Une annee etrangere

GIRAUD, BRIGITTE

EDITEUR : STOCK
DATE DE PARUTION : 19/08/09
LES NOTES :

à partir de
5,99 €
nos libraires ont adoré une annee etrangere
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Partie en Allemagne comme jeune fille au pair, Laura, à dix-sept ans, découvre tout d'abord qu'elle ne connaît pas si bien la langue de ce pays étranger. Puis c'est au tour de la famille qui l'accueille, un couple et deux enfants, de la troubler par leur simple mode de vie, leur comportement, leurs habitudes. Est-elle venue pour s'occuper des enfants, pour effectuer des tâches ménagères, pour parfaire cette langue ou tout simplement pour grandir enfin ? Elle est arrivée dans une famille banale qui paraît moins déchirée que la sienne, moins lourde de secrets et pourtant, peu à peu, Laura va affronter plusieurs mystères : mystère des origines, de la transmission. Elle aimerait tant déceler à travers ces personnages une vérité, un sens qui lui permettraient
enfin de combler les vides et les silences de son adolescence interminable. Reconnaît-elle en s'attachant au seul garçon de la famille le petit frère qu'elle a perdu ? A-t-elle raison d'attendre avec autant de fièvre des nouvelles des siens restés en France ? Parce qu'elle retrouve chez le grand-père des enfants un exemplaire de Mein Kampf, elle est prête à tirer des conclusions hâtives et ne peut s'empêcher de lire ces pages frappées d'interdit qui la révulsent tout en la fascinant. La mère des enfants tombe malade. Le père semble se rapprocher de Laura chaque jour. Que recherche-t-il auprès d'elle ? Laura se demande quel est le prix à payer pour devenir une femme, affronter l'avenir, quitter cette maison pour rentrer dans la sienne.
Parfois, il faut partir pour se retrouver, quitter les siens pour parvenir à supporter une intolérable douleur qu'on ne sait plus affronter ensemble. Ce roman aurait pu être celui d'une année étrangère, celle d'une jeune fille au pair, de sa peine à exprimer ses émotions, coupée de sa langue maternelle. Il aurait pu être celui du délicat passage à l'âge adulte, dans un corps encombrant, comme étranger à soi même. Il est plus encore. L'auteur semble page à page effeuiller une histoire qui gagne en profondeur, limpide, dense, nous entraînant avec elle, émus, inquiets... Conquis. Un roman magistral.

marie-sophie (lille)
9 personnes en parlent

Juste une précision avant de découvrir ce roman de Brigitte Giraud, évitez de lire la présentation de l'éditeur qui raconte TOUT le roman. Une année étrangère est un roman qui peut paraître bien amer et morose. Il ne faut toutefois pas s'arrêter à cette impression, l'histoire dresse le portrait d'une jeune fille vidée, passive, qui a largué les amarres et espère être détournée de son passé pour mieux supporter son présent. Elle s'est coupée de tout - du noyau familial, de sa langue maternelle, de son rythme de vie, de son apparence aussi. Elle est jeune fille au pair en Allemagne, elle n'arrive pas à se faire comprendre ni à comprendre ses hôtes, elle s'est enlaidie en coupant ses cheveux n'importe comment, et adopte un look androgyne. C'est lent, c'est sombre, c'est étrange. Je ne vous dis pas le contraire. Pourtant c'est aussi un livre intéressant, qui parle de la fin de l'adolescence, du passage vers l'âge adulte, avec coups et blessures, qui ne se voient pas forcément. Cela parle du déracinement, de la perte et de la douleur, on sent perpétuellement la frontière entre la vie et la mort à travers le récit de la narratrice, mais non, non, ce n'est pas du tout morbide, c'est juste le cheminement nécessaire pour sortir du deuil. Puiser le mal jusqu'à la racine (Laura va aller jusqu'à lire Mein Kampf). Et il faut placer l'histoire dans un décor allemand, frappé par l'isolement, le ciel gris, le froid, la pluie pour comprendre qu'il règne dans ce livre un sentiment de dénuement en plus de la désolation. Je conçois que tout ceci semble emprunté de désespoir, et c'est vrai que ce n'est pas un livre très rigolo ni léger. Mais c'est un très bon livre, signé de Brigitte Giraud que j'apprécie beaucoup.

