EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 21/02/08
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

D'origine maorie, Jack Fitzgerald s'était engagé dans la police suite aux disparitions inexpliquées de son épouse et de sa fille sur une île de Nouvelle-Zélande. L'annonce de son suicide, après la mort d'un chaman indigène aux pratiques occultes effroyables, ne convainc pas son ancien bras droit. Osborne, spécialiste de la question
maorie, revient sur les traces de son ami et par la même occasion sur son propre passé. Hana, celle qu'il appelle " ma femme " et qu'il connaît depuis l'enfance, croise de nouveau sa route. Les disparitions continuent. Une réalité glaçante se dessine. Au pays du utu, la vengeance comme les gènes, se transmet dans le sang...
5 personnes en parlent

Avec Utu, Caryl Férey nous entraîne de l'autre côté du globe, dans un pays généralement connu pour son équipe de rugby à XV toute de noir vêtue, pour ses moutons qui finissent dans nos assiettes et pour ses paysages immortalisés par Peter Jackson dans l'adaptation de la trilogie de Tolkien, Le Seigneur des Anneaux. Autant dire que le dépaysement est assuré dès les premières pages, et ce bouquin m'a permis de découvrir un pays partagé entre ses racines maories et les anglo-saxons et leurs coutumes importées au milieu du Pacifique, qui se confrontent aux traditions. Les maoris semblent sous-considérés, ou du moins l'ont été pendant longtemps, et on sent pourtant à travers ce roman l'importance à la fois de la culture maorie et de la nécessité d'intégrer aujourd'hui cette population marquée par un fort taux de pauvreté et de délinquance. Les maoris me font penser aux Indiens d'Amériques, aux aborigènes d'Australie ou aux noirs d'Afrique du Sud : des populations chargées d'une culture, de traditions, qui ont été, si ce n'est traquées et tuées, au moins spoliées et dégradées lors de la colonisation de ces territoires par les européens. L'important travail de documentation de Caryl Férey, ainsi que sa propre expérience de vie en Nouvelle-Zélande, offrent à ce roman policier une dimension culturelle particulièrement intéressante. Miss Alfie, croqueuse de livres

MissAlfie
20/06/11
 

En Nouvelle-Zélande, l'histoire de Utu reprend Haka là où elle avait été laissée, si ce n'est que le personnage principal, Jack, laisse place à Paul Osborne un personnage tout aussi déchiré et complexe que Jack. L'intrigue est compliquée, non linéaire, atypique. Elle tire sa force de son exotisme avec les traditions maoris expliquées très intelligemment par l'auteur. Ensuite le lecteur n'est pas épargné avec une enquête semée de morts, de violence et de sexe aussi, et de quelques situations peu crédibles. Pour le reste les rebondissements et développements de l'intrigue sont bien amenés. Dans Utu comme dans Haka, peut-être davantage même, le contexte historique et politique joue un rôle prépondérant. Comme dans Haka, on assiste à une plongée effroyable dans le passé, on débouche sur une vérité hallucinante, la violence est extrême et n'a rien de racoleur... Noir, très noir. Mais on passe vraiment un bon moment, même si l'on a pas lu le premier opus... laurence

