Un pied au paradis

RASH, RON

livre un pied au paradis
EDITEUR : EDITIONS DU MASQUE
DATE DE PARUTION : 26/08/09
LES NOTES :

à partir de
19,30 €

SYNOPSIS :

Oconee, comté rural des Appalaches du Sud, début des années cinquante. Une terre jadis arrachée aux Indiens Cherokee, en passe d'être à jamais enlevée à ses habitants : la compagnie d'électricité Carolina Power rachète peu à peu tous les terrains de la vallée afin de construire une retenue d'eau, immense lac qui va recouvrir fermes et champs. Pour l'heure, la sécheresse règne, maïs et tabac grillent sur pied. Le shérif Alexander est le seul gars du coin à avoir fréquenté l'université,
mais à quoi bon, quand il s'agit de retrouver un corps volatilisé ? Car Holland Winchester est mort, sa mère en est sûre, qui ne l'a pas vu revenir à midi, mais a entendu le coup de feu chez le voisin. L'évidence et la conviction n'y font rien : pas de cadavre, pas de meurtre. Sur fond de pays voué à la disparition, ce drame de la jalousie et de la vengeance, noir et intense, prend la forme d'un récit à cinq voix : le shérif, le voisin, sa femme, leur fils et l'adjoint.
15 personnes en parlent

Au départ, on s'attend à une intrigue facile et déjà lue : un type dénommé Holland Winchester est porté disparu. C'est la mère qui signale au shérif Alexander l'étrangeté de cette disparition, elle a entendu un coup de feu chez le voisin et depuis elle soupçonne Billy Holcombe d'avoir tué son fils. L'enquête commence aussitôt, la police passe au peigne fin le terrain et la rivière attenante, le couple Holcombe est interrogé, mais nulle trace du corps. Niet. L'affaire est close. Dans le chapitre suivant, l'histoire prend une autre tournure lorsque le narrateur principal - le shérif - passe le relais à Amy Holcombe, apportant ainsi un nouvel éclairage à cette affaire. Viendront ensuite les voix du mari, du fils et de l'adjoint pour compléter tour à tour le récit, et finalement l'histoire devient très différente de ce qu'on imaginait au début. Disparition ou meurtre ? Ce n'est pas ce qui compte le plus, car le roman révèle une histoire plus intense, une histoire d'amour teintée de jalousie et de vengeance, une histoire de filiation et de sacrifice, une histoire de pardon, d'écoute, de patience et de courage. C'est dans un climat de stérilité et de mort que se passe ce roman. Un climat aride, étranglé et en sursis. Au début, c'est vrai que le livre n'offre rien qui sorte de l'ordinaire, mais sa richesse s'ouvre lorsque les voix des différents protagonistes se font entendre. L'histoire étale alors sa palette de sentiments, passant du tragique au touchant, du dramatique au bouleversant, que sais-je, j'ai été vraiment émue de lire les secrets du couple Holcombe, ce que la disparition de Holland Winchester impliquait, les conséquences sur la vie des uns et des autres. C'est un roman fort en émotions, qui se découvre au fil des pages et qui laisse son empreinte. Un roman qui laisse aussi supposer un calme sous lequel gronde la tempête. Le paradis sur terre et ses ronces cachées.

