Une odeur de gingembre

WYND, OSWALD

livre une odeur de gingembre
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 15/06/06
LES NOTES :

à partir de
9,30 €

SYNOPSIS :

En 1903, Mary Mackenzie embarque pour la Chine où elle doit épouser Richard Collinsgsworth, l'attaché militaire britannique auquel elle a été promise. Fascinée par la vie de Pékin au lendemain de la Révolte des Boxers, Mary affiche une curiosité d'esprit rapidement désapprouvée par la communauté des européens. Une liaison avec un officier japonais dont elle attend un enfant la mettra définitivement au ban de la société. Rejetée par son mari, Mary fuira au Japon dans des conditions
dramatiques. À travers son journal intime, entrecoupé des lettres qu'elle adresse à sa mère restée au pays ou à sa meilleure amie, l'on découvre le passionnant récit de sa survie dans une culture totalement étrangère, à laquelle elle réussira à s'intégrer grâce à son courage et à son intelligence. Par la richesse psychologique de son héroïne, l'originalité profonde de son intrigue, sa facture moderne et très maîtrisée, Une odeur de gingembre est un roman hors norme.
12 personnes en parlent

J'avais vraiment très envie de suivre ce parcours d'une écossaise arrivant en Chine en 1903 pour épouser un homme qu'elle connaît à peine. Son mari s'éloigne souvent car il est militaire mais même lorsqu'il est là, il est très distant, ne supportant pas, par exemple, de la croiser le matin au petit-déjeuner. Au cours d'un dîner, elle rencontre un japonais avec qui elle va avoir une aventure. Enceinte, elle est mise à la porte par son mari et c'est son parcours en tant qu'étrangère en Chine, puis au Japon que nous suivons. Je ne suis pas une adepte des romans asatiaques. Alors que presque toutes les blogueuses ont adoré Le poids des secrets, je n'ai pas été aussi enthousiasmée par cette série. Je les évite donc, exceptés ceux de l'Inde. Je me disais que, ce roman étant écrit par un écossais, ce serait différent cette fois. Mais ce ne fut pas vraiment le cas. J'ai trouvé le début un peu long et je n'ai jamais ressenti de sympathie pour Mary. Il m'a semblé que la romance entre le japonais et elle n'était pas suffisamment détaillée pour qu'on comprenne qu'elle tombe si vite dans ses bras. Et puis, j'ai toujours cette même réticence avec les mères qui préfèrent leur fils à leur fille et c'est ici nettement le cas. Séparée de ses deux enfants, elle refuse la proposition de sa fille de venir vivre avec elle car il lui faut rester au Japon où elle pourrait (les chances sont infîmes) revoir son fils.

cocalight
11/05/12
 

Nous faisons connaissance avec Mary en 1903, elle a alors 20 ans et se trouve sur un bateau en direction de la Chine. Elle écrit un journal qu'elle partage avec nous jusqu'en 1942. C'est le portrait d'une femme qui parce qu'elle sort du rôle qui lui est assigné, voit son destin bousculé. Elle traverse les épreuves avec beaucoup de sang-froid et surtout sans amertume. Elle est impressionnante par sa capacité à prendre du recul dans les situations les plus dramatiques. Elle fait preuve d'une ouverture d'esprit inhabituelle pour une personne de sa condition, elle observe, analyse le monde qui l'entoure, s'interroge beaucoup sur ce qui détermine une ligne de conduite. Cette faculté va l'aider à prendre de la distance, à évaluer avec hauteur d'esprit une situation et s'y adapter. Mais la distance qu'elle affiche ne masque en aucun cas ses souffrances, elle a eu ses réactions de douleurs, de désespoir, de rage même, elle nous épargne ces émotions évidentes qui sont évoquées mais sur lesquelles elle ne s'appesantit pas. Au final, on se souvient d'une femme courageuse, lucide et sans rancoeur contre les difficultés de la vie. Ladybug

