Une annee sous silence

DUBOIS, JEAN-PAUL

livre une annee sous silence
EDITEUR : POINTS
DATE DE PARUTION : 09/09/05
LES NOTES :

à partir de
6,30 €

SYNOPSIS :

Après le suicide de sa femme, Paul Miller s'écarte du monde, s'enferme peu à peu dans le silence. De cette position, il reconsidère la vie avec le regard d'un insecte, tourmente sexuellement ses deux voisines, harcèle un curé libidineux, renie ses fils conformistes, révère une strip-teaseuse qui brise des vitres avec ses seins et joue avec les nerfs d'un psychiatre. Une année
va passer, ponctuée d'événements drôles, de scandales, traversée de désirs et de drames, sans que nul ne comprenne où veut en venir Miller, ni ce qu'il recherche, ni pourquoi il se tait. Pourtant, en cette nuit de Noël, dans sa chambre, au coeur de son silence, examinant sa langue comme une lame affûtée, Miller prépare une réponse simple, tendre et terrifiante...
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A l'opposé des avis négatifs lus sur ce roman, j'admets y avoir personnellement trouvé beaucoup d'humour et de cocasserie. En lisant l'ensemble des livres de Jean Paul Dubois, je m'aperçois des similitudes entre eux, notamment le personnage de Paul (ici, Miller). Ce quadragénaire avait une épouse (Anna), silencieuse et pleine d'acrimonie, et devient veuf suite à l'incendie volontaire d'Anna dans leur maison. Loin d'éprouver chagrin ou remords, Paul va vivre dans un petit appartement où il y rencontre des voisins détonnants : les soeurs Niemi, un vieux médecin solitaire et un prêtre lubrique. Il exerce aussi des petits boulots (distribuer des journaux ou tondre des pelouses). En bref, la vie de cet homme est des plus sordides, lamentables mais drôle ! Car face à tant de débandade et de dérision, Paul ne se démonte pas et livre au lecteur ses pensées les plus abracadabrantes. D'Anna, il reconnaît qu'elle est "une folle" qui lui a bousillé son semblant de vie. De ses fils, ce sont tour à tour des anguilles, des blattes et des orphelins ! Paul est insensible, cynique et tourmente ses voisins (un peu). Son machiavélisme avec le prêtre Joseph Winogradov est une ingéniosité en rouerie et perversité. Personnellement, j'en ris ! Pour le reste, on peut reprocher à l'histoire d'être glauque et plombante. Pourtant, j'aimerais qu'on fasse le tri dans le portrait de cet homme : ses fantasmes, ses obsessions ou sa vengeance sur "la folle" révèlent un personnage sarcastique et débonnaire, conscient de ses faiblesses, inapte d'accomplir le moindre mal. "Je suis fatigué de toutes ses luttes improductives. Je ne possède pas la fureur et les vertus d'Anna. Je ne vais pas au bout des choses. Je n'aurais jamais été capable d'être bourreau. Je peux tourmenter une âme, je suis incapable de couper une tête." Toutefois, il réussira à garder le silence, jusqu'au bout ! Prêt à rendre chèvre son psychiatre, ses voisins ou ses fils. Paul se régale, seul, dans sa tête, même la toute dernière phrase tire le sourire. Alors donc, moi j'ai honnêtement savouré ce roman ! Derrière le malheur, se cache autre chose, je trouve.

Clarabel
23/02/09

D'habitude je suis fan de Jean-paul Dubois (Une vie française, Kennedy et moi, Vous plaisantez Mr Tanner) et de son univers plutôt noir et caustique à souhait mais là, j'avoue, je me suis franchement ennuyée et n'est pas du tout retrouvé l'humour et la dérision qui font le charme de cet auteur! Dommage

dvan
01/01/14
 

Paul et Anna ont des problèmes..."La nuit, ma femme me regarde dormir" C'est par un portrait d'Anna, sa femme, qui glisse peu à peu vers la folie, que Paul Miller débute la narration. Dès les premières minutes, on sait très bien à quoi s'attendre, le décor est planté et le malaise s'installe. Le couple va mal, Anna se suicide, Paul perd alors pied. Il quitte tout, et se met à vivoter dans une solitude extrême dans un petit immeuble. De fil en aiguille, il se murera dans le silence et le déséquilibre mental, après une scène étourdissante qui ne manquera pas de nous tirer un petit cri d'effroi, le tempo des mots de Jean-Paul Dubois martelant un rythme implacable.Mais voilà, quoi, je n'aime pas beaucoup ces atmosphères d'êtres en perdition, je les ressens comme des papillons coincés dans des boites, se cognant partout sans comprendre.Pas de nonchalance ici, pas de répit, que du malheur, pour ceux qui aiment... Sylvie Sagnes

SagnesSy
20/07/12
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.11 kg

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