Une ardente patience

SKARMETA, ANTONIO

livre une ardente patience
EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 01/02/87
LES NOTES :

à partir de
14,00 €

SYNOPSIS :

Dans son refuge de l'ile noire, pablo neruda est l'unique client du facteur mario jimenez. Ces rapports se changent en amitié, et mario jimenez demande à neruda de lui enseigner l'art de la poésie afin de conquérir l'amour de la fille de la patronne de l'auberge, la belle adolescente beatriz gonzalez. le poète l'aide, mais la mère de beatriz, mme posa, se méfie de la poésie, et son pragmatisme terre à terre s'oppose à la romance. les amoureux gagnent; allende
aussi. celui-ci nomme neruda ambassadeur à paris. Le roman suit la trajectoire ascendante de l'unité populaire jusqu'à la tragédie finale: la mort du poète, du président et de la démocratie chilienne. le film du cinéaste anglais, michael radford, le facteur, adapté du roman une ardente patience, est un hommage à pablo neruda, rôle tenu par philippe noiret mais aussi au comédien massimo troisi, le facteur, très populaire en italie, mort en 1994.
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- Cherche-toi un travail !- Oui papa.Oui. Mais Mario n'a pas envie de poursuivre la lignée des pêcheurs qui constitue sa généalogie. Oui. Mais Mario devient l'heureux propriétaire d'une pimpante bicyclette. Alors. Mario trouve un emploi. Un emploi qui ne fera pas de lui un pêcheur. Un emploi qui lui permettra d'utiliser sa pimpante bicyclette.Et Mario fera deux rencontres : Pablo et Beatriz (ou Béatriz et Pablo)Et, dans leurs vies, Mario va se glisser, s'immiscer, se faufiler. Et tous les deux il va les aimer, les admirer, les sublimer. Et tous les deux vont "donner vie" à Mario.À la vie.............................. jusqu'à la mort.Cette histoire se déroule dans l'Histoire. Le Chili d'avant le 3 novembre 1970, jusqu'au Chili d'après le 11 septembre 1973. Juste avant, juste après. Mario et Béatriz dans ce Chili. Pablo, aussi. Ce n'est pas à un voyage dans l'histoire auquel Antonio Skármeta convie son lecteur, c'est à un voyage dans le quotidien de ces chiliens, illustres ou modestes, marqués par les péripéties d'un pays aux prises avec les évènements politiques. C'est un voyage dans l'enchantement des mots. Et qui était mieux placé que "le barde" pour offrir à cet enfant - Mario a 17 ans - l'art de poétiser la vie pour sublimer l'amour qu'il porte à Béatriz. J'ai aimé, parfois à en rire, parfois à en frémir, les entrelacs de ce court roman entre le poétique et le politique. C'est le pouvoir des mots qui transcende la bluette et la rend passion. Cette rencontre, que d'aucuns qualifieraient d'improbable, permet à l'auteur de de convier ensemble, dans le même texte, le poète roi des métaphores, l'amour, et la prise de conscience politique d'un jeune homme.J'ai aimé, oui. Martine Littér'auteurs

litterauteurs
28/12/14
 

A lire pour se replonger dans l'histoire du Chili et la poésie de Pablo Néruda d'une manière sympa.Jolie histoire sur l'apprentissage de la poésie et sur la rencontre avec le poète

BMJACOU
11/04/14
 

Chant général Mario Jimenez ne veut pas suivre les traces de son père et devenir marin, alors pour échapper à cette corvée, il choisit l’oisiveté et les rhumes chroniques, jusqu’au jour où une annonce au bureau de poste de l’île Noire attire son attention. Il est bien décidé, ce poste de facteur sera pour lui. Le seul hic, il sera facteur d’un unique client et pas des moindres : le poète chilien Pablo Neruda ! Une amitié tendre et pleine d’échange poétique va alors se nouer… Ce court roman d’Antonio Skarmeta, adapté au cinéma par Michaël Radford en 1994, est une petite perle d’humour et de cocasserie à la sauce chilienne. Très bonne introduction à l’œuvre de Pablo Neruda, ce récit nous permet également de découvrir et de ressentir le Chili : ses paysages, ses spécialités culinaires, ses traditions et son histoire (le coup d’état de Pinochet en 1973). Alors allongez-vous sur un transat au bord de l’eau et laissez-vous transporter !

