Val de grace

SCHNECK, COLOMBE

EDITEUR : STOCK
DATE DE PARUTION : 20/08/08
LES NOTES :

à partir de
4,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Est-ce qu'on me pardonnera d'avoir été aimée à ce point ? se demande la narratrice. Est-ce qu'on lui pardonnera la chance inouïe d'avoir passé les vingt-trois premières années de sa vie au « Val de Grâce » ? Comment oublier 200 mètres carrés dans un immeuble haussmanien, rue du Val de Grâce, au coeur de la capitale ? Comment oublier les odeurs, le toucher d'un appartement dont on connaît le moindre recoin, la moindre érafl ure ? Les nombreux meubles, l'accumulation des objets, l'originalité des décors, le papier doré et argenté des murs ? Comment oublier l'enfance heureuse, préservée, qui donne droit à tout : aux confi series et à la boulangerie à compte ouvert ; à la patience de Madame Jacqueline ; aux rêves de princesse
de contes de fées ? Au Val de Grâce, tout devient beau, tout y est magique. Tout paraît éternel. Les enfants ne voient pas le manque d'argent. L'usure, le temps qui passe. On ne leur raconte pas la douloureuse histoire familiale, les parents juifs immigrés fuyant la Shoah. Mais cette histoire a son terme au bout de vingt ans. La disparition de la mère sonne la dernière fête, puis la liquidation du Val de Grâce. C'est l'enfance qui s'en va, les traces des parents, les souvenirs joyeux. Chez soi, en soi, on conserve un mini Val de Grâce, de précieuses reliques. Un jour, alors que la vie est en miettes, on comprend qu'il faut liquider Val de Grâce, le faire revivre une dernière fois pour mieux refermer la porte sur le passé.
6 personnes en parlent

Le Val de Grâce, c’est d’abord le nom d’un quartier associé au riche appartement Parisien où la narratrice a passé son enfance. Une enfance heureuse sans règle ou limite. Le bonheur coulait à flot car rien n’était trop beau ou trop cher. Mais, il y a eu la maladie puis le décès de sa mère et la vente de Val de Grâce.Ce livre est une avalanche de souvenirs liés à cet appartement. La narratrice y raconte son enfance dorée coupée du monde réel. Une vie comme dans un rêve , petite fille privilégiée... mais j’ai fait une overdose de doré. Ses parents protecteurs ont choisi de cacher derrière un rideau de paillettes, l’exil et l’atrocité des guerres qu‘ils ont connu. Offrir le mieux, l’inimaginable à leurs enfants et y enfouir leurs propre douleurs. Les souvenirs y sont évoqués par les sensations : le toucher, le goût, les odeurs liés le plus souvent meubles et aux bibelots. Là, où ce livre est sans strass c’est quand elle aborde le cancer de sa mère. Je suis restée hermétique car j'ai été dérangée par toute cette démesure. Et, la sensation que les sentiments profonds étaient occultés par tout ce faste synonyme de beaux souvenirs achetés par l’argent...Malgré l’écriture ciselée, je n’ai pas été sensible à ce récit… http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
22/11/10
 

Je connais et apprécie Colombe Schneck pour ses émissions télé et radio (J'ai mes sources, sur France Inter). Je savais qu'elle avait écrit un bouquin, et finalement je m'aperçois qu'elle en est à son troisième. Dans Val de Grâce, elle revient sur son enfance dans un appartement, quartier Val de Grâce à Paris. Le déclencheur ? La maladie de sa mère qui l'entraîne vers une mort rapide certaine. Une enfance très libre, des parents aux principes d'éducation particuliers : à vrai dire aucun principe si ce n'est celui d'accéder aux désirs de leurs enfants. Enfants qui ainsi ne réalisent pas le manque d'argent qui se fait jour, la douloureuse histoire familiale (famille juive déportée pendant la guerre). De cet appartement, Colombe Schneck décrit les pièces, les meubles, les objets ; ils ont tous une histoire ou s'ils n'en ont pas a priori, la jeune Colombe les invente (cf. la jolie histoire qu'elle s'invente pour relier tous les tableaux accrochés au mur, qui indépendemment les uns des autres n'ont aucune valeur). Son style accrocheur, phrases courtes, hachées, répétitives donne une âme aux objets : le canapé vieux rose, les rideaux qui tombent presque en lambeaux, les meubles de boulangerie, ... On sent beaucoup de nostalgie pour cette enfance dont tout enfant rêverait, une certaine culpabilité de n'avoir pas pu accompagner sa maman dans ses derniers moments et beaucoup de fragilité chez cette jeune (adjectif inévitable, nous sommes de la même année !) femme journaliste-écrivaine, auteure d'un livre très sensible.

Lyvres
25/03/14
 

Un joli inventaire de souvenirs d'une enfance heureuse, dans la lecture duquel on se laisse facilement emporté : ce sont des sensations enfantines délicieuses qui défilent, mais qui peuvent un peu lasser... Il faut se laisser guider quand même ! laurence

laurence
28/09/11
 

Au moment où meurt sa mère, l'auteur se souvient de son enfance choyée et dorée dans un somptueux appartement donnant sur l'hôpital du Val-de-Grâce.L'ensemble est assez décousu et doté d'une écriture minimaliste ; reste que la nostalgie est bien agréable ...

Globx8
01/11/10
 

Inventaire Un joli inventaire de souvenirs d'une enfance heureuse, dans la lecture duquel on se laisse facilement emporté : ce sont des sensations enfantines délicieuses qui défilent, mais qui peuvent un peu lasser... Il faut se laisser guider quand même !

C'est d'abord une adresse, puis un paradis perdu, celui de l'enfance dorée qu'on quitte avec la mort de la mère. C'est le Val de Grâce, un appartement situé dans le cinquième arrondissement, un lieu magique et anarchique, où les enfants faisaient la loi. Le livre naît d'un oubli, celui de la narratrice qui a effacé les vingt-trois années féériques passées dans cette bulle coupée du monde. Elle se livre alors à un récit de confidences pudiques, émouvantes, drôles et attachantes. Pleinement consciente d'avoir appartenu à un rêve, elle reconnaît la part des mystères de Val de Grâce, où sa famille cherchait à servir du bonheur sur plateau et à camoufler les chagrins. On découvre que cette enfance pleine de fantaisie et d'exubérance a été une vengeance personnelle des parents - réfugiés pendant la guerre - qui ont ainsi cherché à se construire des souvenirs, pour mieux oublier les leurs.Ce roman, touché par la grâce, vous berce par sa simplicité, son trop-plein d'amour jamais mièvre, sa sensibilité et sa nostalgie vivifiante. Tout est charmant.

Clarabel
20/02/09

Format

  • Hauteur : 21.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.22 kg

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