Valdingue

CARTER, NATALIE

livre valdingue
EDITEUR : ROBERT LAFFONT
DATE DE PARUTION : 07/07/06
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17,50 €

SYNOPSIS :

Trois personnages qui ne s'étaient jamais rencontrés racontent, successivement, ce qui leur arrive durant deux jours. Antonin, le môme, a treize ans. Il s'est enfui de la ferme après y avoir mis le feu. Il n'a jamais connu ses parents. Il a la haine et il fugue, droit devant lui. Une femme qui fuit Paris le recueille dans sa voiture, elle transfère sur lui l'amour qu'elle avait pour son fils du même âge. Ils partent dans une maison au bord de l'océan. Dans les dunes, au-dessus de la maison, il y a Jean qui suit la femme depuis son départ. Il la surveille car elle est fragile. Il est l'amant de sa fille. Mais il désire la mère et va tenter d'assouvir son désir. Antonin n'hésite pas à le tuer... Un roman policier et un drame antique. Il y a plusieurs faits divers qui s'enchaînent, la violence qui répond
à la violence, les lois qui ont disparu, et la mort. Un commissaire de police entre en scène. L'action est décrite à trois voix : le môme, le type, la fille. Chacun prend successivement la parole, décrit le présent et évoque son propre passé. Les destins complets sont installés et s'enchevêtrent en quelques heures, mus par les plus fortes pulsions : la passion, le manque, la culpabilité, le désespoir. Une histoire drue, parcourue par un seul thème obsédant, l'amour maternel. Un roman court, rude, qui laisse le lecteur un peu chancelant. Le style, les mots sont précis, parfois crus, les scènes sont sans décor, seul l'essentiel est dit, l'écriture qui ne prend pas de gants, l'absence de chapitres, seulement des blancs qui ponctuent l'action. On ne respire pas, on en prend plein la figure.
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Un môme de 13 ans met le feu dans la maison de son grand-père et prend aussitôt la fuite, abandonnant le corps calciné de celui qui l'avait élevé depuis la mort de sa mère, noyée peu après sa naissance. Dit-il, car Antonin vient de recevoir une lettre d'Amérique qui a complètement chamboulé le garçon. Il pète les plombs et part le plus loin possible. Sur son chemin, il croise une femme qui l'appelle Alexandre, elle l'héberge dans une maison sur la plage, près de l'océan. Cette femme, Eve Beauchamps, porte un imperméable beige et n'a plus le goût à vivre non plus. Elle est également en fuite, le souvenir de son garçon semblant la rattraper plus vite qu'elle ne le pensait. Car survient le type, Jean, qui épie ce couple étrange et adresse ses rapports à une fille, qu'il décide de larguer sur un coup de tête, trop las, dit-il, d'être « un coucou velléitaire, élégamment désespéré, dont le principal talent consiste à dégotter des nids douillets où il peut bichonner avec complaisance son incapacité d'écrire » ! Drame en quatre actes, ainsi se résume « Valdingue », premier roman de Natalie Carter, scénariste pour le cinéma et la télévision. On lui doit, par conséquence, une manie pointilleuse à détailler en séquences hachées les scènes de son histoire, qui s'étoffe au fil des pages, suivant l'avancée du roman, qui dévoile page après page son intrigue et les dessous cachés du pourquoi le môme a-t-il tout brûlé, que disait sa lettre d'Amérique, que fuit Eve Beauchamps, qu'espère Jean et que sait vraiment la fille, à la fin de ce témoignage ? Le môme, le type et la fille sont les principaux pôles du roman, autour desquels va s'écrire « Valdingue ». C'est à la fois prenant, pesant et étouffant. Le môme, en ce qui concerne son chapitre, est un gamin violent et détestable, le lecteur devra surmonter son antipathie pour poursuivre sa lecture. Car « Valdingue » est un roman qui mérite le coup d'oeil, pas très long à lire, seulement 140 pages, et une histoire à la fois violente et tragique.

Clarabel
23/02/09

Format

  • Hauteur : 21.70 cm
  • Largeur : 13.70 cm
  • Poids : 0.19 kg

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