Un roman russe

CARRERE, EMMANUEL

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 04/09/08
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SYNOPSIS :

A la fois quête des origines, carnet de bord, récit d'un fait divers et d'une passion amoureuse, Un roman russe est une oeuvre autobiographique
dense et captivante. Emmanuel Carrère y restitue avec talent la complexité d'un homme dont la vie ressemble à ses livres.
Emmanuel Carrère se trouve confronté à ses vieux démons en enquêtant sur le passé trouble de son grand-père et parallèlement sur le retour au pays d'un hongrois interné plusieurs dizaines d'années en Russie.
Ce livre sur le poids du passé, des origines et de l'hérédité est une grande réussite.

nathalie (arras)
Emmanuel Carrère se trouve confronté à ses vieux démons en enquêtant sur le passé trouble de son grand-père et parallèlement sur le retour au pays d'un hongrois interné plusieurs dizaines d'années en Russie.
Ce livre sur le poids du passé, des origines et de l'hérédité est une grande réussite.
Nathalie ,
Librairie
(Lille)
Emmanuel Carrère se trouve confronté à ses vieux démons en enquêtant sur le passé trouble de son grand-père et parallèlement sur le retour au pays d'un Hongrois interné plusieurs années en Russie. Ce livre sur le poids du passé, ds origines et de l'hérédité est une grande réussite.
Nathalie ,
Librairie
(Lille)
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Emmanuel Carrère nous emmène dans une quête des origines qui nous fait voyager dans une Russie profonde et oubliée, et nous livre sans faux-semblants les détails d’une histoire d’amour toxique. Ce livre, qui s’apparente davantage à un récit autobiographique qu’à un «roman», est une entrée intime dans une période de la vie de l’auteur, et ne laisse pas indifférent, que l’on en sorte irrité par l’égotisme d’Emmanuel Carrère, ou convaincu de sa volonté honnête de se livrer, comme ce fut mon cas.
Drezden Mlle

Après l'Adversaire Genre très prisé par les romanciers français, l'autofiction n'a ici rien de complaisant ni de facile. Emmanuel Carrère affronte le fantôme d'un grand-père maternel disparu en 1944. Tiraillé entre le désir de lever le secret de famille et le besoin de passer à autre chose, il en vient à dévoiler sa propre vie privée, se révélant au passage tyrannique et monstrueux. L'impudeur n'est pas là où l'on croit, dans les descriptions d'une vie érotique exigeante et décomplexée, mais bien plutôt dans cette mise à nue des douleurs enfouies, des relations dans la famille et des rôles qu'on endosse, tantôt amant, tantôt bourreau des coeurs.

LIMONOV A ne pasmanquer

beraud@archimed.fr
03/11/15
 

Curieux ouvrage que ce roman russe qui n’a de russe ou de roman que le nom.C’est la fois une incursion au cœur des non-dits de sa famille, et en particulier de sa mère, récit de multiples séjours dans la profonde Russie sur les traces d’un mystérieux hongrois, et immersion dans les méandres des histoires de cœurs et des fantasmes de l’auteur.Tout cela fait un peu beaucoup, me direz-vous. C’est vrai que l’on s’y perd un peu, et que souvent l’on peine à savoir où veut nous emmener Emmanuel Carrère. En réalité, en plein désarroi, l’auteur n’en sait sans doute rien lui-même ; il s’épanche sur tout et rien à la fois.Ce qui a trait à sa vie privée prends très souvent le chemin du glauque et du grand déballage. On s’en passerait volontiers. A contrario, l’aspect familial, est à la fois abordé, mais sans rien en dire ; si ce n’est que sa mère, l’historienne et académicienne s’y oppose formellement. Il faut noter la beauté des dernières pages qui sont une lettre écrite à sa mère.Si le contenu de l’ouvrage reste discutable de par l’intérêt qu’il suscite, il faut néanmoins souligner une construction astucieuse, et une écriture remarquable. Hélas, cela n’en fera pas pour autant un ouvrage remarquable. J’avais apprécié (mais sans plus) "D’autres vies que la mienne", calé sur "Limonov". Après ce troisième essai, je vais sans doute arrêter là avec Emmanuel Carrère qui ne comble pas vraiment mes goûts et appétits de lectrice. http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
25/04/15
 

Auto-fiction réussie mais par moment particulièrement impudique (impression d'être voyeur dans l'histoire de désamour entre Emmanuel Carrère et "sa" Sophie), l'auteur se montre en effet, macho, égoïste, tellement "auto-centré" que par moment, j'aurai aimé pouvoir le "baffer" pour qu'il arrête de se triturer les méninges, mais (et ça doit être cela le talent), malgré tout quand il évoque son histoire familiale, remplie de non-dits , la magie opère et l'auteur devient terriblement touchant et émouvant.

dvan
11/05/14
 

Ce livre est un questionnement, une confession, une catharsis, une sorte de lettre à sa mère, une histoire d'amour chahutée, un roman familial avec le fantôme du grand-père en arrière plan, un grand-père dont il ne faut pas parler, disparu en 1944 dans un contexte sombre de collaboration avec l'ennemi. E. Carrère mêle avec brio toutes ces histoires qui se chevauchent et qui font écho à la disparition non élucidée de ce grand-père, ce qui a marqué considérablement la fratrie. A mi-chemin entre la littérature et la psychanalyse, l'auteur nous questionne sur le poids de l'histoire familiale sur nos vies.