Clarabel
17/09/09

Un Pied Au Paradis, une vie en enfer...Présenté comme policier, ce récit s'affirme plutôt comme un drame psychologique d'une rare intensité.Oconee, Appalaches du Sud, années 50.Si les Winchester et les Holcombe vivent en bon voisinage, ils ne sont finalement que des sursitaires.Voués à l'exode par la compagnie d'électricité Carolina Power bien décidée à noyer toutes ces terres arides une fois celles-ci rachetées. Mais avant que ce déluge biblique ne survienne, il faudra surmonter le traumatisme d'une disparition. Celle d'Holland Winchester fraîchement revenu de la guerre de Corée. Sa mère en est sûre, elle en mettrait son dentier et son oeil de verre au feu, il y a bien eu une détonation. Et si elle ne balance pas franco, il suffit de suivre son regard borgne en direction de la propriété des Holcombe.Le shérif Alexander est sur le coup. Le désormais célèbre coup de Winchester...Rash arrache et c'est rien de le dire.Ici, l'enquête stérile se voit réglée en trois coups de cuiller de Nutella saturée en huile de palme, est-il besoin de le rappeler. Tout l'intérêt réside désormais en ces différents chapitres présentés comme autant de témoignages délivrés par tous les protagonistes de ce drame par trop longtemps inexplicable. Difficile d'étayer quoi que ce soit sans cadavre.Le procédé est audacieux, original et fonctionne à plein.Le voile de la vérité se soulève posément, chaque nouveau personnage apportant sa pierre à l'édifice.Un Pied Au Paradis est un récit addictif qui vous fera prendre le vôtre.D'une noirceur absolue et porté par une écriture hypnotique, l'écho de ce drame vaudevillesque devrait résonner en vous bien longtemps après que l'épilogue, certes légèrement convenu, mais s'inscrivant pleinement dans la droite ligne de cette tragédie, n'ait délivré sa vérité.Très beaucoup bon!4.5/5

TurnThePage
29/01/16
 

Il faut lire jusqu’au bout ce premier roman construit sans faille pour goûter la richesse de son titre : Un pied au paradis recouvre plusieurs significations, concerne deux personnages du livre et est chargé du paradoxe entre le paradis et la vie infernale que mènent ses protagonistes, qui nous révèlent tour à tour les différentes facettes du drame qui se joue sous nos yeux.Tout est affaire de coïncidences, d’un enchaînement de faits et de circonstances qui mènent au drame, à commencer par la grande Dépression de 1929 qui a marqué les personnages et les influence encore malgré le « grand nettoyage » de la deuxième guerre mondiale. Ensuite la guerre elle-même et l’épidémie de polio qui a touché tant de corps et estropié celui de Billy. Et il y a cette société rurale si religieuse, où tout le monde se connaît, se surveille, voire s’épie et cette obligation pour les femmes d’avoir des enfants pour être pleinement accomplie. On est dans les années 50 et le féminisme n’a manifestement pas encore atteint le comté d’Oconee, Caroline du Sud : difficile pour Amy et Billy de résister à la pression dans ce contexte, difficile pour le shérif Alexander de protéger son couple.La nature elle-même s’y met, l’attachement à la terre, omniprésent, se fait lourd à vivre, passant d’un mois d’août caniculaire et d’une sécheresse mortelle à des pluies diluviennes.Et puis ce roman est traversé d’échos, de ressemblances et de différences subtiles entre les personnages, écrasés par le poids des traditions, par la force des non-dits mais aussi par la toute-puissance de la Carolina Power qui les engloutira tous, qu’ils le veuillent ou on.Un pied au paradis est un roman noir, âpre, dont la lecture m’a enfin permis de découvrir la voix de Ron Rash, un auteur que je retrouverai avec grand plaisir, c’est certain ! Anne

Anne7500
11/11/15
 

Holland Winchester, rentré de la guerre de Corée, disparait du jour au lendemain. Sa mère est persuadé que le coup de feu entendu était pour lui. Qu'en est il ? Le shérif du comté va alors diriger son enquête vers le voisin, trouvera t il quelque chose ?C'est un livre policier original par son récit. On suit au début l'enquête du shérif, et ensuite on se retrouve dans cette histoire suivant le point de vue des différents interlocuteurs.

rpfab
16/11/14
 

Un couple qui ne peut pas avoir d'enfant, un héros de guerre désabusé, un shérif proche de la vérité, une mère qui sait, une sorcière dans la montagne.J'ai tout aimé. L'atmosphère, les personnages, la nature omniprésente. Le bruissement des feuilles, le clapotis de l'eau, le chant des oiseaux, Ron Rash amplifie les sons et offre au lecteur une visibilité sans pareil. J'ai été transportée dans le comté des Appalaches du Sud. J'ai vu les buses rôder autour du cadavre d'un cheval, j'ai croisé le regard inquisiteur de la vieille Winchester, je suis entrée dans l'intimité de chacun et j'ai assisté, impuissante, à l'inondation de cette vallée par la compagnie d'électricité Carolina Power. A la fin, j'ai reçu une belle claque, celle que tout lecteur attend.L'écriture, lyrique, intense, puise sa sève dans les origines de la terre. Le style est imagé, poétique, concentré sur l'essentiel. Au fil des pages, l'atmosphère s'opacifie avec sobriété. L'auteur souligne la souffrance des non-choix. Qu'importe la décision, la vie ne sera plus jamais la même. La vibration du paysage, la vérité des personnages, la nostalgie d'une contrée perdue, un premier roman granitique, exigeant, rythmé, virtuose.

