Un sang d'aquarelle

SAGAN, FRANCOISE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 25/05/89
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

Paris, 1942. Constantin von meck, metteur en scène allemand qui a fait l'essentiel de sa carrière à hollywood, tourne un film pour la u.f.a. il ironise sur ses compatriotes, s'insurge contre les brutalités policières, tente de sauver deux techniciens juifs, est révolté par une scène de torture, mais il ne remet pas fondamentalement en cause ni l'allemagne nazie, ni la collaboration, ni sa propre attitude. il
aime la vie et les femmes - surtout la sienne, la belle wanda. Il aime les hommes, les personnages extravagants et le rire. séduisant, bruyant, drôle lui-même, il avoue pourtant avoir du " sang d'aquarelle ". il lui faudra la révélation de l'horreur devant laquelle, d'abord, il recule pour affronter finalement son destin, au terme d'une existence placée sous le double signe de la comédie et de la tragédie.
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Constantin von Meck est un metteur en scène allemand qui a tout pour être heureux : il a fait une brillante carrière à Hollywood et est marié à la belle Wanda, actrice renommée. Mais après l'échec d'un film tourné au Mexique, il décide de retourner dans son pays natal en 1939, l'UFA lui demandant alors de venir travailler pour eux. Il devient alors le réalisateur chouchou de Goebbels. Trois ans plus tard, entouré de Romano, son jeune amant gitan qu'il fait passer pour son cousin éloigné, il retrouve Wanda sur le tournage de La Chartreuse de Parme, et doit faire face aux atrocités de l'Allemagne hitlérienne...C'est en 1987 que Françoise Sagan publie Un Sang d'aquarelle, mais les événements du roman se situent dans les années 1939-1942, principalement en Allemagne et en France. Le personnage de Constantin von Meck est assurément le plus intéressant et Sagan nous fait partager ses émotions et ses pensées comme si nous étions dans sa tête et ce tout au long du roman. Constantin est un personnage ambigu et riche, contrasté, un optimiste pur et dur qui se laisse pourtant parfois aller à des moments de désespoir intense. Mis face aux crimes monstrueux de l'Allemagne nazie, il est intéressant de voir l'évolution de ce personnage : au début, il semble fermer les yeux, ne remettant pas fondamentalement en cause le gouvernement. Entouré à la fois de collaborateurs et de juifs qu'ils protègent, il n'a pas un avis tranché sur la question, comme s'il ne parvenait pas à trouver sa place en ces temps de guerre. Il apparaît d'ailleurs comme un personnage décalé dans cette Allemagne nazie, tant par son attitude, que par son physique et sa manière de s'habiller. Peu à peu, après avoir vu les atrocités nazies, il perd de sa nonchalance et de son optimisme, jusqu'au final époustouflant et inattendu.Constantin von Meck est aussi complexe dans ses amours que dans son attitude face à l'Allemagne nazie. Il aime les femmes, et surtout Wanda, mais aussi les hommes, et surtout le beau et jeune Romano. Ce qui ne l'empêche pas de séduire les actrices de ces films. Comme la belle, mais naïve et peu intelligente, Maud, dont Sagan dresse un portrait cinglant avec beaucoup d'humour. Autre personnage féminin qui gravite autour de Constantin, Boubou Fragance apporte légèreté et comique au roman.J'ai bien aimé ce roman de Sagan, que j'ai trouvé assez différent de ceux que j'ai déjà lus, au niveau de l'histoire, plus riche même si l'habituel triangle amoureux est présent et qui s'ancre réellement dans l'Histoire. Les personnages sont plus développés, notamment celui de Constantin von Meck qui a une véritable profondeur psychologique. Malheureusement, ils n'échappent pas tous à un certain aspect caricatural, je pense surtout à Maud qui joue le rôle de la petite blonde écervelée. Malgré quelques longueurs, et quelques invraisemblances (l'attitude de Constantin face aux officiers allemands et face à Goebbels) l'intrigue m'a tenue en haleine d'un bout à l'autre.Extrait : Assis dans son lit, la lumière allumée, Constantin tenta de se raccrocher à l'image de Constantin von Meck metteur en scène, le personnage invulnérable et gai qui était le sien, et qui, il le savait, rirait dès le lendemain matin de ces phantasmes, du précoce et frileux vieillard de cette nuit. Seulement à cette heure-là justement, le Constantin allègre et vainqueur n'existait plus ; il n'était qu'un reflet, un paravent, un mannequin de paille chargé d'écarter de lui les oiseux féroces et piaillards - aussi bien jadis les producteurs d'Hollywood qu'aujourd'hui les sbires de la Gestapo : Ce mannequin qui réussissait parfois à effrayer quelques-uns de ces dangereux prédateurs, mais, qui n'effrayait jamais l'aigle permanent et têtu qui l'écrasait et qui n'était que lui-même, Constantin, quadragénaire sans génie, sans patrie, sans attaches, à mille lieues de son public, de ses maitresses et de ses amis : un Constantin sans grâce et sans pitié, un Constantin sans courage et sans masque dont in ne pouvait se dépêtrer, un Constantin différent, en tout cas, de celui qu'il avait été toute sa vie et qu'il était encore trois ans plus tôt... (p.77-78) http://leschroniquesassidues.blogspot.com/

chroniquesassidues
02/09/11
 

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  • Hauteur : 17.70 cm
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