Un roman francais

BEIGBEDER, FREDERIC

EDITEUR : GRASSET ET FASQUELLE
DATE DE PARUTION : 19/08/09
LES NOTES :

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6,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Cela pourrait commencer ainsi : " Je venais d'apprendre que mon frère était promu chevalier de la Légion d'Honneur, quand ma garde à vue commença ". Ou ainsi : " Je ne me souviens pas de mon enfance ". Mais en fait ce serait le même livre : celui de la mémoire et de l'enfance retrouvée, un Du côté de Guethary dans l'été inachevé de la côte basque où les parents de Frédéric se rencontrèrent, mais aussi le passage à l'âge d'homme, la mue d'un gamin immature en adulte pacifié. Le 28 janvier 2008, Frédéric l'écrivain media-choc, le personnage public, le noceur, est interpellé pour usage de stupéfiants sur un capot de Chrysler noire, dans la rue ; il aggrave son cas en fuyant

la patrouille de police ! En garde à vue, dans une cellule puante de deux mètres carrés, on a le temps de réfléchir. Qui est-on ? Qu'a-t-on pu faire entre 0 et 13 ans ? De qui suis-je né ? Pourquoi suis-je amnésique ? Commence alors un roman français, une généalogie aux doux noms de pays qui va chercher du côté du Béarn (le père) où une élégante maison familiale, la Villa Navarre, reçoit Paul-Jean Toulet et Paul Valéry, et touche à l'aristocratie désargentée par la mère. Alors que gémissent les compagnons de cellule, Frédéric se souvient enfin, de l'histoire de France et d'un slow, d'une plage à Biarritz et du divorce, de la timidité et de la célébrité.

Que vous appréciez ou que vous détestiez le "people" Beigbeder, son dernier roman demeure une vraie bonne surprise !

Cette quête familiale des souvenirs d'enfance, qu'il qualifie d' "enquête sur le terne, le creux, [de] voyage spéléologique au fond de la normalité bourgeoise, [de] reportage sur la banalité française" ou encore de "récit d'une demi-part supplémentaire sur la déclaration de revenus des mes parents", lève un voile complice, pudique, essentiel.
Ici, le Beigbeder de papier découvre dangereusement le "Janus" gesticulant des médias : lequel accouche de l'autre ? C'est toute la question !

Ici, plus que jamais, le masque glisse un peu, beaucoup... Passionnément.

erik (lens)
Que vous appréciez ou que vous détestiez le "people" Beigbeder, son dernier roman demeure une vraie bonne surprise !

Cette quête familiale des souvenirs d'enfance, qu'il qualifie d' "enquête sur le terne, le creux, [de] voyage spéléologique au fond de la normalité bourgeoise, [de] reportage sur la banalité française" ou encore de "récit d'une demi-part supplémentaire sur la déclaration de revenus des mes parents", lève un voile complice, pudique, essentiel.
Ici, le Beigbeder de papier découvre dangereusement le "Janus" gesticulant des médias : lequel accouche de l'autre ? C'est toute la question !

Ici, plus que jamais, le masque glisse un peu, beaucoup... Passionnément.
Erik ,
Librairie
(C.cial V2)
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Cet ouvrage m'a rebuté dès le titre, que j'ai perçu comme prétentieux. La lecture m'a conforté dans cette sensation. Faire le lien entre sa famille et sa nation, lier la petite histoire avec la grande Histoire est un exercice délicat. En dépit des quelques passages émouvants, l'ouvrage est saucissonné en plus de 40 chapitres (pour 280 pages). Ce fractionnement laisse la sensation de bonds au fil de l'émergence des souvenirs. Il ne facilite pas la fluidité de la lecture et altère un peu plus le – maigre – intérêt que j'ai peu extraire de la lecture de cet ouvrage.