Ladybug
12/10/11
 

Emotions Ce roman épistolaire raconte la vie de Mary Mackenzie, jeune écossaise, en Chine puis au Japon, au début du vingtième siècle. Une vie d’aventures, de rencontres et d’amour. Et de déracinement.Oswald Wynd dont c’est le seul roman, a été journaliste. Son livre nous offre le portrait d’une femme exceptionnelle, brutalisée par les soubresauts de la vie, mais qui ne baisse à aucun moment la tête. Mary est une femme étonnante. L’écriture, soignée et évocatrice, maintient tout au long de cette histoire une force narrative émouvante.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Mary Mackenzie, jeune écossaise de vingt ans part pour la Chine où elle va épouser Richard Collingswirth, attaché militaire. Jeune fille naïve, ne connaissant rien du monde, Mary va devoir lutter pour s'intégrer dans le cercle fermé des expatriés de Pekin. Mais dans la froideur de sa maison enfermée dans les enceintes protectrices après la Révolte des boxers, Mary n'est pas heureuse. Et par un jour d'été, elle prendra pour amant un officier japonais. Rejetée par son mari, elle quittera la Chine pour le Japon, où elle vivra jusqu'à la seconde guerre mondiale.Attention, ce billet comporte quelques spoilers...vous êtes prévenus!Me voilà devant une tache ardue. Parler de ce roman que j'ai lu relativement rapidement au regard de mon rythme de lecture actuel, alors que pendant longtemps je n'ai pas apprécié son héroïne. Celle-ci transcrit dans son journal intime les évènements, marquants ou non, futiles ou majeurs de sa vie. Intercalés entre ces entrées où elle décrit son quotidien, on peut également lire les lettres qu'elle envoie à sa mère, puis après son départ scandaleux de Pékin, à son amie Marie, française et épouse d'un diplomate. Le début fut laborieux, Mary naïve, ses réflexions parfois fastidieuses. Puis, petit à petit, le lecteur sent poindre la femme qu'elle sera, avec son propre regard sur les cultures chinoises et japonaises, loin des clichés et du mépris affichés par les Occidentaux qu'elle fréquente. Il lui semble ainsi bizarre d'utiliser les temples pour aller y pique-niquer le week-end.J'ai eu du mal à cerner ce personnage, dont pourtant l'auteur nous plonge dans les pensées. J'ai eu l'impression - faite exprès, probablement - que même dans son journal intime, il y a beaucoup de choses que Mary ne dis pas, par pudeur, par pruderie due à son éducation. Ainsi, on ne comprend pas trop pourquoi elle tombe amoureuse (tombe sous l'emprise?) de comte Kurihama. Un homme qui pourra faire ce qu'il veut d'elle, jusqu'à lui retirer le fils qu'ils auront ensemble, sans un mot ni une explication. Il reparaîtra, parfois après des années de silence, et ils reprendront pour quelques jours seulement leur relation. C'est très étrange. De même, Mary parle finalement très peu de ses deux enfants, Jane qu'elle eue de son premier mariage et qu'elle ne revit jamais (du moins, le temps que nous la suivons) et Tomo. Beaucoup plus attachée à ce dernier, elle semble avoir totalement tiré un trait sur sa fille. Peut-être parce qu'elle n'en a jamais aimé le père?De plus, pendant la majeure partie du roman, j'ai eu l'impression d'un personnage qui comme le roseau pliait sans rompre, mais voguait un peu à vue, survivant parce qu'il n'y avait pas d'autre choix. Lorsque dans une entrée de son journal elle parle de son caractère obstiné, j'ai trouvé cette réflexion un rien incongrue, parce que cela ne paraît jamais dans ses lignes. Pas raccord avec les 300 pages que j'avais lues précédemment. Par la suite, certains évènements viennent corroborer cette affirmation, autant dans vie professionnelle que personnelle (notamment dans ses relations avec les hommes). Lorsque l'on repense à la vie qu'a eue Mary au Japon, il est indéniable qu'elle a dû combattre pour rester indépendante et gagner sa place dans un pays très machiste (et c'est un euphémisme).Et finalement, avec le recul alors que j'écris ce billet, mon impression tient peut-être au fait que Mary n'a pas une très haute opinion d'elle-même. Je ne sais pas.Et moi qui me demandais tout au long de ce roman quand il allait me toucher, il m'a cueillie lors des toutes dernières pages. J'ai été émue, bouleversée par la dernière scène, qui illustre si parfaitement la vie de cette femme victime de sociétés masculines où le sexe dit faible n'est que quantité négligeable. Comme si d'un coup, je prenais son histoire en pleine figure. Mary aura fait preuve d'une grande dignité, d'un grand courage. Chaque personnage féminin occidental que l'on rencontre dans ce roman est d'ailleurs d'une manière ou d'une en lutte contre sa condition.Roman de l'éloignement et du déracinement, de l'exclusion, de la condition féminine, Une odeur de gingembre ne sera pas un coup de coeur pour moi comme il a pu l'être pour d'autres, mais je lui trouve énormément de qualités, car bien que je n'aie longtemps pas apprécié Mary, il m'a captivée. Et notamment tout l'aspect historique et culturel. Nous découvrons avec Mary l'extrême orient, ses coutumes si particulières et si différentes des nôtres. Le contexte politique est également très bien rendu, et pour moi c'est un vrai plus. Je ne peux pas dire que je me sois attachée à Mary, mais je crois que c'est un personnage qui finit par forcer l'admiration.Une chose m'a chagrinée cependant, la qualité parfois très approximative de la traduction. Pour moi le halage n'est pas la coloration que prend la peau quand elle a été exposée au soleil... De même, on a rarement les années futures de notre vie "en face" de soi.