alexka
07/04/14
 

C'est un roman (encore plus) autobiographique et impudique que nous offre là Emmanuel Carrère. Au vu de sa bibliographie précédente, on sentait bien qu'il y avait un vide à combler, un mystère à éclaircir, un nœud à dénouer. Sa sensibilité devait bien s'accrocher à un sujet plus personnel que les personnages qu'il avait dépeints jusque là, autour de la disparition, du secret, de l'invisibilité aux autres, une vérité sans cesse dérobée. Du coup, ce "roman" est un texte très fort, quelquefois gênant, mais délicat, fin, interrogatif. On est emporté avec lui dans ses délires paranoïaques, ses doutes, ses virées en Russie, ses envolées langagières, ses confessions, ses adresses à sa mère, sa compagne, en un mot l'expression de sa souffrance, par une écriture extrêmement attentive et précise, émouvante, intimiste. Il dévoile beaucoup de lui-même, et cette mise en danger nous le rend très proche et très lointain en même temps, comme un confession de vulnérabilité. C'est admirable. laurence

laurence
19/09/13
 

Un roman russe est l'exemple typique de ce que je n'aime pas : l'autofiction outrancière, avec exposition impudique de la vie privée et buzz médiatico-marketing autour du nom de l'auteur et de sa célèbre filiation. En effet, si un tel roman constitue très certainement un bon exutoire pour l'auteur, un exorcisme de ses démons familiaux, pour le lecteur, quel intérêt ? Le travail littéraire, me direz-vous ? Propre, net, précis. Sans éclat.

Kara
02/08/10
 

Ce roman, centré sur l'auteur, mêle cependant plusieurs histoires qui permettent d'y éviter la monotonie :- la quête autour de secrets de familles relatifs au passé de collaborateur du grand-père maternel pendant la seconde guerre mondiale, non-dits dont l'auteur estime avoir souffert- une histoire d'amour exhibitionniste avec la belle Sophie, sur le mode complexe du "je t'aime, moi non plus"- le tournage d'un film sur une petite ville de Russie et la vie de ses habitants après l'ère soviétique.L'écriture est précise et agréable mais j'ai trouvé ce livre un peu trop nombriliste. Sa qualité est selon moi loin d'égaler celle d'autres oeuvres de Emmanuel Carrère (les excellents 'La classe de neige' et 'D'autres vie que la mienne', et même le récent 'Limonov'), même s'il m'a paru nettement plus intéressant que 'La Moustache', dans lequel je m'étais profondément ennnuyé.Le livre se termine sur un bel hommage à sa maman l'historienne Hélène Carrère d'Encausse, même si l'auteur a rendu public un épisode honteux de l'histoire familiale. Apikrus

Apikrus
26/05/13
 

Un roman russe est un ouvrage autobiographique, dans lequel Emmanuel Carrère livre en parallèle deux passages qui ont transformé sa vie. Tout d'abord, les différents voyages qu'il a fait à Kotelnitch, petite ville du fin fond de la Russie, où il a été amené pour un reportage sur un prisonnier hongrois enfermé dans un hôpital depuis 1945, et qui a enfin pu rentrer dans son pays. Ce voyage a de terribles résonances pour lui, car c'est le pays d'origine de sa mère, et ce retour l'amène à se poser des questions sur son grand père, dont sa mère ne parle jamais. L'autre aspect constitutif du récit est sa relation amoureuse avec Sophie, et comment cette relation a eu un impact sur sa production littéraire.Je ne partage pas du tout les opinions politiques d'Emmanuel Carrère, dont on sent dans le récit qu'il est de droite et qu'il le revendique. Même s'il raconte la vie miséreuse de son grand-père, ainsi que celle de sa propre mère, il a lui-même bénéficié de conditions de vie très correctes. Ce point étant admis, ce livre est un objet littéraire assez fascinant, car l'auteur nous y expose les difficultés et les états d'âme qu'il a rencontrés il y a quelques années. Nous ne sommes pas dans un autobiographie classique, écrite en fin de vie par un auteur connu pour faire un premier bilan, comme Le monde d'hier de Stefan Zweig (remarquable ouvrage par ailleurs). Ici il est sensible que ce qui est rapporté aura une influence sur les futures oeuvres de l'auteur.Emmanuel Carrère nous fait donc entrer dans son intimité : le roman débute par la description d'un rêve érotique, et on parcourt le livre en ayant cette ouverture en tête. Au milieu du roman est introduit une nouvelle que Carrère a publié dans le Monde. Cette nouvelle a un rôle très important dans sa relation avec Sophie, et même si elle peut être dérangeante car érotique, je trouve qu'elle a toute sa place dans ce roman.C'est un livre que je conseille donc à un public un peu averti de ce qu'il pourra trouver, et qui ne craint de se trouver face à certains règlements de compte personnels. Mais le roman (en est-ce un d'ailleurs ?) est très bien écrit et se dévore.

Yohan59
16/10/12
 

J'avais beaucoup aimé 'L'adversaire' et 'D'autres vies que la mienne' du même auteur, mais celui-ci est trop personnel et dérangeant à mon goût car très impudique.

fdm77
19/06/12
 

Un roman russe est une auto-fiction. Ce livre marque une cassure dans la façon d'écrire qu'Emmanuel Carrère avait avant celui-ci. Mais comme il l'a lui même expliqué cela lui demandait trop de sacrifices et de torture de ce plonger corps et âme dans des faits divers comme "L'adversaire". L'auto-fiction reste un style très particulier, difficile à lire, car on ne vit plus vraiment l'histoire. Nous sommes plutôt dans l'interrogation de savoir si telle ou telle partie du roman est ou n'est pas de la fiction.

delphine08
22/03/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.20 kg