HeloiseA
26/04/10
 

Je suis habituée à lire des chroniques de Frederic Beigbeder tous les mois dans le magazine "Lire". J'y prends en général beaucoup de plaisir car il est certain qu'il n'a pas sa langue dans sa poche et il sait se montrer un brin désinvolte, voir il jette un peu d'huile sur le feu.Dans son livre, j'ai retrouvé cette plume. Il est un provocateur et l'on se demande si on l'adore ou si on lui mettrait bien volontiers une paire de gifles. Sans doute les deux à la fois.Il sait se moquer des autres, mais il n'est pas avar de bons jeux de mots sur lui-même. Il n'est pas toujours tendre même si charité bien ordonnée commence par soi-même.Je ne prends pas tout pour argent comptant car Beigbeider sait mêler le vrai et le faux avec brio. Il reste quand même de l'authenticité dans ce récit.L’inspiration pour ce titre lui est venu d’une expérience peu ordinaire. Il a en effet commencé à « rédiger » lors d’une garde-à-vue pour avoir fait usage de stupéfiants sur le capot d’une voiture en plein Paris ! Pas banal, mais l’homme ne l’est pas non plus… « J’aurais donné n’importe quoi pour un livre ou un somnifère. N’ayant ni l’un, ni l’autre, j’ai commencé à écrire ceci dans ma tête, sans stylo, les yeux fermés. Je souhaite que ce livre vous permette de vous évader autant que moi, cette nuit-là. »Je me suis évadée, certes, mais dans mon passé car j’ai retrouvé pleins de petites choses ici ou là qui sentait bon la nostalgie et l’enfance. Je suis pourtant 10 ans plus jeune, mais il y a des choses presque immuables… La définition que Frédéric Beigbeder nous donne sur ce qu’est un enfant, ce qu’il vit peut surprendre, voir en choquer peut-être certains, mais moi, je lui ai trouvé une vérité crue qui peut faire mal, qui n’est donc pas toujours bonne à dire, mais pourtant… « On a tendance à idéaliser ses débuts, mais un enfant est d’abord un paquet que l’on nourrit, transporte et couche. En échange du logement et de la nourriture, le paquet se conforme à peu près au règlement intérieur. »J’ai noté que l’auteur est un provocateur et ce n’est sans doute pas la première fois qu’il ose franchir ainsi les limites, les barrières légales. Il l’avoue lui-même, mais cette fois, il n’en tire aucune gloire personnelle, bien au contraire. « Cette fois, on allait m’enfermer un peu plus longtemps pour une cause nettement moins humanitaire. »Pour les détails, je préfère vous renvoyer vers l’ouvrage car c’est un délice que de lire les anecdotes vues et racontées par Frédéric Beigbeder lui-même. Il ne cherche pas la vérité absolue dans ce récit, mais sa vérité. C’est elle qui sera au rendez-vous en effet, mais elle ne sera pas la seule…« Je sens que je vais devoir embarquer ici de nombreux proches, vivants ou morts (j’ai déjà commencé). Ces gens aimés n’ont pas demandé à se retrouver dans ce livre comme dans une rafle. Je suppose que toute vie a autant de versions que de narrateurs : chacun possède sa vérité ; précisions d’emblée que ce récit n’exposera que la mienne. »Sa vision de la vie de famille pourra en faire frémir plus d’un, mais j’en connais qui vont la trouver ravissante. Pour ma part, je ne puis lui donner tort sur tout et même si je trouve que certaines explications sont contestables, il y a aussi un peu de vrai dans ces écrits… « Une vie de famille est une suite de repas dépressifs où chacun répète les mêmes anecdotes humiliantes et automatismes hypocrites, où l’on prend pour un lien ce qui n’est que loterie de la naissance et rites de la vie en communauté. Une famille, c’est un groupe de gens qui n’arrivent pas à communiquer, mais s’interrompent très bruyamment, s’exaspèrent mutuellement, comparent les diplômes de leurs enfants comme la décoration de leurs maisons, et se déchirent l’héritage de parents dont le cadavre est encore tiède. Je ne comprends pas les gens qui considèrent la famille comme un refuge alors qu’elle ravive les plus profondes paniques. Pour moi, la vie commençait quand on quittait sa famille. »La suite sur mon Blog... http://espace-temps-libre.blogspot.com/