Theoma
15/03/14
 

Un homme a disparu dans la vallée de Jocassee, un territoire jadis habité par les indiens Cherokee. Jocassee - « la vallée de la disparue » - porte bien son nom puisqu’elle est vouée à l’anéantissement sous les eaux d’un barrage érigé par Carolina Powers, une compagnie d’électricité toute puissante. Le shérif du coin va alors mener son enquête. Il suspecte Billy Holcombe : sa femme, Amy, aurait eu une aventure avec le disparu. Le corps n’est jamais retrouvé. Alors que se clôt l’enquête, l’épouse Holcombe prend la parole à destination du lecteur. Puis son mari. Un fils naîtra peu de temps après. Lui aussi parlera. A rebours, ses mots jailliront, porteurs d’une vérité tue (tuée ?) jusqu’ici…« Un pied au paradis » est un superbe roman noir, le premier du talentueux Ron Rash. Il chante la vie, d’abord, ou la volonté de la donner. Il célèbre les exploitants de terres stériles condamnés à l’expropriation par des compagnies qui veulent façonner la nature à leur guise pour en retirer une manne financière. Il célèbre aussi les couples unis dans l’espoir de la vie à venir mais qui achoppent et rusent, d’une manière ou d’une autre, pour parvenir à leurs fins. Mais la vie ne chemine jamais sans son autre face, la mort. Dans « la vallée de la disparue », les morts, fantômes d’autres vies, hantent les lieux, déjà condamnés. La rivière si fluette va bientôt recouvrir toute la vallée, noyant les souvenirs sous un magma boueux. L’adjoint du shérif l’a bien compris : « ici, c’était pas un coin pour les gens qui avaient un foyer. Ici, c’était un coin pour les disparus » (p. 262).Magistral ! Seraphita

Seraphita
09/12/12
 

Un premier roman étrange, prenant, rude. Roman noir, roman choral, les voix y sont rauques, rocailleuses des mots du pays.Une histoire de familles et de fermiers, de filiation et de fatalité sous un ciel d’orage. Dans une atmosphère de fin d’un monde, la plume trace son sillon, creuse et marque.Bien plus qu’un roman policier, il s’agit d’une chronique du Sud, de l’Amérique rurale des années cinquante. Des témoignages – presque un plaidoyer – racontent chacun ce meurtre suspecté et la vie, les hommes, les superstitions de cette vallée conquise et condamnée.Cinq narrateurs pour cinq périodes qui dévoilent les âmes et les motivations, cinq récits qui avancent dans le temps pour dire le passé, les drames et les racines. L’intrigue comme motif à la parole.Ce roman, ce sont ces voix qui prennent magistralement corps – nus sur cette terre qui les modèle – émouvantes et éprouvantes, profondément humaines, viscéralement humaines.Un beau roman, une pépite aux éclats bruts et acérés.

Marilire
10/11/12
 

Une enquête menée à travers les points de vue des différents protagonistes.Cette construction originale nous plonge dans une histoire à l'ambiance sombre et rude.On est dans l'humain, sans fioritures, avec des sentiments exacerbés, des haines rentrées, des secrets bien gardés.La description des paysages arides, la chaleur moite, ajoutent aux sensations d'étouffement et d'oppression jusqu'au final dramatique et percutant.Un roman noir de grande qualité et très marquant.