Choupchoup
09/04/13
 

Mary est très jeune et trop seule pour se retrouver isolée à l’autre bout du monde.Ce qui va lui arriver est évidemment une conséquence de sa solitude et de sa méconnaissance de l’Asie et des relations humaines.Elle aspire à une indépendance très moderne, mais ce n’est pas encore la bonne époque, ni en Ecosse, ni en Chine, ni même au Japon.Elle se retrouve alors sans cesse en décalage avec ce qu’elle pense, ce qu’elle veut, et ce que les autres décident pour elle.Car finalement, ce qui la caractérise, c’est que les décisions importantes de sa vie ont pour la plupart été prises par d’autres.Elle subit, elle est ballotée d’un univers à l’autre, mais elle n’est jamais heureuse. Seules les décisions qu’elle aura le courage de prendre lui donneront un peu de satisfaction.Mais il lui faut d’abord murir.Cet aspect est d’ailleurs celui qui m’a vraiment intéressé dans ce roman.Mary est d’abord une jeune fille écervelée, ce qui se ressent beaucoup dans ses écrits.Les premières pages sont celles d’une enfant qui découvre la liberté.Elles évoluent ensuite et le mariage de Mary marque un passage vers sa vie d’adulte.Elle note les paroles ambiguës de ses amies, le comportement de son mari, son isolement progressif, ce qui montre sa prise de conscience.C’est une femme forte, et heureusement. Sans cela, elle se serait effondrée.La contrepartie, c’est que je l’ai aussi trouvé bien insensible. Elle perd ses enfants sans exprimer l’envie de les retrouver.Comme il s’agit de son journal, il aurait été logique qu’elle s’y épanche, mais non.Ce manque de sentiment assez constant dans le roman m’a souvent gêné, je l’avoue.A part cela, de nombreux passages sont vraiment intéressants.La vie au Japon est décrite avec le décalage nécessaire à un occidental pour prendre la mesure des différences qui existent.Les relations entre les Japonais, leurs relations avec les étrangers et le fonctionnement de la société sont bien expliqués sans que cela soit pesant.La fin est également particulièrement émouvante, et une petite larme s’est frayé un chemin.Au final, je ne sais toujours pas pourquoi je n’ai pas été particulièrement enthousiaste.L’insensibilité apparente de Mary est sans doute en cause, probablement accompagné par le fait qu’elle pardonne tout, accepte tout, supporte et avance sans se retourner.

Estellecalim
22/08/12
 

Mary McKenzie est une jeune écossaise envoyée en Chine pour épouser, Richard Collingworth, attaché militaire. Après une longue et pénible traversée en bateau, elle découvre un pays inconnu, ses mœurs et ses coutumes bien différentes de celles de son pays natal, mais reste confinée dans un petit cercle de diplomates et leurs femmes. C'est alors qu'elle rencontre Kentaro, un officier japonais de qui elle va tomber follement amoureuse. Enceinte, elle est contrainte à fuir au Japon, où elle s'établit et se construit une nouvelle vie...Quand on lit un avis aussi élogieux sur un livre, on a forcément très envie de le lire, mais aussi, pour ma part, un peu peur d'être déçu. C'est donc avec une certaine appréhension que j'ai ouvert cet été Une Odeur de Gingembre... J'ai trouvé le début un peu long : l'auteur y raconte le voyage en bateau jusqu'en Chine avec beaucoup de détails, peut-être un peu trop, d'autant plus que l'on y croise des personnages que l'on ne revoit plus du tout dans la suite du récit. Mais dès que Mary McKenzie pose les pieds en Chine, j'ai été conquise. Avec elle, je découvre le pays, les coutumes, l'époque (début du XXe siècle). Peu à peu, Mary, confrontée à la misère du pays, prend ses distances avec le cercle des riches diplomates. Quand elle rencontre Kentaro, tout bascule et elle est amenée à reconstruire sa vie, à se reconstruire elle-même. Au Japon, elle grandit, devient critique vis-à-vis de ses compatriotes, cherche véritablement à s'intégrer dans ce pays, en apprenant à l'aimer, le comprendre et le respecter. C'est un véritable roman initiatique que nous offre Oswald Wynd, où la jeune fille, devient femme puis mère. Le contact avec la civilisation japonaise l'enrichit et font d'elle une femme accomplie, indépendante. Elle est confrontée à de terribles épreuves qui vont l'endurcir et faire d'elle une femme libérée de son éducation petite bourgeoise, libérée des hommes. Le roman regroupe le cahier rédigé par Mary, où elle y consigne les événements marquants de ses journées, et des lettres qu'elle envoie à sa mère et ses amies. J'ai aimé cette forme de journal épistolaire, qui nous met au plus près des pensées de l'héroïne. Se déroulant sur une longue période, il permet de comprendre au mieux son évolution.Je ne peux que conseiller la lecture de ce formidable roman (merci George pour la découverte) qui offre un magnifique portrait d'une femme qui a le courage de s'affranchir des préjugés et de devenir maitresse de son destin. http://leschroniquesassidues.blogspot.com/

chroniquesassidues
03/10/11
 

L’originalité de ce livre (même si cela existe par ailleurs) c’est qu’il est écrit par un homme et que le contenu est d’une part le journal intime d’une femme, d’autre part certaines des lettres qu’elle envoie (entre autres à sa mère et à une amie). On ne voit jamais les réponses à ses courriers, ni des scènes décrites par un narrateur. Tout vient de ses écrits et il est intéressant de voir qu’un homme a su s’exprimer avec une sensibilité toute féminine.Nous suivons ainsi Mary de 1903 à 1942. Jeune femme écossaise, elle part en bateau pour la Chine où elle doit épouser Richard, rencontré quelque temps auparavant. Elle quittera ensuite la Chine pour le Japon. A travers son vécu de femme, étouffée dans le rôle qu’on veut lui donner, nous allons l’accompagner dans son combat féministe. Mais surtout nous découvrons ces deux pays, leurs habitudes, leurs mœurs (rien que la nourriture …… Mary vit de grands moments de solitude ….), leur mode pensée etc …. et se posent alors les questions des mariages mixtes, des déracinements de personnes d’une même culture pour aller vivre ailleurs, des styles de vie si différents d’une contrée à l’autre (l’étude des diverses courbettes est un vrai régal) de ce qui paraît incongru à un endroit et si naturel à deux pas de là, des choix d’éducation, de la place de la femme dans différentes sociétés, des relations entre hommes et femmes si délicates lorsqu’on n’est pas dans un environnement connu etc …On vit avec elle le tsunami, les tremblements de terre et on lit l’évolution de son mode de pensée face à ses situations parce qu’elle s’est, en partie (en partie seulement ! heureusement !) imprégnée du ressenti japonais face à ces phénomènes naturels. « La discipline de ce pays a déjà commencé à s’infiltrer en moi. » « ….consciente comme je ne l’avais jamais été jusque-là de l’insécurité physique presque totale dans laquelle chacun doit passer sa vie entière. » Et c’est tellement vrai même maintenant en 2011 !J’ai beaucoup aimé l’idée de la malle dans laquelle on entasse ses souvenirs (matériels ou ressentis) et du tri qu’il faudrait faire pour ne remplir qu’une petite valise où on ne garderait que l’essentiel … Que mettrais-je, moi, dans cette petite valise ?En suivant l’évolution historique de ces deux pays, on voit aussi les changements qui habitent Mary. De page en page, la jeune fille un peu effacée devient femme, mère, battante, combattante, bien décidée à prendre sa vie en mains.Les deux aspects de ce beau roman (vie de Mary et approche historique) se complètent et permettent de ne pas voir le temps passer, tant on est intéressé pour en savoir plus soit sur la vie de Mary, soit sur les événements du pays concerné.L’écriture est douce, parfois un peu lente, tout en ressentis puisqu’il s’agit d’écriture au sens noble du terme. Certains pourront penser qu’il se passe peu de choses mais Mary est si attachante dans ses questionnements, ses luttes, ses peurs, ses envies, sa vie, qu’on ne peut pas l’abandonner.NB : et si vous avez envie de savoir pourquoi le titre est « Une odeur de gingembre », lisez le livre !

Cassiopea
09/08/11
 

J'espère que je vais réussir à vous donner envie de lire ce livre que j'ai beaucoup aimé. L'histoire commence en 1903 avec Mary qui est toute jeune et qui part en Chine épouser un homme qu'elle connaît peu. On sent qu'elle a envie de se libérer du carcan de son éducation mais nous sommes en 1903 ... Le ton est assez désuet (surtout au début) mais charmant à lire. Je me suis laissé emporter par cette histoire et tout ce qui arrive à Mary. De 1903 à 1942, elle va vivre une vie qui sort vraiment de l'ordinaire, j'ai beaucoup aimé la façon dont ce livre est écrit, c'est une histoire dense, riche et intéressante. On suit l'évolution de Mary et des évènements tout au long de ces années, en Chine puis au Japon. La condition des femmes était encore essentiellement liée à celle de leurs maris et pourtant Mary va entreprendre et réussir de belles choses. Mary traverse les périodes de guerre loin de son pays, elle se trouve au Japon lors d'un terrible tremblement de terre, elle vit des choses terribles sur le plan personnel mais elle fait face à tout ça avec un grand courage. Je ne m'attendais pas à ce qui allait lui arriver et j'aime être surprise par ma lecture. Voici quelques passages pour vous donner une idée de cette écriture :On imagine sans difficulté ce qui est décrit "Jamais je n'aurais imaginé il y a deux ans dans mes rêves les plus fous de voir à mon mariage cinquante dames européennes emmitouflées de fourrures et chacune dans un pousse-pousse !" p.96 Les images sont parlantes mais les odeurs également "Une chose à laquelle je ne suis pas encore vraiment habituée, c'est l'odeur de Pékin. Elle vous suit partout comme si elle était contenue à l'intérieur des murs de la ville. Ce n'est pas du tout une de ces odeurs épicées qu'on pense être la caractéristique de l'Orient, mais cela fait plutôt penser à du beurre rance qu'on aurait un peu fait chauffer sur une poêle." p.132 Deux passages assez ironiques sur les Français !"C'est très français, en ce sens que l'héroïne est une femme de douteuse vertu." p.137"Armand dit qu'après les Britanniques les Français sont le peuple le plus arrogant du monde quand il s'agit d'apprendre d'autres langues." p.180 Ce livre est tellement riche que pour finir il n'est pas très facile d'en parler, je ne suis pas sûre de très bien y arriver. Je me suis attachée à Mary et je l'ai aussi admirée, plainte et j'ai suivi toutes ses péripéties avec beaucoup d'intérêt. Sandrine(SD49)

SD49
30/06/11
 

Mary est une jeune écossaise qui arrive en Chine, et, malgré les mises en garde des autres passagers sur le bateau, elle est un peu une oie blanche en arrivant à Pékin : elle ne se méfie pas de son mari, mais juste des ragots de la bonne société.Elevée par une mère pour qui seule la religion importe. Mary, loin de ses attaches parentales, dans un pays asiatique, perd de vue la rigueur de la foi.Bien sûr, cela la conduira à sa perte.Mary m'a paru quelque peu "gentillette", ne se souciant pas de l'argent de sa dot, alors que cet argent lui fait cruellement défaut lorsqu'elle est chassée de Chine. De même lors de la mise en place de son projet au Japon.Il m'a paru étrange que cette femme, qui fait preuve de plus en plus de caractère, parfois, ne cherche pas à se renseigner sur ses enfants disparus. Bémol.Ceci dit, l'écriture nous transporte d'abord en Chine où la morale européenne prime ; puis au Japon où l'héroïne peut enfin "se réaliser" malgré la société japonaise, peu favorable aux droits des femmes.Un roman fort dépaysant, même si il est peu question de cuisine asiatique....Au fond, Mary restera comme cette plante étrange au goût de gingembre qui pousse dans son jardin : une curiosité locale dans un jardin japonais.Un beau portrait de femme qui a réussi sa vie malgré tout...L'image que je retiendrai :Celle de la maison japonaise de Mary qu'elle veut sauver de la destruction. Alex-Mot-à-Mots

AlexMotaMots
17/03/11
 

C'est une belle histoire romanesque entre la Chine et le Japon. Mary Macenzie nous entraine dans sa vie d'aventurière et sa conquête de la liberté féminime. C'était pas facile d'être une femme au début du 19ième siècle mais grâce à son courage elle va surmonter les obstacles malgré tous les coups durs de sa vie. Un bon livre pour les vacances. Cat

cfons
31/01/11
 

Destin de femmeDans les années 1900, Mary part en Chine pour épouser un militaire qui ne la rendra pas heureuse. Défiant les règles établies par la bonne société, elle aura une liaison avec un officier japonnais et sera définitivement rejetée par son mari. Elle survivra grâce à une force de caractère hors du commun.Suzanne

Emotions Ce roman épistolaire raconte la vie de Mary Mackenzie, jeune écossaise, en Chine puis au Japon, au début du vingtième siècle. Une vie d'aventures, de rencontres et d'amour. Et de déracinement.Oswald Wynd dont c'est le seul roman, a été journaliste. Son livre nous offre le portrait d'une femme exceptionnelle, brutalisée par les soubresauts de la vie, mais qui ne baisse à aucun moment la tête. Mary est une femme étonnante. L'écriture, soignée et évocatrice, maintient tout au long de cette histoire une force narrative émouvante.

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.25 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : SYLVIE SERVAN-SCHREIBER