laurence
08/10/14
 

Férey deuxieme ! Le retour de la grosse claque , sorte de plaquage All Black viril mais correct entrainant un immédiat coma non moins viril...Ce qu'il y a de bien avec ses couvertures , c'est qu'elles annoncent tout de suite la couleur ! L'on se doute que pour le darjeeling avec un nuage de lait en discourant art floral , ça va pas etre possible...Utu , en langage Maori , signifie vengeance ! Le ton est donné , le déchainement de violence débridée se profile deja à l'horizon...Paru apres Haka , Utu en reprend tous les ingrédients et certains personnages sans pour autant en représenter une suite directe . Paul Osborne fut le second de l'emblématique Fitzgerald . Reconverti brillamment en loque humaine suralcoolisée et droguée jusqu'aux yeux apres avoir jeté l'éponge , il reprend du collier « au pays du long nuage blanc « , ne pouvant croire un seul instant au suicide de son superieur et ce , apres qu'il eut démantelé une organisation de fanatiques dirigée par le charismatique activiste , shaman de niveau 1 s'cusez du peu , Zinzan Bee dont le corps manque toujours à l'appel...Flanqué de Culhane , chargé de le surveiller comme le lait sur le feu , Osborne réintegre la Nouvelle-Zélande afin d'éclaircir ce non-sens , toujours taraudé par le fantome d'Hanna qu'il n'a jamais oublié...Ajoutez-y le vol d'une relique sacrée Maorie à élucider , saupoudrez de quelques cadavres désossés rejetés par la mer et dégustez ce Utu au fort relent d'apocalypse . Et un anti-héros , un ! Osborne seme la mort et la désolation avec un rare détachement . N'était sa touchante histoire d'amour perdu , ce type aurait tout du sale con sans foi ni loi habité par la mort et le chaos . Un flic ripoux dans un pays de ripoux , tout est raccord...Il poursuit inlassablement sa quete de justice et de vengeance , s'enfonçant toujours un peu plus dans les abysses dépravés d'une nature humaine qui n'en porte que le nom . Car la patte Férey , c'est un récit apre voire excessif au service du sociétal et de l'éthnique ! L'auteur , que l'on sent bien documenté , aime à immerger le lecteur dans un contexte de minorité opprimée , acculée , à qui il ne reste que la rebéllion légitimée par des traditions séculaires , pour s'opposer farouchement à l'oppresseur blanc dont il dresse un portrait peu flatteur ! J'ai trouvé ce récit beaucoup plus pointu , historiquement parlant , que le précédent . Férey multiplie les anecdotes Maories , tout en usant régulierement du langage tribal , ce qui en renforce l'adhésion . Autant Haka était linéaire , autant Utu est morcelé , éparpillé façon puzzle . Un récit sous forme de tableaux divers qui viennent finalement se completer pour éclairer ce gentil conte Néo-Z qui fleure bon l'enfance...perdue ! Une jeunesse dorée pourrie jusqu'à la moelle , des notables véreux , une communauté sacrifiée sur l'autel du profit et de la luxure .Ames sensibles , s'abstenir ! Déviances sexuelles , brutalité exacerbée , cadavres à la pelle , protagoniste qui , s'il n'est pas proche du coma éthylique n'est jamais bien loin de l'overdose...Catalogue non-exhaustif d'un Férey tres inspiré ! Les personnages ont de la consistance ( mention spéciale à Amélia , attachante assistante légiste énamourée ) , l'histoire tient la route .Le sentiment qui vous colle à la peau en refermant ce bouquin , c'est cette désagréable odeur de charogne et d'épuration éthnique au pays roi de l'ovalie . Un époustouflant thriller racial qui vous laissera sans voix , incapable d'entamer le moindre petit Haka , pour peu que vous en ayez encore l'envie...Utu , véritable ode à la noirceur , vibrant hommage au désespoir , fortement déconseillé par l'office du tourisme Néo-Zélandais ;)

TurnThePage
08/11/13
 

"Utu" est la suite d'"Haka" et même si l'auteur écrit que l'on peut les lire dans les deux sens, je pense qu'il est souhaitable de les lire dans l'ordre sous peine d'ôter beaucoup d'intérêt a la lecture d'Haka.Osborne est l'ancien bras doit de Fitzgerald, le policier chargé de l'enquête sur une série de meurtre particulièrement sanglant dans le premier tome" Haka". Cette affaire ayant terminé dans un bain de sang et ayant défrayé la chronique en Nouvelle Zélande, Osborne est chargé de reprendre l'affaire pour essayer d'éclairer les zones d'ombres de l'enquête.Même si le coupable a été tué, les disparitions et les meurtres continuent.Retour en Nouvelle Zélande sur les traces des maoris et de leur culture ancestrale. Caryl Ferey égal a lui même nous plonge dans un polar noir, très noir où se mêlent la mort, la drogue et le sexe et où la rédemption n'existent pas. Pas de complaisance dans cette violence crue dans laquelle Osborne se débat. Un flic pas comme les autres que ce Osborne : camé jusqu'à la moelle, il se débat avec son passé et une hiérarchie qu'il ne supporte pas. C'est avec un style très personnel qu'il essaye de remonter les fils de l'enquête pour essayer de découvrir celui ou ceux qui se cache derrière tout cela. Caryl Férey nous livre un polar a l'intrigue tendue et bien ficelée qui nous plonge dans une Nouvelle Zélande loin des images stéréotypées dans laquelle la violence est quotidienne comme dans toute société moderne. Un polar ancré dans une réalité sociale dans laquelle les maoris ont vu toutes leurs terres spoliées par les colons et dans laquelle ce peuple autochtone est devenu une minorité.Caryl Ferey l'auteur des minorités nous livre un polar très riche qui nous donne a réfléchir et qui éclaire les zones d'ombre du premier tome et lui donne encore plus d'intérêt. Une très grande réussite pour cet auteur qui nous écrit des polars qui sortent des sentiers battus et dont l'inspiration puisée dans ces voyages semble intarissable , pour notre plus grand plaisir. Ma note 8.5/10 pour ce polar violent et sombre.

Zembla
12/10/13
 

Voyage en Nouvelle Zélande assuré, toutefois, ce n'est pas un voyage touristique. Jack était policier et enfermé dans une quête personnelle de sa femme et sa fille disparues depuis de longues années. A la suite d'une longue enquête suite à une série de meurtres qui semblent rituels, celui ci se suicide. Le roman débute avec son ancien bras droit qui va réintégrer la police pour pouvoir mener sa propre enquête sur le suicide de son ancien collègue. De nouvelles disparitions ont lieux, nouveaux meurtres, l'enquête redémarre.Le suspense est haletant, l'histoire aussi dure que HAKA, mais terriblement prenante. MurielDMR

Muriel72
10/08/13
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.25 kg

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