L’auteur Ron Rash plante le décor, Etats-Unis Appalaches du Sud début des années cinquante. Dans le Comté d’Oconee, une terre Cherokee aride entretenue par des fermiers est amenée à être engloutie sous les eaux car une compagnie d’électricité veut construire un lac artificiel. Holland Winchester trentenaire célibataire, médaillé de la guerre de Corée a disparu, sa mère est persuadée qu’on l’a tué, il n’est pas rentré mais elle a entendu un coup de feu chez le voisin. Le Shérif chargé d’enquêter interroge le voisin Billy et sa bien jolie femme Amy enceinte. Malgré des recherches acharnées, seul le cadavre de Sam le cheval de Billy est retrouvé une balle dans la tête. Disparition ou meurtre, les habitants sont plus préoccupés par leur future expropriation et le Shérif a bien du mal à les faire parler. Un roman polyphonique ou le Shérif, le mari Billy, la femme Amy, leur fils Isaac et l’adjoint du shérif, donnent chacun leur tour leur version de l’histoire révélant petit à petit les réelles circonstances de cette mystérieuse disparition. Dans ce milieu rural, les secrets ont la dent dure et les « péquenauds » gardent pour eux leurs sentiments. La nature est omniprésente et malgré l’ensevelissement sous l’eau de cette vallée, les ancêtres veillent car les liens du sang sont sacrés. La construction de ce roman noir est minutieusement façonnée, son écriture transporte dans des terres lointaines où là plus qu’ailleurs les hommes ne sont que des hommes ! Une bibliothécaire du 33

oops
02/11/11
 

Une très belle surprise que ce livre!Un récit où les événements s'enchainent mais où les narrateurs changent, où chaque point de vue permet d'éclairer une histoire belle et tragique à la fois. Je me suis laissée happer par cette histoire dont on se dit que la fin était, on peut le penser, inéluctable. En effet, comment ne pas croire que les choix que l'on fait dans la vie ne sont jamais sans conséquences.Un très bon livre.

seriephile
29/10/11
 

Dans l'Amérique profonde, rurale, les hommes sont aussi durs que le climat. Violents aussi. Et taiseux. Quand Holland Winchester disparaît, on ne peut pas vraiment dire que ce vétéran de la guerre manquera à qui que de soit, sauf à sa mère, bien sûr, qui est persuadée qu'il est mort, et que son voisin y est pour quelque chose... Alors les flics du coin vont le chercher, et surtout tenter de trouver les raisons qu'auraient pu avoir les voisins, Amy et Billy, pour le faire disparaître... Querelles sur la terre, ou au sujet des femmes, qu'y pourrait-il y avoir comme autre raison ? La terre sèche, arride, ingrate est pourtant convoitée par une compagnie électrique et sera bientôt inondée. L'ultimatum pèse, tout autant que la chaleur, sur les épaules des habitants de la vallée. Chacun s'accroche à sa parcelle, ses souvenirs... la vie toute entière qui tient à quelques mottes... Cette terre qui les nourrit mais les épuise... Cette histoire a cinq voix est passionnante. Tout d'abord racontée par le shérif du comté, qui est persuadé de la culpabilité de Billy mais n'arrive pas à le prouver, puis par Amy et ensuite par Billy. Et enfin par leur fils, plusieurs années plus tard, et par l'adjoint du shérif. Chacun voit les évènements selon son propre prisme et les secrets enfouis au fond des coeurs, les peurs, les doutes entraînent une toute autre perception. Un seul acte, plusieurs mobiles, et la terre qui cachera les secrets ou bien punira un jour les coupables... Voici donc un vrai roman noir, mais qui est aussi un roman du terroir, un roman d'ambiance. L'ambiance m'a fait penser à Larry Brown, William Faulkner ou encore au début de Seul le silence de Ellory, du fait du poids de l'environnement, du climat, de la nature sauvage sur les âmes et les corps de ces hommes et femmes. De telles histoires ne pourraient pas naître sous d'autres cieux... A lire ! Liliba

