Un leopard sur le garrot ; chroniques d'un medecin nomade

RUFIN, JEAN-CHRISTOPHE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 15/05/09
LES NOTES :

à partir de
7,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Médecin des hôpitaux, pionnier de l'humanitaire «sans frontières», écrivain, prix Goncourt 2001, aujourd'hui ambassadeur de France au Sénégal, Jean-Christophe Rufin mène sa vie au grand galop. Selon une image tirée d'un poème de Senghor, il semble aller comme un cheval qu'un léopard aurait saisi au garrot. Pourtant, sous l'apparente diversité de cette existence, on distingue une unité profonde, née de la fidélité
à une seule passion : la médecine, vécue comme un engagement total dans une discipline moins scientifique qu'humaniste. Voyage dans une vie, ce récit, en tirant sur ce fil qu'est la médecine, fait défiler sous nos yeux trente ans de notre histoire, d'un point à l'autre de la planète. De nouveau, l'auteur de Rouge Brésil et de L'Abyssin offre au lecteur une belle aventure. Mais, cette fois-ci, c'est la sienne.
Autobiographie de Jean-Christophe Rufin.

De la médecine, de l'histoire et de l'humain.
Surtout de l'humain!!!!!

alexia (villeneuve)
Autobiographie de Jean-Christophe Rufin.

De la médecine, de l'histoire et de l'humain.
Surtout de l'humain!!!!!
Alexia ,
Librairie
(C.Cial Vache Noire)
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Le nom de Jean-Christophe Rufin, pour ceux (comme moi) qui ne l'ont jamais lu, est associé à trois choses : la médecine humanitaire, le Prix Goncourt, et la représentation de la France en tant qu'ambassadeur. Mais ses activités sont bien plus étendues ! C'est ici le terme de "chroniques" qui m'a attirée, et en ce sens je ne suis pas déçue.Passée une brève narration de son enfance, l'auteur entame la partie médecine par cette phrase : "Les études de médecine sont longues mais faciles." et un peu plus loin "Seul comptait le travail. J'ai travaillé." Et tout au long de son autobiographie (partielle et partiale), il semble ne pas pouvoir se défaire d'une espèce de complexe du laborieux, moui vous savez j'ai fait tout ça mais je n'ai pas de mérite, j'ai juste bossé je ne suis pas brillant. Et puis s'y mêle en même temps une certaine forme de vantardise consensuelle, je ne veux me faire aucun ennemi et mine de rien, la vache, je ne suis pas loin d'être très bon, moi, finalement.J'exagère mais en ce qui me concerne, l'irritation se situe bien là, dans mon incapacité à me faire au final une idée du bonhomme, bon ou brillant, gentil ou mégalo assumé je ne sais pas, ça ne transparaît pas dans son écriture (laquelle est appliquée, quelques mignons imparfaits du subjonctif, une recherche du mot exact à sa juste place, mais ne m'a pas éblouie non plus par une quelconque maestria). Parfois, j'y ai cru, au détour d'un "J'aperçus pour la première fois cette vérité, dont l'évidence ne me frappera que plus tard, à savoir que j'étais un imbécile." Parfois, mon intérêt faiblissait.Mais le contenu est réellement intéressant, multiple, nous entraîne dans plusieurs univers très différents (enfance, médecine, neurologie, humanitaire, politique, monde de l'édition...), tour à tour grave ou didactique, plus léger voire moqueur.Un exemple d'anecdote ? Ce mandarin qui aimait à jouer ce tour à ses étudiants, en leur déclarant, après les avoir tous fait goûter l'urine d'un patient : "Mes chers confrères, reprenait-il avec un sourire méchant, je vous ai souvent répété que le premier de nos sens est la vue. Il doit exercer son empire sur tous les autres : l'essentiel est l'observation. Or, si vous m'aviez bien observé vous auriez remarqué ceci : j'ai plongé dans ce verre mon index, mais c'est mon médius que j'ai sucé..."Et puis encore ces mots très justes sur la neurologie, ces explications sur les véritables enquêtes que la médecine mène parfois pour cerner la maladie (House n'est pas si exagéré, finalement !), ces descriptions incroyables des services d'accouchement en Tunisie, etc., oui, il y a vraiment des choses passionnantes dans ces chroniques. http://cuneipage.wordpress.com

SagnesSy
28/10/15
 

Dans ces chroniques, Jean-Christophe Rufin se raconte : son enfance passée avec son grand-père médecin, son propre parcours d’interne et de médecin et ses engagements humanitaires. C’est d’abord une réflexion sur ce qui oppose une médecine humaniste toute axée sur le malade à une médecine scientifique qui a perdu toute humanité.Mais c’est aussi le récit des débuts de la médecine humanitaire, de MSF où on rencontre Bernard Kouchner, Claude Malhuret et bien d’autres. Jean-Christophe Rufin nous montre les aspects non visibles de l'engagement humanitaire et dévoile les débats qui vont opposer les créateurs de MSF entre eux ainsi que les querelles entre ONG.Le romancier se dévoile dans ce récit où on voit poindre, au-delà du médecin humanitaire, le futur diplomate.

Ludeca
22/09/15
 

Comme l’indique le sous-titre, il s’agit d’une autobiographie et d’un voyage. Récit(s) d’une vie dans le monde, inscrite dans son époque; celui d’un parcours atypique et pourtant guidé par une aspiration : retrouver l’humanisme dans la pratique de la médecine; retrouver le regard, le lien avec la société humaine malgré la médecine scientifique, technologique et spécialisée.Jean-Christophe Rufin est connu pour ses engagements dans des ONG humanitaires, sa présidence d’Action contre la faim, ses postes ministériels et diplomatiques, ses romans et son Goncourt ( puis son élection à l’Académie Française non mentionnée dans ce livre ). Il revient sur toutes ses expériences – intéressantes s’il en est – dans cet ouvrage. C’est la première partie de cette lecture retraçant sa jeunesse, ses études de médecine, puis son rôle, sa pratique lors des missions humanitaires avec Médecins Sans Frontières ou Action contre la faim qui m’ont le plus passionnée. Ces aspects techniques.Si j’ai lu avec grand intérêt les passages qu’il consacre à son désir d’écriture, à cette naissance ( ou plutôt à cet accouchement ) de l’auteur, à ses sources d’inspiration – les lieux, les rencontres, les images marquantes – ainsi qu’à sa vision du roman, de l’écrivain et du monde littéraire ( lectorat, librairie, édition, auteur, média, prix ), ce sont ses réflexions sur la médecine et sur la gestion de l’urgence sanitaire qui me restent. Je précise toutefois que cet ouvrage n’est pas un essai sur l’humanitaire. Et j’en profite pour saluer les dernières pages qui s’intéressent à la complémentarité des regards du médecin et du romancier. Parce que lorsque j’ai refermé ce livre, bien que le sachant romancier, je ne pouvais penser cet homme autrement que médecin. Et c’était bien lui que je voulais lire, ce fondamentalement médecin alors même qu’il va s’y consacrer tout en cherchant par tous les moyens à pratiquer autrement. Les paradoxes de sa vocation expliquent les détours de son parcours professionnel. Ce n’est qu’avec le recul du temps que l’on peut percevoir qu’il s’agissait d’un chemin.Héritier par la figure tutélaire de son grand-père d’une médecine humaniste, Jean-Christophe Rufin reçut sans conviction, plutôt avec déception et frustration, sa formation. » Un malentendu fondamental « : les chapitres sur ses études de médecine relatent son attente d’une autre définition, sa passion intacte mais insatisfaite et décrivent, en les resituant bien dans leur contexte – la fin des années soixante – les méthodes, l’ordre mandarinal, les relations au médecin, aux malades et à la maladie – ce qui fait une sérieuse différence – , l’accueil, l’accompagnement des patients.Sous l’autobiographie, la biographie de la pratique médicale. Jean-Christophe Rufin manie avec finesse l’humour et l’art du portrait. Il ne se dispense pas d’autodérision ni de sens critique. S’il pointe un système qui lui paraît bien peu humain, il sait y reconnaître ses propres erreurs.Un premier voyage de hasard en Afrique apporte une réponse à cette prise de conscience du malentendu sans le détourner de sa voie, de la voix qui l’appelle, l’interpelle. Ce seront des routes qui chacune laisseront leurs empreintes autant vers l’humanitaire que vers la littérature.Ce passionné d’histoire rejoint le contemporain. Et Médecins Sans Frontières à ses premières heures. Le praticien nostalgique de l’examen clinique, du regard sur le patient, ouvre les yeux sur son siècle où » tout est politique « . Et ce seront les tours et contours de l’aventure humanitaire ( selon le titre du Découverte Gallimard Jeunesse que Jean-Christophe Rufin a signé, retraçant l’humanitaire dans sa perspective historique et politique, en présentant les formes ), les lignes et les pics, les mouvements, les manœuvres, les développements, les progressions. Rivalités en interne, désastres en externe. Le médiatique, la manipulation aussi, et les difficultés décisionnelles et concrètes de » l’action en temps réel » lorsque l’information est partielle, lorsque les évènements ne portent pas encore de nom historique, lorsqu’il faut traiter ces évènements » avec toute l’incertitude de l’inachevé » et » apprendre à se repérer dans la géographie très particulière des temps bouleversés « , qu’il faut les qualifier pour pouvoir agir à bon escient ( notamment lors des crises alimentaires pour lesquelles il est essentiel, au-delà du secours d’urgence, d’agir sur les causes ) ainsi que pour gérer la mesure de l’intervention ( et les réseaux de distributions )

Marilire
15/04/13
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.17 kg

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