emeralda
05/02/10
 

Souvenirs sans mémoire Frédéric Beigbeder n’est pas qu’un produit culturel, c’est également un être de chair et de sang (plus ou moins trafiqué). Le fait qu’il souffre de perte de mémoire et qu’il ne garde aucun souvenir de son passé ne l’empêche pas d’écrire trois cents pages sur son enfance. Vivement qu’il soit atteint de la maladie d’Alzheimer pour publier la suite de ses mémoires.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Une autobiographie assez bien écrite, avec de bons passages sur le côté « enfant gâté » de l'auteur. On y retrouve son côté cabotin mais sympathique, touchant et juste. Il garde néanmoins son caractère narcissique en jouant toujours sur l'autodérision et l'autocritique.

Jusqu’ici, Je n’avais pas été tentée par les livres de Beigbeder, refroidie par l’image d’écrivain-people qu’il véhicule. Il se trouve que celui-ci à croisé ma route. Je ne le regrette pas... Ce « roman français » a été écrit à la suite d’une garde à vue de l’auteur, interpellé alors qu’il consommait de la drogue dans la rue, au cours d’une soirée trop arrosée. Enfermé dans une cellule avant d’avoir compris ce qui lui arrivait, privé de distraction et livré à ses pensées, il a fait le bilan de sa vie. De son enfance, il ne garde quasiment aucun souvenir, victime d’une curieuse amnésie sélective. Pourtant, l’espace de quelques heures, des souvenirs qu’il croyait à jamais perdus vont remonter à la surface… Les chapitres relatant son court mais traumatisant séjour en prison alternent avec ceux où il évoque son enfance. Le « people » s’est débarrassé de ses paillettes et joue la carte de la sincérité et de l’autodérision. L'écrivain raconte son enfance de parents divorcés et le mal-être qui l'a atteint en raison du mensonge autour de cette séparation. Il a eu beaucoup de mal à grandir et se reproche d'avoir reproduit le modèle familial qui l'a fait souffrir. Un peu à la manière d’Annie Ernaux dans « les années », il replace son enfance dans le contexte historique de l’époque. Bien qu’étant de la même génération que lui, je n’ai pas les mêmes souvenirs, sans doute parce que nous sommes de milieux sociaux très différents. Nous avons toutefois un point commun : la faculté de s’évader par la lecture, quand le quotidien est trop pesant. De très belles pages sont consacrées à son amour des livres. C’est une autobiographie vivante et attachante qui présente une facette de son auteur intéressante et plus profonde que celle que l'on connait. Le livre est aussi un hommage à sa famille et aux lieux de son enfance. Sur son séjour en prison, je ne m’étendrai pas. Le traumatisme d’un parisien originaire de Neuilly que l’on jette dans un cachot de la prison de Santé n’est pas dur à imaginer… [http://http://sylire.over-blog.com

sylire
29/05/13
 

Loin des facéties et de la suffisance d’Octave et cie, Frédéric Beigdeder fait l’effort de ce qui pourrait être un premier roman et s’en tire plutôt bien, sur la forme comme sur le fond, recevant, comme en guise d’encouragement, le prix Renaudot. Anecdotique ou pas, l’avenir nous le dira ! http://ericdarsan.blogspot.fr

Darsan
05/02/13
 

Une bonne surprise. Jamais je n'aurais lu de livre de Beigbeder, dont le personnage m'irrite beaucoup, si je n'avais pas trouvé Un roman français dans une solderie de Tokyo, à un prix dérisoire. Au final, j'ai trouvé la lecture très plaisante et le livre rend plutôt sympathique cette figure médiatique que je trouve généralement agaçante. Beigbeder manie bien la plume, et est indéniablement très malin. La manière dont il retrace la vie de sa famille et ses mésaventures en garde à vue est vivante, intéressante et parfois même touchante. A travers le récit d'une histoire familiale transparaissent les changements connus par la France à partir de la seconde guerre mondiale, et surtout connus par des milieux sociaux privilégiés, alors en pleine mutation.

murasaki
06/11/12
 

J'avoue que j'avais quelques a priori lorsque je me suis décidée à lire ce livre, doutes dus en parti aux commentaires entendus par ci, par là, mais aussi à l'écrivain. Finalement j'ai été agréablement surprise par l'ensemble. Certes, cet opus contient quelques "vérités"made in Neuilly, mais le lecteur se rend compte finalement que les problèmes existentiels sont les mêmes les problèmes d'argent en moins bien sûr. J'ai glané quelques belles lignes sur la condition de l'écrivain, sur le rôle de l'écriture et de la lecture dans la vie, mais aussi quelques belles pages sur la famille qui vous emmerde mais que vous aimez malgré tout, et les relations entre fratrie. La garde à vue a été pour Beigbeder un purgatoire, une renaissance et une réflexion sur ce qu'a été sa vie, comment il l'a menée, et comment il l'a mènera à l'avenir. Certains y verront des réflexions du pur mondain, mais moi, je crois que pour une fois, il s'est dévoilé et que sous l'homme public que l'on connaît se cache un homme d'une grande pudeur. Le titre du livre est pompeux, mais finalement c'est peut être son plus gros défaut. Il faut envisager ce livre comme une "maïeutique", un accouchement du nouveau Beigbeder avec ses faiblesses, son passé, ses angoisses, et disons-le , sa réelle facilité à écrire. A lire et à conseiller à son entourage. vivi

vivicroqueusedelivres
22/02/12
 

Un rail de coke sur le capot d'une voiture mène à tout. La garde à vue plonge Frédéric Beigbeder dans l'angoisse, le froid et les odeurs de vomi, mais surtout dans sa mémoire engloutie. Son enfance bourgeoise malheureuse ressort et il s'interroge sur sa place de frère et de fils. Pourquoi a-t-il toujours agit ainsi ? Comment est-il devenu l'écrivain fêtard, alcoolique et érudit que nous connaissons tous ? La sincérité de ce récit dévoile une facette de l'auteur méconnue, très franchement, ça fait du bien ! Jen

JenT1984
18/09/11
 

Et Frédéric Beigbeder inventa le livre-gueule-de-bois. » Un roman français » suit F.B du début de son arrestation à sa libération presque deux jours plus tard, en nous livrant ses réflexions personnelles. Ce dont il est question dans ce livre, au delà de Frédéric Beigbeder, c’est de la France, de l’évolution de l’élite française depuis le début du XXeme siècle : du catholicisme ultra conservateur au capitalisme mondialisé.F.B nous parle de son passé pour mieux justifier son présent. On a l’impression, en lisant ces pages qu’il ne veut nous dire » Ce n’est pas ma faute, c’est la société « . La société qui a fait de ses grands-parents béarnais des Justes, la société qui a fait divorcer ses parents, la société qui a crée cette rivalité entre frères, la société qui les pousse à ne pouvoir s’aimer..A première vue, 250 pages de complaintes nombrilistes d’un pauvre petit gosse de riche.Seulement, à travers ses mélancolies familiales, F.B ne cherche qu’une chose : faire accéder ses proches à » l’universel « , là où ils ne seront jamais oubliés.En vérité, F.B aime. Il aime ses parents, son frère, sa fille, ses maîtresses, tout ceux qui un jour ,l’ont aidé à se former. Ce livre est la déclaration d’un amour qu’il n’arrive pas à exprimer. Le pauvre petit gosse de riche, si antipathique au départ, devient émouvant, touchant, nous fait sourire. On finit par le plaindre, plus qu’on ne l’envie.Tout le monde n’aimera pas ce livre, pour les autres, (re)lisez ses autres romans. Maintenant que vous comprenez l’auteur, vous risquez de bien plus apprécier Octave Parango (99 francs) ou Oscar Dufresne (L’égoïste Romantique). Il signe là son meilleur livre.