Clarabel
26/08/09

Années 1980, Laura a 17 ans, elle arrive comme jeune fille au pair dans le nord de l'Allemagne pour fuir sa famille en crise. Très vite lui apparaît la barrière de la langue : la difficulté de se présenter, de cerner la personnalité d'autrui, de nuancer ses propos, de faire de l'humour, de consoler... Elle est en outre déroutée par la famille d'accueil qu'elle ne comprend pas, dont le mode de vie est en rupture totale avec ce qu'elle a connu jusqu'alors chez ses parents. Elle pressent parfois des choses graves qu'elle n'arrive pas à préciser. A mi-chemin entre l'adolescence et l'âge adulte, Laura est dans cette position ambivalente dans la famille : tantôt femme pour les tâches ménagères et quand elle discute avec les parents, tantôt ado et complice des enfants (quand elle joue de la guitare avec Thomas, le fils de 14 ans). Peu à peu elle apprivoise ces gens, cet univers clos...Je me suis immédiatement sentie bien dans ce livre, qui est pourtant sombre à bien des égards. le style est très agréable. On s'imprègne de l'ambiance qui règne dans la famille, du paysage enneigé, on a envie de (re)découvrir Thomas Mann... La jeune fille émeut par le poids de son drame familial, son désarroi et sa maturité... La curiosité du lecteur est très rapidement titillée car on sent un passé douloureux chez Laura, et une menace à venir. La densité de l'écriture m'a incitée à faire des pauses pour ne rien perdre de la richesse du récit. Un très beau livre. Canel

Canel
31/01/16
 

Partie en Allemagne pour fuir une ambiance familiale étouffante, Laura, 17 ans, se retrouve assez démunie par rapport aux barrières de la langue.Engagée comme jeune fille au pair dans une famille qui ne semble pas vraiment en avoir besoin – les enfants ont déjà 14 et 10 ans – elle ne comprend pas bien ce qu’on attend d’elle et peine à définir son rôle.Peu à peu, Laura progresse en allemand et s’intègre, mais cette famille qui lui paraissait au début si simple et sans complexes a finalement elle aussi ses problèmes…Quiconque est parti jeune en séjour linguistique à l’étranger a vécu cette situation : comprendre un mot sur 10, acquiescer du coup à tout ce qu’on vous dit sans souvent en saisir les conséquences… Brigitte Giraud rend bien la frustration qu’on éprouve à disposer de trop peu de vocabulaire pour s’exprimer clairement et donner un avis nuancé, et la dépendance par rapport à la famille d’accueil…Un roman prenant, bien qu’il n’y ait pas beaucoup d’action.

isabelleisapure
19/08/14
 

C'est vrai que l'éditeur résume tout le roman au lieu de donner envie de le lire. J'ai été attirée par ce roman parce que ma cadette a été fille au pair en Allemagne, a terminé ses études la-bas, est devenue prof, a épousé un allemand et vit en Hesse...Rien de cela dans ce roman: l'héroïne a fui sa famille brisée par un drame; elle ne garde contact qu'avec un frère. Sa famille d'accueil va connaître le drame de la maladie de la mère, Laura qui n'a que 17 ans cherche sa place. berthe

afbf
27/10/12
 

Laura, dix-sept ans part en Allemagne en tant que fille au pair. Pour s’éloigner de ses parents qui ne cessent de se disputer. Elle arrive chez la famille Bergen alors que sa connaissance de la langue est insuffisante et approximative. Trop pour répondre précisément à une question ou pour déceler les nuances d’une conversation. Plongée dans un environnement qui n’est pas le sien, Laura a choisi de fuir ses parents mais pas son frère Simon. Elle arrive dans cette famille, à cet âge où l‘on n’est plus une enfant ni encore un adulte. Très vite, on devine que son désarroi cache un drame. Son frère Léo est mort dans un stupide accident de mobylette. Depuis, sa famille n’en est plus une même si elle se raccroche à son frère Simon auquel elle écrit beaucoup. L’action de ce livre se déroule du temps où l'Allemagne était séparée. D’ailleurs, les parents de Madame Bergen vivent de l’autre côté du mur. Les Bergen sont isolés géographiquement et la jeune fille ne côtoie pour ainsi dire que les quatre personnes de la famille. A tâtons et sans oser s’affirmer, elle cherche à deviner quel est son rôle et ce qu’on attend d’elle. Dans cette famille où les parents se lèvent tard fument beaucoup dès le matin et où aucun rythme ne semble être imposé. Dès les premières lignes, on ressent la tension et le poids des inquiétudes. Que cache la famille Bergen ? Avec beaucoup de subtilité et de finesse, Brigitte Giraud nous dépeint le portait d’une adolescente blessée qui se cherche et qui va grandir . Mais il y a beaucoup plus dans ce roman. Il est également question des non-dits, des incompréhensions, du poids de l'Histoire et des secrets de chacun. Tout est distillé, saupoudré dans un écriture belle et empreinte de sensibilité. J’ai lu ce roman d’une traite transportée à coté de Laura. Un sans faute et je suis totalement conquise par l'écriture de cette auteure, par son sens de la formulation, et comment elle réussit à me captiver et à faire passer les émotions ! Après Pas d'inquiétude, je poursuis ma découverte de cette auteure qui figure désormais dans mon Top Auteurs Chouchous! http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
26/12/11
 

