Un soir au club

GAILLY C

EDITEUR : MINUIT
DATE DE PARUTION : 01/01/45
LES NOTES :

à partir de
6,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Sait-il, vraiment, simon nardis, qu'il rate son train pour ne pas laisser passer sa chance ? une chance double, celle de retrouver la musique qu'il avait perdue et la femme
qu'il n'espérait plus. Seulement voilà, qui dit train dit horaire, qui dit horaire dit morale, qui dit morale dit vie conjugale. simon nardis était déjà marié.
7 personnes en parlent

C'est peut-être le style qui séduit d'abord. Détaché, un peu décalé parfois, comme un tempo de jazz ? Et puis les personnages. Le type qui renaît à la musique et à l'amour, à la vie, la femme qu'il rencontre, la femme que déjà il délaisse, l'ami qui raconte... et la magie opère : il n'y a pas de bons ou de méchants, de comme il faut et de pas comme il faut, il n'y a que... la musique... du jazz et du coeur... Deux être se rencontrent, ils ne sont plus tout jeunes, ils partagent le même amour du jazz, lui (re)joue, elle chante... ils s'aiment, et c'est une improvisation, une évidence aussi, un bonheur. Et cette impression qu'il ne pouvait de toutes manières pas en être autrement. Pas de grands sentiments, pas de sanglots longs. Non, de la légèreté, de la simplicité, de la finesse, une certaine distance aussi. De l'élégance. Un air de jazz peut-être, quand les rythmes se percutent un peu. Le roman se déroule sur une soirée, une nuit et son lendemain... Mais le passé... mais "après"... mais la vie. On entre dans ce bouquin comme on entre au club... on ne va pas s'attarder et puis... on arrive au bout sans même s'en apercevoir et on est déçu de devoir déjà fermer le livre ! Le mot fin et la musique s'arrête. Mais non, elle résonne encore... Consultez le commentaire complet sur http://www.mondalire.com

un flyer
19/12/08

Un club, sur la scène « trois instruments. Piano, basse, batterie. La plus belle formation selon Simon ». Il s'y connait lui dont la « manière de jouer avait pas mal chamboulé la pratique du piano en jazz ». Mais sa vie d'alors avait un tempo particulier : « nuit, jazz, alcool, drogue, femme, jazz, nuit. » Suzanne, sa femme, un soir « a entendu le danger. Elle est allée le chercher. Elle l'a ramené, enfermé, soigné. »Dix ans qu'il n'a pas touché un piano. Ni un verre d'alcool. Ni même écouter un morceau de jazz. Maintenant c'était « la belle, la grande, la classique, la savante. Il s'y était mis après sa désertion. Le swing lui manquait mais à défaut swing il se gavait de beauté. »Il devient technicien, s'occupe d'ajuster la température d'une usine, d'un entrepôt. Suite à un incident, avec l'ingénieur, ils travaillent une partie du week-end dans cette entreprise située au bord de mer. Il ne rentrera pas à Paris ce soir. Il ne rentrera pas chez lui. Suzanne attendra.L'ingénieur souhaite le remercier pour son aide, il l'emmène « un soir au club ». Scène piano jazz alcool... tout y était. Debbie aussi. « Il oublia le clavier. Il jouait pour elle ». Ils ont improvisé un petit blues « pendant au moins 96 mesures en si bémol ».« Quand Simon m'a raconté cette scène d'amour j'ai trouvé ça charmant, s'agissant d'un homme et d'une femme vieillissants qui sans doute ne connaîtront plus jamais une émotion de cette qualité, aussi intense, aussi belle dans sa fulgurance. »Un nouveau trio piano, une nouvelle formation entre en scène : Suzanne, Debbie, Simon. Et...«Softly as a morning sunrise » !Ce livre swingue tant sur le fond que sur la forme. L'écriture est syncopée, rythmée. Christian Gailly, que je découvre avec ce roman, aime autant la mer que le jazz et le rend à merveille avec ses choix de mots, et ses harmonies. Les phrases parfois écourtées à l'extrême, aspirant le sujet, pour ne laisser que plus de rythme au récit. Ça swinguait !Une jolie histoire. J'ai beaucoup apprécié cette lecture.