FriendlyFanny
07/09/11
 

Il suffit d’une poudre blanche, déposée sur le capot d’une voiture en plein Paris, pour qu’un roman commence. Pour qu’un long chemin débute, chemin vers l’enfermement, chemin vers la littérature. Est-ce le meilleur lieu pour produire, pour réfléchir ? Je ne sais pas, Frédéric Beigbeder ne sait pas; ce qui est sûr, c’est que malgré lui, il se retrouve dans cette cellule, dans ces lieux glauques, et que, malgré lui, il pense. Son enfance remonte à la surface, dans cet univers grisâtre et poisseux, les images reviennent, transparentes, lointaines. Un chassé croisé entre la cellule et les souvenirs, qu’un bruit de clés et de pierres viendra clore.Il nous raconte, nous narre son histoire et cette histoire, de consommation illicite. A la sortie d’une boîte, une nuit dans Paris, qui se terminera par une arrestation. C’est là le début des choses, des ennuis, et de l’isolement. Un isolement horrible, moite, dans un cadre dont on entend souvent le nom, mais dont on ignore la réalité. Beigbeder nous le dit : « il existe un endroit de souffrance, éclairé tous les soirs [...] où les pleurs montent vers le Ciel toutes les nuits de Dieu fait … ». La prison puis le Parquet, une lente descente aux Enfers, bien souterrains, où l’air n’est plus respirable. Un rat en cage, un homme qui tourne, s’agite et transpire. Une claustrophobie latente, cet univers n’est plus possible. Sortir d’ici, sortir … Cela aurait pu être un huis-clos étouffant, tremblant. Le récit d’un homme souffrant dans son étroit gîte. Mais c’est dans ces lieux que Beigbeder pense. C’est dans ces lieux que son enfance lui apparaît, par bribes, par souvenirs, un « je me souviens » salvateur, aérien. Alors qu’il fixe les murs crasseux devant lui, sa figure d’enfant chétif et blond le salue, lui rappelle d’où il vient, qui il fut. Son enfance dorée, les établissements de Cure, les grands-parents distants mais attentionnés, un père « absent », une mère aimante, un frère rival/admiré, Guéthary, Paris … Un décor sublime, sublimé par son arrivée dans ce milieu si dégoutant où l’écrivain s’en rappelle, ces espaces qui paraissent si grands pour nous lecteur, et pour lui, l’auteur, et ces personnages qui semblent venir d’un autre temps, si loin. Avec tendresse et un phrasé incisif, Beigbeder nous livre ses flashbacks avec distance et regard critique. A la fois touchant et drôle. On se met à adorer tous ces gens, tous, quel qu’ils soient. Et cet adolescent dans l’âge ingrat, une silhouette si fine et chétive qu’on aurait du mal à imaginer qu’il devienne l’homme d’aujourd’hui. Autobiographie carcérale. Faite dans le cerveau d’un homme en prison, d’un homme en proie aux souvenirs qui surgissent, sans prévenir personne. Une psychanalyse sur un divan inconfortable et sale. Un phrasé juste et sincère, performatif. Il raconte, il le vit, on le vit. Et on se rappelle, à notre tour, de nos souvenirs. Des souvenirs qui remontent par orgueil peut-être, se dire que nous aussi on en a, que nous aussi notre vie est une histoire. Mais qu’on ne peut raconter de la sorte. Et dont on ne peut se souvenir, comme il se souvient. Un roman français, c’est l’histoire d’un homme, d’un frère, d’une mère, d’un père, d’un évènement. L’histoire des hommes finalement, les hommes qui tous son venus sur Terre, ont eu une enfance, une adolescence, une vie qui construit, qui détruit. Voilà le roman français que Frédéric Beigbeder imagine, malgré lui, dans environ cinq mètres carrés. Un roman engagé, virevoltant et qui touche. Qui a touché l’homme que je suis, comme tout un chacun.

