Un sens a la vie

BOURGON, DOMINIQUE

livre un sens a la vie
EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 11/01/07
LES NOTES :

à partir de
16,20 €

SYNOPSIS :

Gardienne d'immeuble dans une cité de Belfort, Dominique Bourgon a vu un jour, par sa fenêtre, tomber le corps d'une jeune femme. Choquée par ce suicide, elle décide alors d'aller parler avec ses voisins pour apprendre à mieux les connaître. Chacun des textes de ce livre est une fiction inspirée du quotidien des habitants de la cité, de leurs existences, de leurs aventures personnelles. Dans une langue tantôt poétique, tantôt fluide et romanesque,
tantôt incisive, Dominique Bourgon restitue au plus juste la voix de ceux dont elle a recueilli l'histoire. A travers ces récits, elle dessine une galerie de portraits et un ensemble de situations qui montrent l'univers dur de la cité. Un environnement presque déshumanisé, mais dominé malgré tout par une profonde solidarité. Avec son écriture, Dominique transpose la réalité: " Nous sommes les habitants sensibles d'un quartier sensible."
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Par petites touches, sans pathos, d'une écriture tantôt hachée (et un peu rebutante...), tantôt plus fluide, Dominique Bourgon nous brosse dans Un sens à la vie le portrait d'habitants qui lui sont familiers, ceux d'une cité où elle réside depuis longtemps.Elle nous montre également l'évolution de ces résidents: ouvriers français puis étrangers, enfin "cas sociaux" stigmatisés d'emblée...Peu de lueurs d'espoir, peu de rêves dans ces histoires où l'amour est battu en brèche par le chômage, l'alcool, la violence du monde, cette violence qui touche même les enfants (ainsi ces brigades Z dont j'ai appris l'existence qui terrorisaient les habitants des bidons-villes pour les empêcher de construire "en dur"...).Pas de clichés cependant mais une écriture mise au service d'histoires qui vous mettent parfois les larmes au yeux(ainsi ce petit africain si content de pouvoir aller à l'école mais qui ...).L'auteure n'idéalise pas sa cité, elle en montre tous les aspects , de la solidarité à la violence la plus gratuite.Un livre nécessaire. cathulu

cathulu
19/01/13
 

Le noir c’est de la lumière potentielle ?C’est une gardienne d’immeuble, « même pas » en banlieue parisienne, qui décide un jour d’aller écouter l’histoire de ses voisins. Elle les met en mots et en fiction, pour nous raconter la vie, et surtout celle de ceux pour qui le mot est creux.La forme varie, j’ai été un peu rebutée par le côté « haché », mais comme elle aussi j’ai été très touchée. Le « plus », c’est que Dominique Bourgon n’en fait pas trop, il n’y a pas de misérabilisme ; mais un portrait sacrément interpellant du quotidien dans une cité.« Françoise », par exemple, une petite fille en pleine croissance qui ne peut pas manger, parce que trier les cafards dans le riz lui est insupportable, et qui grelotte dans sa chambre aux fenêtres grandes ouvertes parce que les bestioles n’aiment pas le froid…. Françoise, donc, sa mère, vissée aux Feux de l’amour parce que son poids l’invalide, ne voit rien. Quand la petite fille sera mère à son tour, à votre avis, comment se comportera-t-elle avec Blanche, sa fille ?...Ou « Lumière potentielle », le petit Bouba « Zoulou-land » qui était si content d’entrer à l’école… Terrible, ce texte-là.Ou encore « Je me suis assise et j’ai compté les morts », qui est une magnifique rétrospective de quarante ans de cité.Oui, vraiment, il y a des choses terribles et un grand sens du récit et de l’humanité, dans ce livre. Mais faut pas vous attendre à aller gambader dans les prés le cœur léger après sa lecture… Sylvie Sagnes

SagnesSy
20/07/12
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.29 kg