pour les paons - dont "la queue est semée de soleils" ! Et d'autres détails fourmillants, trop denses pour ce commentaire succinct, mais une chose est claire - si le portrait dans "Loin du paradis" a su éveiller votre intérêt, il ne se confortera dans les livres de Flannery O'Connor !

Clarabel
23/02/09

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.09 kg

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