Loach
23/05/11
 

Ce livre, qui n'a d'intérêt que pour le style de Beigbeder et les fans inconditionnels et voyeurs, a été lu comme une confession, comme la prise de conscience d'un enfant gâté. Certes. Ou alors c'est une grande fumisterie et Beigbeder se moque bien de nous. Cela dégouline parfois trop de bons sentiments pour être honnete. Ou le personnage a eu une révélation...

Praline
08/04/11
 

L'auteur prend conscience de son amnésie concernant son enfance au cours d'une arrestation peu reluisante. Entre évocations des moments de la garde à vue (certains passages sont très drôlissimes)et les anecdotes enfantines de plages, de relations parents-enfants, du (et des) mensonge(s), Frédéric Beigbeder réfléchit et dissèque des travers d'une société française et bourgeoise. La lecture est facile, assez drôle et l'auteur moins nombriliste qu'il n'y paraît . Finalement ce roman français est un bon roman.

Cave
13/03/11
 

Je n'ai jamais aimé Beigbeder, ni son personnage, ni ses livres. Pourtant ce roman m'a touché, comme s'il était devenu un autre, ou enfin lui-même. L'écriture semble plus juste et sincère que jamais.

Alexandraaa
25/02/11
 

Souvenirs sans mémoire Frédéric Beigbeder n’est pas qu’un produit culturel, c’est également un être de chair et de sang (plus ou moins trafiqué). Le fait qu’il souffre de perte de mémoire et qu’il ne garde aucun souvenir de son passé ne l’empêche pas d’écrire trois cents pages sur son enfance. Vivement qu’il soit atteint de la maladie d’Alzheimer pour publier la suite de ses mémoires.

Sans conteste la trame du livre sera jugée nombriliste bien que le récit soit tempéré d'une humilité que l'on ne sait vraiment dire feinte ou sincère.J'ai donc choisi de penser que l'auteur se servait de son empirisme assumé pour décrire le chemin que peut emprunter la conscience pour conduire un homme à sa source oubliée. Sous cet angle, l'écriture est légère, sensible et bien menée.Toutefois, une conclusion en ricochet nous éloigne itérativement de la fin que l'on voudrait plus proche.Beigbeder était pour moi un clown bobo.Désormais, il est un complexé que l'extraversion déguise mais qui n'en reste pas moins bobo. http://delphiine.hautetfort.com

funforfools
06/10/10
 

Beigbeider est agaçant, mais ce livre m'a profondément touché. Derrière le people fanfaronnant se cache un homme sensible, marqué par le divorce de ses parents, un frère exemplaire(!) et... une nuit d'enfer en garde à vue.Sa description du Pays Basque que j'aime autant que lui est un pur bonheur.Un très bon livre, son meilleur.

pwall59
09/07/10
 

J'aime la vivacité de sa plume. Une écriture rapide, serrée, et toute à la fois publique et pudique. Frédéric Beigbeder se livre, se raconte... à travers la mélancolie de l'enfance. Parfois agaçant mais surtout émouvant !

bea24
09/06/10
 

Une vérité sensible Frédéric Beigbeder, c'est un peu tout un monde que je n'avais pas envie de fréquenter ! Depuis ma lecture de 99 francs, je nourrissais de nombreuses critiques et réserves, négatives. Son succès médiatique me le rendait crâneur, pédant, sans intérêt. Mais tout bascule avec la lecture d'un Roman français ! Frédéric Beigbeder se met en scène, pudiquement en fouillant les zones noires de sa mémoire. Cette découverte mélancolique, attachante, émouvante le rend aimable dans tous les sens du terme. Bien sûr ses passages sur la prison, ses dénonciations politico-judiciaires prêtent à sourire même si on imagine bien le calvaire de sa garde à vue. Restent ces visions qu'il partage avec nous de l'enfance, de la paternité, de la famille, très justes et sensibles.

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.25 kg

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