Une societe sans ecole

ILLICH, IVAN

livre une societe sans ecole
EDITEUR : POINTS
DATE DE PARUTION : 01/05/80
LES NOTES :

à partir de
7,10 €

SYNOPSIS :

Une société sans école l'école obligatoire, la scolarité prolongée, la course aux diplômes, autant de faux progrès qui consistent à produire des élèves dociles, prêts à consommer des programmes tout à fait préparés par les " autorités " et à obéir aux institutions. A cela il faut substituer des échanges
entre " égaux " et une véritable éducation qui prépare à la vie dans la vie, qui donne le goût d'inventer et d'expérimenter. L'auteur de libérer l'avenir poursuit ici sa recherche, pour les nations riches ou pauvres, d'un autre mode de vie : or l'école est le principal lieu d'une rupture avec le conformisme.
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Le quatrième de couverture de « une société sans école » me paraissait prometteur, il dénonçait l’école obligatoire et prolongée ainsi que la course aux diplômes. Ayant quelques doutes également à propos du système éducatif, je me suis dit alors « chouette, des arguments pour ma réflexion ! » Et ben en fait…Autant le dire tout de suite, l’auteur a le ton de discours, soit d’un adolescent anarchiste révolutionnaire qui dit « il faudraait faire çaaaa, le reste c’est maaal voyyeezzz ? » soit d’un patron éloigné des réalités du terrain qui voit un truc cool et dit derrière qu’il faut le faire parce que c’est cool voyez ?En fait, le propos d’Ivan Illich est de détruire le système scolaire actuel qui est en réalité une entreprise à former les futurs consommateurs de la société capitaliste. Donc, le plan, on dynamite le système scolaire pour renverser la société. Et bam. Pour remplacer ça, il propose de donner des crédits de formation aux gens qu’ils utilisent quand ils veulent, comme ils veulent, à n’importe quel moment de leur vie.Ah oui, il propose aussi que les gens se rencontrent dans des cafés pour discuter du sujet qu’ils veulent, ils vont apprendre comme ça.Hem..Vous inquiétez pas, il dit plein d’autres grosses conneries aussi. Genre dès le début, histoire de bien se décrédibiliser, « Le système de santé qui protège tout le monde, c’est pas bien, je trouve ça caca parce que les gens ils sont trop assistés » (Bon il dit pas ça exactement, mais c’est l’esprit). Vous devez savoir également que tout au long de son discours, il va avancer un tas de faits, sans jamais avancer une seule source « Les désertions se multiplient », « Les profs, c’est des cons », « les enseignements sont pas efficaces », « quelle bande de sales cons ces profs » (Oui, je me répète mais c’est rien par rapport à lui).Ce qui nous amène à l’autre point gonflant, il va critiquer les professeurs pendant touuuuuuuut le récit. Trop chiant. Je suis pas particulièrement un partisan des professeurs mais là, c’est stupide.Je finis sur les points gonflants : il critique la compétition « bouhouhou, c’est pas bien la compétition, le sport de compétition, c’est pas joli joli, c’est mauvais esprit et pas très très gentil » et il fait des plans trop nuls. Batman s’en retournerait dans sa tombe. « Ok, super simple les gars, on fait ça, ça et ça et pof, nickel le nouveau système éducatif ok ? Regardez ça tient sur un post-it, à se demander pourquoi personne n’y a pensé avant. »Parce que tes idées sont nulles mon gars !Nous finirons cette note sur les points positifs. Premièrement, il n’a pas tort quand il dit qu’ il est l’une des seules voix à se positionner pour une refonte aussi radicale du système éducatif. c’est beaucoup remis en cause mais de manière interne sans jamais penser à un développement de l’individu sans système scolaire du tout.Ensuite, je trouve sa réflexion très juste sur le fait qu’il y ait des diplômes « bons » et d’autres « pas bons » et qu’on pousse tout le monde vers les diplômes « bons ». Il n’y a qu’à voir à l’heure actuelle avec la filière S puis les écoles d’ingénieur ou de commerce.Bref, ne vous attardez pas dessus. C’est une lecture très pénible qui n’apporte pas grand-chose à mon sens, à la réflexion sur le système éducatif. Faut savoir que ça date de 1971 en plus, donc il avait pas mal de chances à la base d’être un peu décalé. Avec son discours, il rend son livre carrément mauvais.

Nabu
18/04/12
 

Format

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