Une ame de trop

AUBERT, BRIGITTE

livre une ame de trop
EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 19/10/06
LES NOTES :

à partir de
18,30 €

SYNOPSIS :

Infirmière quadragénaire en congé de maladie, - elle est sujette à de graves crises d'agoraphobie - Elvira trompe sa solitude en surfant sur Internet et aime beaucoup le calme douillet de son petit appartement. Mais tout n'est pas rose dans son univers et il est des choses, et des gens, qu'elle apprécie moins. Au nombre de ces derniers, Steven-le-Coincé, son propriétaire et collègue, qui vit à l'étage au dessus d'elle. Tout irait néanmoins assez bien si un psychopathe ne commençait pas à tuer et, horreur, à dépecer
des femmes qui ont pour caractéristique première de lui ressembler. L'inquiétude sourde d'Elvira se transforme peu à peu en angoisse ouverte lorsque, avec l'aide de ses camarades infirmières, d'un inspecteur de police et d'internautes plus ou moins sincères et intéressés, elle comprend que tous ces meurtres tournent autour de l'hôpital où elle travaille... Et se rapprochent d'elle. La mort au double visage est à l'oeuvre. Suspense crescendo garanti pour petits et grands, très grands meurtres à huis clos.
3 personnes en parlent

Ya un bordel dans la tête d'Elvira, mais un bordel !En direct live de sa caboche qui turbine plus vite qu'un lave-linge en mode essorage linge délicat, Une Âme de Trop fait dans l'introspection paranoïaque sévère.Faut dire que les sujets d'inquiétude sont réels.Terriblement angoissée de nature, c'est dans les sous-sols de l'antre de Steven, un bien brave collègue aussi énergique qu'un escargot rasta perfusé au bédo, qu'elle passe désormais l'entièreté de ses mornes journées. Surfant inlassablement sur le net à la recherche de l'Homme susceptible de faire battre la chamade son p'tit coeur de midinette trop longtemps sevré, c'est sur ce brave Ray qu'elle a jeté son dévolu.Entre mails sirupeux, parfum Harlequin, avec son prince des ténèbres et confidences coquines avec quelques amies chatteuses, les journées déroulent inlassablement leurs cortèges de platitudes sans relief.N'était ce meurtre sordide en lien avec l'hôpital qui l'embauche, rien de neuf sous le soleil.Tiens un deuxième, puis un troisième présentant les mêmes particularités. Entendez par là le même profil féminin que notre quadra en mal de mamours.De quoi vous faire flipper votre race pour peu que vous soyez de nature bilieuse.A juste titre, peut-être...La belle surprise que voilà.Aucune attente particulière si ce n'était celle de passer un bon moment.Et blam, personnage attachant, rythme plaisant et intrigue atypique accrocheuse ont fait de moi un poète dans l'âme.Attention, je me lance : Aubert, c'est super !Comment ? Une âme de trop qu'il serait bon de remiser en déchetterie rayon encombrant ?Huuuum, je sens que le monde n'est pas près. Qu'à cela ne tienne, m'en vais tenter ma chance au printemps des poètes sourdingues. Sur un malentendu...Concernant l'âme d'Aubert bien plus affûtée et machiavélique, inutile de résister, vous y viendrez, avides de huis clos schizophréniques hautement addictif, c'est Jean-Jésus de la Fontaine qui vous l'affirmoît.

TurnThePage
29/01/16
 

J'aime beaucoup Brigitte Aubert et cependant ce livre ne m'a pas passionnée.Elvira est infirmière en congés de maladie. Elle a loué un studio au dessous de l'appartement de Stephen , un collègue infirmier lui aussi . Elle passe beaucoup de temps à surfer sur des sites de rencontre et elle s'aperçoit peu à peu qu'un psychopathe commence à s'attaquer à des jeunes femmes qui lui ressemble . Elle comprend également que tous ces meurtres ont un lien avec l'hôpital et s'efforce d'aider les inspecteurs de police dans leur enquête.Le suspense est bien entretenu mais la fin un peu invraisemblable.

nelson43
16/07/14
 

Elvira, la quarantaine, est infirmière dans un hôpital. Elle habite au rez-de-chaussée, dans une maison qui comporte deux étages. Au-dessus, vit Steven, infirmier lui-aussi dans le même hôpital qu’elle. Elle est en arrêt maladie pour cause de dépression et passe son temps enfermée chez elle, souffrant d’agoraphobie, se gargarisant d’alcool et de psychotropes. Elle aime aussi surfer sur internet, n’hésitant pas à laisser ses coordonnées sur des sites de rencontre. C’est ainsi qu’elle fait connaissance avec le mystérieux Ray. Parallèlement, des meurtres atroces secouent la ville où elle habite. Quand ces meurtres commencent à concerner des collègues, elle comprend que sa petite vie de recluse peut être menacée. C’est alors que Ray débarque à l’improviste…C’est mon bibliothécaire qui m’a conseillé ce thriller. Et je l’en remercie : j’ai passé un excellent moment de lecture, un moment terrifiant.Les chapitres sont ponctués de courts incipit titrés « incision n° ». Ces brèves notes, qui sont l’œuvre du détraqué qui sévi, sont écrites sur le mode de l’écriture automatique. Il y est question de sang, du dégoût des femmes, de pulsions meurtrières. L’écriture fonctionne par associations d’idées, homonymies, jeux de mots, jeux de sons :« La source, oui la source,jamais tarie jamais apaisée de tous mes maux, maux dits maux vais maux ment,jaillit entre ses cuisses, sale, bouillonnante, immonde liqueur m’inonde. » (p. 35.)Le résultat est à la fois effrayant (on entre dans l’inconscient du tueur), mais étonnamment poétique. Les chapitres se présentent sous la forme de journaux intimes tenus par Elvira. Le style de ces journaux est assez étonnant et déconcertant : il semble en apparence très léger, comme écrit par une adolescente qui raconterait ses émois, un style un peu à l’eau de rose, très sentimental : le lecteur suit la vie intime d’Elvira, recluse dans son appartement pour cause d’agoraphobie, entre maquillage, démaquillage, bain moussant et lotion tonique. Entre alcool et psychotropes également. Au départ, je n’ai guère accroché à ce style, puis je m’y suis faite et je me suis laissée porter par l’histoire d’Elvira.Brigitte Aubert nous emmène dans un huis clos magistral, qui se révèle, au fur et à mesure de l’avancée dans le roman, très angoissant : le lecteur comprend vite que l’étau se resserre, sans parvenir à saisir pleinement toute la vérité. L’auteur nous expose l’intimité psychique d’Elvira qui mène l’enquête à sa façon, et on prend plaisir à suivre les déductions de l’infirmière quant à l’identité du tueur. Une infirmière décidément très seule.Il s’agit d’un thriller qui laisse la part belle au suspens et à la frayeur. La fin est tout simplement magistrale, l’auteur ménageant un rebondissement de taille. Une fin qui me fait rapprocher cette œuvre de celle – tout aussi diabolique – de Thierry Jonquet : « Mygale ». Une fin dans laquelle on saisit – enfin – le sens du titre : « Une âme de trop ». A lire si on veut frissonner, et trembler dans un final grandiose…

Seraphita
27/08/10
 

Format

  • Hauteur : 22.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.61 kg

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