J'ai aimé l'écriture de Brigitte Giraud et ai été très sensible aux thèmes quelle aborde. Laura a bien du mal à vivre son deuil, qu'elle considère toujours comme "moins important que": la mort d'un petit frère ne peut être comparé à la mort d'un enfant (donc la douleur de ses parents est plus légitime que la sienne) , la mort d'un individu (son frère) ne peut être comparé à celle d'un peuple (les juifs ici). Bref, elle ne se donne pas le droit de souffrir comme elle en a besoin. Le thème central reste celui de la perte d'identité, qui s'opère indéniablement quand on va vivre à l'étranger dans une famille que l'on ne connaît pas, et qu'on doit parler une langue que l'on ne maîtrise pas . Elle sent que la famille lui impose ses loisirs, ses soirées entre amis, par gentillesse bien sûr mais sans jamais se soucier de qui elle est vraiment, de ce qu'elle veut vraiment. Et la scène finale où elle retrouve le pouvoir, le contrôle d'elle-même en retrouvant l'usage de sa langue maternelle est splendide: c'est comme une renaissance.

cocalight
22/07/11
 

Laura, une française de 17 ans, part en Allemagne, dans la ville de Thomas Mann, en tant que jeune fille au pair, après un drame surgit dans sa famille dont on ne sait rien au début du livre, et finalement peu après. Elle est accueillie chez les Bergen, un couple et ses deux enfants.Elle qui pensait savoir parler allemand se retrouver démunie de mots et se rend compte qu'elle ne comprend pas et n'arrive pas à exprimer ce qu'elle voudrait, voire exprime le contraire de ce qu'elle voudrait. Elle s'ennuie, elle voudrait fuir cette famille mais n'y parvient pas. Elle s'installe dans une routine, s'occupe d'une étrange petite fille, se rapproche d'une façon ambigüe d'un ado, elle lit La montagne magique. Et un jour elle comprend qu'un autre drame se joue, chez les Bergen, et sa place et son rôle sont encore remis en question.C'est un livre qui se passe dans les années 80, avant la chute du mur de Berlin et les us de cette famille sont bien différents de la liberté que Laura pouvait connaitre en France. Malgré ce "décor historique", l'histoire que nous raconte Brigitte Giraud est intemporelle et universelle, d'ailleurs un peu autobiographique.J'aime ces livres où l'intime et le personnel est si justement délivré qu'il arrive à toucher n'importe qui.

Alexandraaa
02/01/11
 

Au tout début du livre j’ai été assez inquiet. Brigitte Giraud nous refait “J’apprends” version allemande, me suis-je dit ! En outre, le roman se déroule dans un rythme assez lent et j’ai eu peur d’avoir dans les mains un livre ennuyeux. Heureusement ces “j’apprends” se limitent à ces trois phrases et le rythme lent cache en fait une histoire assez troublante. En effet, on comprend rapidement qu’un drame se passe dans la famille allemande et que Laura porte en elle un passé déjà lourd. Le livre devient alors assez oppressant, à chaque page on se demande ce qui nous attend mais j’ai plutôt aimé cette sensation. Brigitte Giraud arrive à décrire la douleur, à maintenir jusqu’au bout le suspens et à faire monter petit à petit la tension ce qui n’est pas sans faire penser au dernier livre de Delphine de Vigan, “Les heures souterraines“.Jusqu’à présent, je n’avais pas été très convaincu par le style de Brigitte Giraud. “J’apprends” tout comme “L’amour est très surestimé” m’avaient beaucoup plu au début mais laissé un goût amer sur la fin. Ici, c’est plutôt l’effet inverse et je ne peux que m’en réjouir !Article complet sur Art Souilleurs.

Artsouilleurs
08/01/10
 

Jeune fille au pair partie en Allemagne pour oublier cette trajédie familliale qui va changer le cours de sa vie.Roman sans grand interret manque de dynamisme.On attend une vraie histoire avec de vrai rebondissement qui ne viennent pas.

maryloute42
25/11/09

Format

  • Hauteur : 21.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.30 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition