Un rude hiver

QUENEAU, RAYMOND

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 05/05/77
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Il ne se passe apparemment pas beaucoup de choses dans un rude hiver : un réactionnaire plein de rancoeurs va déjeuner chez son frère, se promène au bord de la mer avec une anglaise en uniforme, et emmène au cinéma deux enfants qu'il a rencontrés dans un tramway. La première fois, je me suis émerveillé de cette histoire tranquille en me demandant comment elle faisait pour m'émouvoir. Depuis, à chaque relecture, je découvre un détail auquel je n'avais pas prêté attention : par exemple, que la date fatidique de l'incendie des grandes galeries normandes coïncide avec la date de naissance de raymond queneau : Je naquis au havre un vingt-et-un février en mil neuf cent et trois. Ou bien que lehameau ressemble beaucoup au père de queneau : il s'abonnait aux journaux suisses pour lire les communiqués allemands... (chêne
et chien) " et de plus il lisait les communiqués allemands dans le journal de genève auquel il était abonné" "(un rude hiver, p.14). Ou encore que, puisque miss weeds s'appelle en français mlle chiendent, il est juste que lehameau s'appelle en anglais hamlet, et que d'ailleurs il y a dans un rude hiver un spectre (le fils de mme dutertre), deux fossoyeurs (lorsque lehameau va sur la tombe de sa femme) et même un rat (m. Frédéric est appelé ainsi p. 135) derrière une tenture (c'est-à-dire dans l'arrière-boutique de la librairie). Aucune de ces découvertes n'est vraiment originale ; la plupart de ceux qui ont écrit sur queneau - bens, gayot, queval, simonnet - les avaient déjà faites : mais, de surprise en surprise, de découverte en découverte, un rude hiver, pour moi, s'achemine doucement vers l'inépuisable.
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"Il ne se passe apparemment pas beaucoup de choses dans Un rude hiver : un réactionnaire plein de rancoeurs va déjeuner chez son frère, se promène au bord de la mer avec une Anglaise en uniforme, et emmène au cinéma deux enfants qu'il a rencontrés dans un tramway.La première fois, je me suis émerveillé de cette histoire tranquille en me demandant comment elle faisait pour m'émouvoir.Depuis, à chaque relecture, je découvre un détail auquel je n'avais pas prêté attention [...]Aucune de ces découvertes n'est vraiment originale [...] mais, de surprise en surprise, de découverte en découverte, Un rude hiver, pour moi, s'achemine doucement vers l'inépuisable." Georges Perec (4ème de couverture)Pas facile de dire quoi que ce soit après ce compliment de Perec à Queneau, mais comme on ne joue pas vraiment dans la même cour, je ne prends aucun risque à passer derrière eux.C'est un roman dont l'action est située au début de la première guerre mondiale, dans ces moments où les Français croient encore à une victoire facile et à une guerre à l'issue -favorable, il va sans dire- rapide. Le héros, Lehameau, blessé dès le tout début du conflit traîne sa carcasse et son air blasé dans les rues du Havre. Il cotoie la bonne société havraise, son frère notamment, mais ne rechigne pas à se promener dans les quartiers pauvres, ce qui n'est pas bien vu de sa famille et de ses relations. Il converse dans le salon de son frère et de sa belle-soeur, mais ses opinions, qu'il exprime au grand dam des invités, vont à l'encontre de celles des autres convives.Comme le dit Georges Perec, il ne se passe pas grand chose. Entendez par là, qu'il n'y a ni meurtre, ni hémoglobine, ni action tumultueuse. Juste le plaisir de lire du Queneau. C'est tout ! Chez cet écrivain, tous les mots sont pensés, pesés et placés là où il faut. Même ceux dont on peut se demander pourquoi il les a mis là ou pourquoi il les orthographie ainsi. Un rude hiver n'est pas un roman drôle comme certains de Raymond Queneau, même si certains passages valent de larges sourires. C'est un beau roman, mélancolique. Assez différent de ce que je connaissais déjà de cet auteur, mais je crois que ça, je le dis à chaque fois que je lis du Queneau, ce qui prouve qu'outre son immense talent d'écrivain, il savait se renouveler. Queneau est pour moi l'un des plus grands écrivains français. Celui, qui après des classiques du 19ème siècle, m'a donné le goût de la lecture, je dirais même le goût des mots. J'adore sa façon de franciser les mots étrangers -anglais pour la plupart-, de triturer la langue, de tordre, de transformer mots et phrases, de jouer des répétitions. Dès que je trouve un bouquin signé Queneau que je n'ai pas lu, je ne peux pas résister, je plonge, et à chaque fois avec bonheur. Et souvent, je pousse même la "fan-attitude" jusqu'à relire mes acquisitions queneauïennes. Plusieurs fois pour certaines !Assez peu connu et quasiment pas chroniqué sur les blogs, je ne peux que vous conseiller Un rude hiver, vous passerez un merveilleux moment. Yv

Lyvres
24/03/14
 

Format

  • Hauteur : 19.00 cm
  • Largeur : 12.50 cm
  • Poids : 0.19 kg

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