liliba
18/08/11
 

Au début des années 1950, dans un comté rural des Appalaches, ancien territoire arraché aux Indiens Cherokee, une compagnie d’électricité rachète les terres pour y construire un barrage. Les habitants, paysans pauvres et rudes dont les cultures sont dévastées par la sécheresse, y vivent leurs derniers instants. C’est dans ce contexte que Holland Wonchester, « sale et beau gosse », vétéran de la guerre de Corée, disparaît. Sa mère est persuadée qu’il a été assassiné et soupçonne un voisin. Mais on ne retrouve pas son corps et, pour le shérif : pas de cadavre, pas de coupable !Sur fond de communauté traditionnelle en extinction, dans un décor âpre et grandiose, se joue un drame de la jalousie où se mêlent passion, vengeance et secrets de filiation. Une enquête à cinq voix (le shérif et son adjoint, le voisin, sa femme et leur fils) qui tient le lecteur en haleine, doublée d’une étude psychologique qui rend tous les personnages attachants.

Etats-Unis, années 50, Caroline du Sud, dans une petite ville comme tant d'autres, la population se partage entre ouvriers des filatures et paysans pauvres dont l'avenir est à la merci de la nature. Dans une des vallées une grande entreprise rachète tous les terrains pour construire un barrage hydro-électrique qui noiera tout sous un lac artificiel.Un des habitants a disparu ; sa mère a entendu des coups de feu ...Difficile d'en dire plus sans totalement dévoiler l'intrigue. Avis :Ce livre est une nouvelle polyphonique : la même histoire racontée par quatre des antagonistes plus une cinquième, postérieure, pour conclure. La première version, celle du sheriff, est la plus conséquente soit environ 80 pages. Du coup, l'intrigue policière est bien mince et ne ménage aucune surprise.L'intérêt de ce livre pourrait alors être de donner des points de vue relativement originaux aux acteurs et de les faire partager à chaque fois au lecteur de façon convaincante. De faire varier les styles entre les narrations pour vraiment personnaliser les états d'âme et les analyses de chacun.Malheureusement, les différentes versions se croisent plus qu'elles ne s'entremêlent. Elles demeurent assez factuelles et ne s'attardent que peu sur les illusions, les faux-semblants, les espoirs et les doutes. Malgré une certaine tentative d'adapter le langage des réparties de chacun des personnages dans les dialogues, les descriptions et les faits restent trop sensiblement identiques pour que l'on apprécie vraiment ces différents angles de vue.Il ne suffit pas de dupliquer 4 fois une nouvelle, fut-elle bonne, pour faire un bon roman. Ce qui manque notamment, c'est la version de Holland Winchester que j'attendais rustre et pleine de colère mais aussi amoureuse et pleine d'espoir.Le style de l'auteur est par ailleurs assez haché et plein de tournures de langue qui veulent sans doute refléter celles des "rednecks" mais freinent surtout considérablement la lecture.L'auteur n'a pas su me faire entrer assez loin dans ses personnages ou son histoire, jamais je n'ai "vu" ce livre. Mais cela peut venir autant de moi que de lui.Conclusion:Un exercice inabouti qui allié à une intrigue bien mince rend cette lecture décevante. "Ca devrait passer" (Edward J. Smith)

skorpionnan
23/03/11
 

Roman polyphonique à 5 voix, c'est l'histoire d'un village condamné à être enseveli sous les eaux. Les villageois sont à l'image de cette région : Don Quichotte des temps modernes, ils ne peuvent rien faire contre un destin qui s'acharne. C'est un roman sombre à l'écriture percutante. On ne sort pas indemne de cette histoire. Un premier roman vraiment prometteur !

leiloona
12/03/11
 

L'avis des lecteurs de l'Heure des livres de la Bibliothèque de la Madeleine à Evreux : C’est le « coup de foudre » ; ce roman est desservi par une écriture remarquable. L’histoire se déroule pendant les années 50 dans les Appalaches au sein des communautés rurales. A la suite de la disparition d’un homme, une série de personnages évoquent cet individu. L’épilogue est terrible.Ron Rash n’est pas un auteur spécialisé dans le roman policier, il est également poète, essayiste et professeur. Il se revendique comme un écrivain du sud. Il se rapproche de Harry Crews – auteur du très beau « Chanteur de Gospel » -

MTEvreux
25/03/10

Format

  • Hauteur : 23.00 cm
  • Largeur : 15.00 cm
  • Poids : 0.35 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : ISABELLE REINHAREZ

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