Si vous n’avez pas encore lu ce livre, sortez vos mouchoirs tant vous allez pleurer de rire et de tristesse. En quelques 150 pages, il raconte la relation, l’amitié qui naît, entre le poète vieillissant Pablo Neruda et son facteur, découvrant au jeune homme le pouvoir des mots; il raconte, en échos, vu d’une minuscule communauté, l’histoire du Chili des années 70.Ce roman se déroule, entre 1969 et 1973, au bord du Pacifique, dans l’anse du petit port de San Antonio. Issu d’une famille de pêcheur, Mario Jimenez y devient facteur, le facteur attitré de Pablo Neruda dans sa villégiature de l’Île Noire, son unique client. La narration développe en parallèle de cette amitié, l’histoire de Mario, comme un parcours initiatique, follement amoureux de la fille de la veuve aubergiste à qui ce futur gendre ne convient pas du tout.De l’usage de la métaphore et de ses ravages… la poésie comme l’art de dire l’essentiel, ce qui doit être dit : discours amoureux, discours politique. C’est la foi, » l’ardente patience » d’Arthur Rimbaud que cita Pablo Neruda dans son discours pour le Prix Nobel de littérature en 1971 : » A l’aurore, armés d’une ardente patience, nous entrerons aux splendides villes « , cette ardente patience à laquelle ces hommes ont cru; c’est l’ouverture au monde de Mario, l’engagement de Neruda – la proposition du parti communiste d’être de candidat à l’élection présidentielle, le retrait et le soutien à Salvador Allende, la fonction d’ambassadeur en France -; c’est aussi la mort de la poésie, celle des poètes, des » voyants « , avec le coup d’état de la junte militaire, le décès de Nureda, ses obsèques qui deviennent la première manifestation populaire d’opposition et de résistance où sont scandés son nom et celui du président Allende, la saisie des livres, l’interdiction de publications des revues…Quelques 150 pages pour passer de ce rire à ces larmes – du prologue en auto-dérision de l’auteur à l’amertume de son épilogue – des dialogues pittoresques, improbables à souhait, aux claquements au petit matin des portières de voitures sans immatriculation.D’une écriture d’une tendre ironie, jamais moqueuse à l’encontre de ses personnages, la plume aiguisée dessine un sourire, les mots d’humour en mots d’amour, en hommage au peuple chilien, et pointe le cœur et la colère avec le chapitre final.

Marilire
09/01/13
 

Dans son refuge de l'Ile Noire, Pablo Neruda est l'unique client du facteur Mario Jimenez. Ces rapports se changent en amitié et Mario demande à Neruda de lui enseigner l'art de la poésie afin de conquérir la fille de la patronne du bar du village, la sublime Beatriz Gonzalez. Et c'est ainsi que commence l'histoire.J'avais adoré le film "Le facteur" qui en est une adaptation (très libre, finalement !) et j'étais curieuse de découvrir le livre. Je n'ai pas été déçue. Ce livre est touchant, plein de justesse. C'est un bijou de finesse, de sensualité, d'humour, ... Ode à l'amitié, à la poésie, aux convictions, portrait politique d'une époque, ce roman est une pure merveille. Le style est un pur plaisir et les phrases se dégustent. Les dialogues sont savoureux, vifs. L'aspect politique est également très intéressant, bien amené, à la fois suggéré et pourtant bien présent, à travers l'engagement de Neruda, l'élection d'Allende puis l'arrivée de Pinochet. Le titre du roman est inspiré du discours de Neruda lors de la remise du Prix Nobel et fait référence à un vers de Rimbaud : « A l’aurore, armés d’une ardente patience, nous entrerons aux splendides villes. »

mycupoftea
04/09/12
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.23 kg

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