ToursEtDetours
02/02/16
 

Renaissance Avec ce livre, Christian Gailly obtint le Livre Inter en 2002.Son phrasé si particulier, ponctué d’incises, de digressions en fait un auteur singulier que je ne me lasse pas de découvrir à chaque nouveau roman.Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, je les invite vivement à le découvrir.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Simon était jazzman. Pas n’importe quel jazzman : un grand, avec un style reconnaissable entre tous. Mais le jazz, c’était aussi l’alcool et la drogue. Alors Suzanne n’a pas accepté, il a dû choisir. Il est devenu un bon mari et un bon père de famille.Simon est devenu ingénieur chauffagiste et a oublié tout le reste.Lors d’un déplacement professionnel dans une station balnéaire sur la Côte Normande, à cause d’un train raté, il rentre par hasard dans un club de jazz et pendant la pause des musiciens il s’assied devant le piano et se met à jouer."Il faut imaginer ces mains, au-dessus du clavier, qui tremblent, et Simon qui, toutes les quinze secondes environ, les cache derrière son dos, puis les montre à nouveau, les offre au piano, les lui propose, l’air de lui dire : Je t’ai abandonné mais je reviens »Une femme a pris le micro pour mêler sa voix à la musique.« Le micro sur les lèvres, reprenant au vol la mélodie, elle chanta tout près de lui : Vous n’avez pas changé. Simon leva le nez, regarda Debbie, puis, sans cesser de jouer, répondit : Vous non plus. Simon ne l’avait jamais vue. »Le texte de Christian Gailly est magnifique, l’écriture est somptueuse, d’une grande musicalité.Un texte court mais un grand roman sur le thème de l’éternel retour de la passion et de l’amour.

isabelleisapure
21/11/14
 

Un soir, dans un club. A cause d'une inconnue, un ancien accroc renoue avec ses deux vices, l'alcool et le jazz. Un livre fulgurant, un hommage au jazz et à ses clubs enfumés...

Loudev
24/06/13
 

Simon Nardis a refoulé pendant dix ans sa passion pour la musique jazz, son mode de vie nocturne, l'alcool et la drogue. sa femme Suzie l'a sauvé de cette vie faite d'errance au gré des notes de son piano. Mais, un refoulement ne dure qu'un temps. Il suffit d'un dépannage comme technicien dans une ville au bord de la mer, d'une invitation dans un club de jazz, pour que Simon sombre de nouveau...Pour justifier ce qui lui est arrivé, Simon a expliqué à son meilleur ami, narrateur de ce récit: "chez moi, c'est tout ou rien. Je fonctionne en tout ou rien, comme une vieille chaudière: si je ne peux plus avoir tout, je ne veux plus rien." En une soirée, le jazz, les rencontres fortuites, en l'occurrence celle avec Debbie, les verres d'alcool reviennent. Au fur et à mesure, il repousse l'heure de son train du retour, puis renonce à le prendre. Cependant, Simon va-t-il tout plaquer? Christian Gailly monte des faits anodins en épingle pour en faire des petits drames ou des petits bonheurs de la vie. Une baignade matinale, la sensation des touches du piano, le fait d'être loin du domicile conjugale deviennent des moments d'exception que le héros du roman ne veut pas perdre. Régulièrement, les prochains horaires du train reviennent, comme si l'auteur voulait que Simon sorte d'un rêve. Régulièrement la phrase "il faut appeler Suzanne" revient, telle une épée de Damoclès qui risque de tomber s'il continue de braver les interdits qu'il s'est fixé depuis dix ans. Enfin, c'est aussi le roman de l'égoïsme lorsqu'on se sent "assommé de liberté", et qu'on désire renoncer à son "semblant de vie", à "l'âme morte" qu'on traîne derrière soi. En conclusion, un roman assez plaisant et rapide à lire. vivi

vivicroqueusedelivres
14/02/12
 

Renaissance Avec ce livre, Christian Gailly obtint le Livre Inter en 2002.Son phrasé si particulier, ponctué d’incises, de digressions en fait un auteur singulier que je ne me lasse pas de découvrir à chaque nouveau roman.Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, je les invite vivement à le découvrir.

Format

  • Hauteur : 18.40 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.20 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition